« Grisha, la trilogie »

Auteur: Leigh Bardugo

Genre : Fantasy 

Date de parution : 02/01/2020, 24/06/2020 et 25/11/2020

Maison d’édition : Le livre de poche jeunesse

Nombre de pages : 352, 448 et 400

Prix : 8,25€ (prix Belgique)

Trilogie Grisha: t1 les orphelins du royaume – t2 le dragon de glace – t3 l’oiseau de feu

Bonjour à tous, me voici avec la chronique d’une trilogie super connue mais que j’ai découverte il n’y a pas longtemps, il s’agit de la saga Grisha.

Pour tout dire, je ne m’y étais pas vraiment intéressée avant la sortie de la série Netflix. Et comme d’habitude, je préfère lire les romans avant pour ne pas avoir une image imposée des personnages et des lieux. C’est donc chose faite avec cette trilogie sympa et efficace, mais qui manque un peu de complexité et d’approfondissement de l’univers.

Résumé du tome 1 « Les orphelins du royaume » :

« OMBRE. GUERRE. CHAOS. Un royaume envahi par les ténèbres. Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal. Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold. Parmi eux : Alina Starkov. ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU. L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir. L’Invocatrice de lumière. »

Ce premier tome était une chouette surprise mais, pour être honnête, il s’agit d’un roman fantasy très « basique ».

En effet, une orpheline que personne ne remarque qui devient l’élue pour sauver son monde mais qui doit tout apprendre avant d’y parvenir, c’est du vu et revu.

Hormis cela, j’ai particulièrement bien aimé l’univers qui évoque la Russie impériale ainsi que l’idée de départ avec le Fold qui sépare le pays en deux et entraîne des difficultés de défense.

Les personnages d’Alina et de Mal étaient attachants, bien qu’un peu convenus et clichés. On s’intéresse réellement au sort d’Alina après la découverte de son pouvoir et son transfert au Little Palace. J’ai également apprécié Genya, car elle se démarque des autres Grisha.

L’idée des Grisha qui maitrisent les éléments m’a également séduite. Chacun apporte ses pouvoirs pour aider le royaume à lutter contre le Fold et ses créatures ainsi que sur les envahisseurs extérieurs.

J’ai bien aimé tout le folklore et l’histoire imaginée de Ravka et des pays alentours mais je trouvais qu’ils n’étaient pas assez exploités, du moins dans ce premier tome.

Car c’est une des choses qui m’a un peu déçue à la lecture de ce roman.  Je trouve que l’histoire est un peu expédiée et l’univers trop peu exploité par rapport à la partie au Little Palace et sur les états d’âmes d’Alina envers Mal et le Darkling.

Ce qui m’a également un peu dérangée, c’est le manque de finesse et de surprise. En effet, il n’était pas compliqué de deviner qui est le méchant de l’histoire car c’est aussi clair que le nez au milieu du visage.

Malgré tout, il s’agit d’un roman de fantasy ado efficace, avec un univers intéressant et des personnages principaux plutôt attachants, ce qui m’a donné envie de continuer ma lecture.

Résume du tome 2 « Le dragon de glace » :

« Un pays déchiré par la guerre civile. Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs. Un corsaire flamboyant et mystérieux. Un soldat renégat, en proie aux doutes ; une menace grandissante. Un danger imminent. Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière. »

J’ai nettement préféré ce tome au premier car il y a beaucoup plus d’action du fait de la quête qu’ont entrepris Alina et Mal afin de rechercher les amplificateurs.

J’ai également beaucoup apprécié l’apparition d’un nouveau personnage, le mystérieux corsaire Sturmhond ! C’est un de mes chouchous de la saga ! Il est drôle, charmeur mais également très doué pour le combat et la stratégie.

Le fait d’en apprendre plus sur les légendes « Ravkaïenne » m’a également plu car c’est après tout un des éléments centraux de la saga.

Par contre, les petits jeux de « je t’aime moi non plus » d’Alina et Mal m’ont énervés. De plus, je trouve que le couple ne matche pas vraiment et j’ai du mal à accrocher à leur romance, ce qui est dommage.

J’ai également regretté l’absence du Darkling durant une grande partie du roman car c’est un des personnages charismatiques du livre qui donne un peu plus de saveur à cette histoire.

La fin m’a par contre assez surprise et donné envie d’enchaîner sur le dernier tome.

Résumé du tome 3 : « l’oiseau de feu ».

« Imposture. Manipulation. Traque.
Un royaume au bord du chaos. Un tyran sur un trône d’ombre. Une sainte sans pouvoirs. Sans alliés. Sans armée. Le combat final de la lumière contre les ténèbres.
Loyauté. Amour. Renaissance.
Le salut de Ravka mérite-t-il tous les sacrifices ? Seule l’Invocatrice de lumière en décidera. »

Ce tome, qui clôture la trilogie Grisha, est sur la même lignée que le deuxième, avec beaucoup plus d’actions et des révélations sur Alina, Mal et le Darkling.

Il y a pas mal d’action (et beaucoup de morts) ce qui fait que ce tome ne semble pas tirer en longueur comme ce fût le cas du premier roman.

La fin est satisfaisante bien qu’assez convenue. L’élue qui semble sur le point de perdre face au grand méchant mais qui s’en sort au dernier moment, c’est du vu et revu. De même que le rôle de Mal, qui était assez prévisible.

Par contre j’ai bien aimé les personnages secondaires comme Genya, Sturmhond (mon chouchou) et Zoya.

Je trouve, en refermant le dernier roman, qu’il clôt bien cette trilogie. En effet, tout n’est pas rose et il faut reconstruire et réunir Ravka. J’ai également bien aimé la fin pour Alina, qui a enfin la vie qu’elle mérite.

En clair, cette trilogie Grisha est pas mal du tout mais trop convenue et basique. On sent bien qu’il s’agit d’une histoire pour adolescents et donc les personnages sont assez caricaturaux et l’intrigue fort linéaire et simpliste. 

Cependant,  l’univers est très intéressant et change des mondes fantasy habituels en s’inspirant de la Russie impériale. 

De même, j’ai beaucoup aimé les différentes castes de Grisha ainsi que  la mythologie Ravkaïenne même si j’aurais préféré que ce soit plus développé par rapport à d’autres aspects du roman (je pense notamment à la romance qui est par moment assez gonflante, il faut bien le dire).

J’ai donc refermé cette trilogie assez satisfaite et avec l’envie de découvrir la duologie six of crows, dans le même univers et qui est plus mature (et que j’ai préférée, mais ce sera le sujet d’une autre chronique).

premières de couverture de la trilogie Grisha

« La chronique des Bridgerton – intégrale 4 (tomes 7 & 8) »

Auteur : Julia Quinn

Genre : Romance – Drame – Érotique – Historique  

Date de parution : 07/07/2021

Maison d’édition : J’ai lu

Nombre de pages : 768 pages

Prix : 15,90€ (Prix Belgique)

Première de couverture de l’intégrale 4 (tome 7 et 8) de « La chronique des Bridgerton ».

Me voici avec un article sur la fin des péripéties amoureuses de la grande fratrie Bridgerton !

Voici le résumé : « Les jeunes gens ne se bousculent pas pour demander la main de Hyacinthe, la cadette des Bridgerton, trop fine mouche, trop sincère. Certes, mieux vaut être seule que mal accompagnée, il n’empêche qu’elle commence à se demander si elle ne va pas finir vieille fille. Et ce n’est pas la rencontre avec Gareth Saint-Clair, aristocrate à la réputation sulfureuse, qui risque d’y changer quoi que ce soit. Encore que… La découverte d’un journal intime en italien qu’elle se propose de lui traduire pourrait bien jouer un rôle inattendu. Contrairement à la plupart de ses congénères, Gregory, le benjamin des Bridgerton, ne vit que dans l’attente du « grand amour ». Il croit l’avoir trouvé en la personne de lady Hermione Watson, éblouissante beauté dont, hélas, le coeur est déjà pris. Qu’à cela ne tienne, Gregory va accepter l’aide de Lucinda Abertnathy, la meilleure amie de l’angélique Hermione, pour parvenir à ses fins. »

Après l’intégrale 3 en demi-teinte, j’avais une petite appréhension de découvrir les deux plus jeunes Bridgerton (surtout Grégory car nous n’en apprenons pas beaucoup sur lui durant les différents tome).

Et bien j’ai eu tort car je pense que c’est mon intégral préféré de tous !

J’ai particulièrement adoré le personnage de Hyacinthe ! Elle est drôle, impertinente, n’a pas froid aux yeux et est une vraie tête de mule qui fera tout pour arriver à ses fins.

Je pense que c’est mon personnage préféré de tous les Bridgerton (peut-être car son caractère me ressemble énormément) !

Son histoire m’a beaucoup fait rire et sa relation avec Lady Danbury est vraiment adorable. Leurs conversations et les piques qu’elles se lancent avec affection sont un vrai régal. 

Et puis le fil conducteur de la traduction du journal donnait un petit côté aventureux qui manquait aux autres. 

L’histoire de Grégory m’a un peu moins touchée mais j’ai beaucoup apprécié son côté romantique envers et contre tout. Cela change des autres mâles Bridgerton qui ont parfois eu des comportements limite limite (le côté colérique de Colin, le harcèlement de Benedict…)

Et puis que ça fait du bien de lire des histoires légères où tout finira bien ! En ces périodes de pandémie, de crise de l’énergie et dans un monde où l’agressivité et l’égoïsme prédominent, pouvoir se poser avec une lecture cocooning pleine de bons sentiments fait vraiment du bien au moral.

Par contre, lorsque j’ai fermé la dernière page du livre, j’ai eu un petit pincement au cœur en pensant que je ne retrouverais plus les aventures de cette famille adorable. Je ne pensais pas que je ressentirais cela et que je m’attacherais autant à l’histoire des Bridgerton. Mais on me signale qu’il y a un nouveau tome qui nous donne de leurs nouvelles des années plus tard… Il me tarde de le découvrir pour prolonger le plaisir et la sensation bien-être que me procurent ces lectures.

Avant de clôturer mon avis sur ce tome, je tenais à vous partager mon expérience vraiment positive avec la maison d’édition « J’ai Lu ».

J’ai commandé le livre sur un site bien connu et lancée dans ma lecture, je me rends compte qu’il me manque une quarantaine de pages qui ont été remplacées par des pages que j’avais déjà lues. Déçue et un peu énervée, je contacte sur Facebook la maison d’édition expliquant la situation et avec une vidéo pour prouver mes dires. La maison d’édition m’a de suite envoyé un nouveau livre que j’ai reçu une dizaine de jours plus tard. Superbe geste qui m’a donné envie de lire encore des livres de cette ME.

En clair, il s’agit de mon tome préféré des Bridgerton ! C’est toujours une lecture aussi plaisante, légère et réconfortante qui permet de passer un bon moment sans prise de tête qui permet de dire au revoir à cette famille haut en couleur ! Et mention spéciale à Hyacinthe, mon alter ego littéraire.

Quatrième de couverture de l’intégrale 4 (tome 7 et 8) de « La chronique des Bridgerton ».

« La chronique des Bridgerton – intégrale 3 (tomes 5 & 6) »

Auteur : Julia Quinn

Genre : Romance – Drame – Érotique – Historique  

Date de parution : 19/05/2021

Maison d’édition : J’ai lu

Nombre de pages : 768 pages

Prix : 15,90€ (Prix Belgique)

Première de couverture de « La chronique des Bridgerton 5&6 ».

Me revoici avec un nouvel article sur la suite des aventures amoureuses des enfants Bridgerton !

Ce volume, réunissant les tomes 5 et 6, est exclusivement féminin car il conte les histoires d’Eloïse et de Francesca.

Voici le synopsis présent sur la quatrième de couverture : « Depuis que sa meilleure amie, Pénélope Featherington, a convolé en justes noces, Éloïse, la rebelle de la fratrie Bridgerton, s’interroge : les commères n’auraient-elles pas raison de prétendre qu’elle ne trouvera pas de mari ? 

Oh, elle en a reçu des propositions au fil des ans ! Elle les a toutes refusées, sous prétexte que ses prétendants n’étaient pas… parfaits. Une exigence ridicule, bien sûr. 

Inquiète à l’idée qu’il ne soit déjà trop tard, Éloïse reçoit à point nommé une invitation de la part de sir Phillip Crane, un veuf avec qui elle entretient une relation épistolaire. La proposition est d’autant plus audacieuse qu’il envisagerait de se remarier… 

Sans en souffler mot à quiconque, elle décide de se rendre chez cet homme qu’elle n’a jamais rencontré.

De son côté, sa soeur Francesca file le parfait amour avec son mari, le comte de Kilmartin, dans leur château en Écosse. Elle n’imagine pas qu’un événement inconcevable va bouleverser le cours de sa vie, pour le pire et pour le meilleur. »

Après avoir lu les 4 premières histoires, j’avais peur de me lasser et que cela ne devienne répétitif mais ce volume surprend de nouveau car il raconte le deuil de son conjoint vécu par un personnage masculin pour le roman d’Eloïse et féminin pour le roman de Francesca.

J’ai assez bien apprécié le roman d’Eloïse, même si j’ai été assez surprise du point de vue adopté durant l’histoire. En effet, j’ai plus eu l’impression de découvrir l’histoire de Sir Phillip que celle d’Eloïse car il y avait plus de chapitres qui lui étaient consacrés.

J’ai en revanche beaucoup apprécié découvrir Eloïse plus en profondeur car c’est un de mes personnages préféré (que ce soit dans les livres ou la série) et je peux dire que je n’ai pas été déçue. Elle est drôle, trop bavarde et a un cœur en or.

La relation qu’elle construit avec Sir Phillip et son départ sur un coup de tête pour le rencontrer étaient amusants à suivre. De plus, j’ai aimé la manière qu’elle a eu « d’apprivoiser » Sir Phillip, qui est assez taciturne, peu sûr de lui concernant l’éducation de ses enfants et est plus à l’aise avec les plantes que les autres humains.

Je trouve que ce roman représente parfaitement l’expression « les opposés s’attirent ».

Le seul point qui m’a un peu déçu a été l’union « forcée », car j’ai l’impression que c’est la manière dont vont être mariées toutes les filles Bridgerton alors qu’elles ne sont pas encore sûres à 100% de leurs sentiments… J’aurais aimé qu’Eloïse puisse prendre sa décision d’elle-même.

Concernant le roman sur Francesca, je ne savais pas trop à quoi m’attendre car c’est un personnage dont on a peu parlé, que ce soit dans les livres ou la série télé… Pourtant j’ai beaucoup aimé ce tome !

Après seulement quelques années de mariage, Francesca devient veuve, sans héritier et va envisager de se remarier après 3 années de veuvage.

Le titre est revenu au cousin de son époux, qui est fou amoureux d’elle depuis qu’il a rencontré la jeune fille pour la première fois. Honteux de ses sentiments, il part pour un très long voyage après la mort de son cousin.

Le destin le fait revenir à Londres juste au moment où Francesca envisage un remariage.

Commence alors un flirt que tous les deux considèrent comme immoral et tentent de réfréner. 

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce tome, c’est de voir comment était vécu le veuvage pour les femmes à cette époque et la plus grande difficulté d’un remariage par rapport à un veuf.

J’ai également beaucoup aimé le fait que les deux protagonistes refrènent leurs sentiments car ils éprouvent tous deux un très grand amour pour le comte décédé, ne voulant commettre un acte « immoral » qui pourrait salir sa mémoire.

Ce que j’ai aussi fortement apprécié, c’est que le personnage de Francesca connaît l’intimité conjugale et donc, lors des scènes érotiques, sache ce qu’elle veut et n’hésite pas à prendre le contrôle du rapport. Cela change des autres tomes où les jeunes filles découvrent tout et donc se laissent beaucoup plus guider par leurs époux.

Lors de ce tome, j’ai également versé une petite larme à la fin, quand Francesca prend la décision de s’unir à Michael et se rend sur la tombe de son défunt mari afin de lui expliquer sa décision. Je me suis mise à sa place et j’ai imaginé comme cela devait être difficile pour elle d’aimer un autre homme alors qu’elle a profondément aimé (et aime toujours) son premier mari.

Le seul petit bémol est encore et toujours la présence de coquilles, mais elles sont moins nombreuses que dans le volume précédent (Benedict et Colin), qui en était scandaleusement truffé !

En bref, ces deux tomes des filles Bridgerton m’ont beaucoup plus (surtout celui de Francesca) et Julia Quinn à l’intelligence de toujours se renouveler afin de proposer des histoires qui surprennent le lecteur. J’adore vraiment me plonger dans les romances de cet univers et il me tarde de découvrir les aventures des deux derniers Bridgerton, Grégory et Hyacinthe !

Quatrième de couverture de « La chronique des Bridgerton 5&6 ».

« Un palais de glace et de lumière »

Auteur : Sarah J. Maas

Genre : Fantasy – romance

Date de parution : 03/10/2019

Maison d’édition : La Martinière jeunesse – fiction

Nombre de pages : 336 pages

Prix : 15€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Un palais de glace et de lumière ».

Me voici avec la chronique du 4ème tome de la série ACOTAR, qui est en réalité un tome 3,5 qui permet d’amorcer la nouvelle trilogie.

Petit résumé : « Depuis la fin de la guerre qui a ébranlé Prythian, Feyre, Rhysand et leurs fidèles amis s’attachent à reconstruire la Cour de la Nuit.
Mais si le solstice d’hiver apporte une période de repos bien mérité, il semble que l’atmosphère festive ne parvienne pas à chasser les fantômes du passé…
Alors que le cœur de Feyre guérit peu à peu, ses sœurs et ses amis dissimulent des blessures encore profondes.
Et si le temps des batailles est bien révolu, les tensions perdurent et menacent une paix encore fragile.
Les cicatrices et les rancunes accumulées jadis auront-elles raison du fragile équilibre de ce nouveau monde ? « 

Bon je vais être honnête avec vous… Ce tome, je l’ai trouvé inutile et j’aurais pu m’en passer ! Il était sympathique (passable?) à lire et je pense qu’il ravira les fans de la saga mais l’ayant appréciée sans plus, je trouve ce roman assez dispensable (comme les épisodes de Noël dans les séries télévisées hum).

En gros, on retrouve Feyre, Rhysand et les autres à Velaris à l’approche du solstice d’hiver (comprenez Noël) et qui se questionnent sur leur vie actuelle après la grande bataille contre Hybern.

Entre les rancœurs, les emplettes pour les cadeaux et les retrouvailles pour la célébration… Il ne se passe pas grand-chose !

Ce tome sert en réalité d’amorce pour la nouvelle trilogie qui se centrera sur le personnage de Nesta (et je suppose également de Cassian). En effet, on en apprend beaucoup plus sur ces deux personnages lors de ce tome.

Par contre, un point qui m’a prodigieusement énervée (et il va y avoir un spoiler donc si vous ne voulez pas le savoir, passez cette partie) est le cadeau qu’à prévu Feyre à Rhysand.

Alors que ça fait un peu plus d’un an qu’elle est devenue immortelle, et qu’elle a des milliers d’années aux côtés de Rhysand. Elle veut lui offrir d’avoir un bébé ensemble… Alors que dans le tome précédent, elle précisait bien qu’elle voulait prendre son temps pour profiter de son nouveau statut auprès de Rhysand!

Donc, encore une fois, le but d’une femme est de se caser, se marier et d’enchaîner à avoir des enfants sans prendre le temps de s’épanouir et de se réaliser comme une personne à part entière (surtout qu’ici on ne peut pas dire qu’elle sera limitée dans le temps comme une simple humaine).

Attention, je ne suis pas contre cette idée de bébé… Mais pas comme ça ! Pas aussi rapidement surtout après l’avis émis à ce sujet dans le tome précédent et surtout pas avec l’image et le statut qu’est donné à la femme dans cette saga ! J’aurais aimé avoir un personnage féminin fort sans pour autant tomber dans les clichés que nous imposent notre société (et je le vis régulièrement tous les jours… Sans doute pour cela que ça m’a autant gonflé ahah).

Autre truc qui m’exaspère un peu (enfin plutôt beaucoup), ce sont tous les passages «hots » inutiles et gênants et qui en plus te font comprendre que si tu ne couches pas tous le jours quand t’es en couple, c’est forcément parce que tu es crevé ou autre… Alors non, être en couple ne rime pas avec rapport quotidien et on a le droit de refuser sans avoir un prétexte. Cette vision de la relation de couple et « du devoir conjugual » (qui, je le rappelle, n’existe plus) me fait hérisser le poil et me fait peur (bah oui des ados lisent ça et vont s’y identifier… Vous les sentez les relents de société patriarcale et de masculinité toxique « toussa toussa »?)

En bref, il s’agit un tome passable qui sert uniquement de lien pour la nouvelle trilogie et qui, encore une fois, nous ressert les sempiternels clichés sur les femmes qui, pour être épanouies et des vraies femmes, doivent forcément passer par la case « mariage-maternité ». De plus, je ne pense pas que je continuerai la suite d’ACOTAR car je n’accroche pas assez pour me replonger dans une nouvelle aventure (surtout si les clichés vomitifs et plus qu’arriérés sur les relations hommes/femmes sont toujours aussi présents).

Quatrième de couverture de « un palais de glace et de lumière ».

« Un palais de cendres et de ruines »

Première de couverture de « Un palais de cendres et de ruines ».

Auteur : Sarah J. Maas

Genre : Fantasy – romance

Date de parution : 07/02/2019

Maison d’édition : La Martinière jeunesse – fiction

Nombre de pages : 736 pages

Prix : 21,90€ (prix Belgique)

Me voici avec la chronique du 3ème tome de la série ACOTAR.

Avant de donner mon avis sur ce 3ème roman, voici le synopsis :

« Devenue Grande Dame de la Cour de la Nuit, Feyre a offert son cœur à Rhysand.

Après la trahison de Tamlin, pourtant, la jeune femme n’a eu d’autre choix que de suivre celui-ci à la Cour du Printemps, qu’elle considérait autrefois comme sa maison. Mais Feyre n’a qu’une idée en tête : découvrir ce que manigance Tamlin, qui s’est rangé aux côtés du roi d’Hybern, et rentrer au plus vite à la Cour de la Nuit.

Car la guerre contre Hybern est imminente, et Feyre et Rhysand doivent à tout prix rallier les Grands Seigneurs à leur cause… »

Alors alors… Après mon assez grande déception du tome 1 et mon appréciation du tome 2, je craignais retomber dans les travers du tome 1 après la révélation de fin dans « un palais de colère et de brume » concernant les sœurs de Feyre.

Cependant, l’histoire continue bien sur sa lancée dans la guerre entre Prythian et le royaume mortel contre Hybern. 

Il y a notamment plusieurs scènes de batailles assez bien menées et toute la stratégie mise en place avant la grande bataille finale est assez plaisante à suivre.

L’auteure continue également à bien développer son univers et l’histoire de celui-ci, ce qui est agréable et rend le monde dans lequel Feyre évolue cohérent.

Malheureusement, tout n’est pas encore rose dans ce troisième opus qui clôt la trilogie centrée sur le personnage de Feyre.

Les relations entre Feyre, Tamlin et Rhysand sont archi prévisibles et n’apportent aucun piment dans l’histoire. On a compris que l’auteure voulait qu’on déteste Tamlin l’égoïste et qu’on adule Rhysand l’amant parfait (alors qu’honnêtement, il en devient fade tellement il est parfait). J’aurais aimé que les personnages aient un peu plus de relief car personne n’est tout bon ou tout mauvais.

Il en va de même pour Feyre qui reprend ses travers du tome 1 en faisant ce qui lui paraît juste et n’en fait qu’à sa tête, ce qui créera plus de difficultés que de bienfaits. Mais ici elle reconnaît enfin ses erreurs et fait en sorte de les réparer.

J’ai par contre vraiment, mais vraiment pas aimé la transformation des sœurs de Feyre en faes ! Et en plus de donner à l’une d’elle une âme sœur en la personne de Lucien ! J’ai bien compris que c’était dans le but d’amorcer une nouvelle trilogie centrée sur Nesta mais je n’ai vraiment pas adhéré à ce parti pris.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié découvrir les seigneurs des autres Cours, avec chacun une personnalité plaisante ou non.

J’ai également aimé de découvrir plus en profondeur Azriel qui se montre protecteur avec Elain, la sœur de Feyre.

Mais mon coup de cœur va définitivement pour Amren ! J’aime cette Fae malgré elle qui se montre acariâtre mais qui cache en réalité un cœur d’or !

La fin du roman, lors de la bataille finale ne m’a pas déçue et j’ai été assez contente du dénouement que prend cette première trilogie d’Acotar.

Par contre, je suis sceptique quant à la prochaine trilogie qui à mon avis se portera sur Nesta. Ayant apprécié la saga mais sans plus, elle aurait très bien pu s’arrêter là sans que je ne sois triste de ne pas avoir de suite. Je crains que ça ne tire trop en longueur et ne devienne lassant. C’est pourquoi je ne sais pas si je me lancerai dans la suite… D’autant plus que le quatrième tome que j’ai lu directement après m’a paru assez inutile (comme les épisodes de Noël dans une série).

En bref, je referme ce troisième tome d’Acotar satisfaite mais pas émerveillée. J’ai aimé découvrir l’univers et l’histoire de Prythian, j’ai apprécié certains personnages mais les nombreux points négatifs que j’ai pu trouver tout au long de la saga m’ont trop dérangés pour que je puisse dire que j’ai vraiment apprécié cette aventure.  

Quatrième de couverture de « Un palais de cendres et de ruines » avec le synopsis.

« Un palais de colère et de brume »

Auteur : Sarah J. Maas

Genre : Fantasy – romance

Date de parution : 08/02/2018

Maison d’édition : La Martinière jeunesse – fiction

Nombre de pages : 720 pages

Prix : 21,90€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Un palais de colère et de brume ».

Me voici avec la chronique du 2ème tome de la série ACOTAR.

Après avoir été mitigée (voire très mitigée) suite à la lecture du premier tome, je me suis laissé malgré tout tenter par le deuxième tome et j’ai bien fait car il est nettement meilleur que le premier roman.

Nous retrouvons Feyre et Tamlin à la suite des épreuves passées sous la montagne. Ils ont du mal à s’en remettre et Tamlin devient excessivement protecteur avec Feyre, l’empêchant de sortir du palais et d’apprivoiser ses nouveaux pouvoirs. Cette dernière se laisse alors dépérir. De plus, Tamlin se fait conseiller par une prêtresse, Ianthe, qui semble nourrir des desseins personnels et pas pour le bien de la Cour du printemps.

Alors que le jour du mariage de Feyre et Tamlin arrive, cette dernière ne veut plus s’unir au grand Fae et est secourue in extremis par Rhysand, qui vient la chercher pour honorer le marché qu’il a conclu avec la jeune femme, à savoir qu’elle devra passer une semaine par mois dans sa Cour.

Feyre doit alors suivre Rhysand et cette dernière se rendra vite compte qu’il n’est pas aussi horrible qu’il le laissait penser et que Tamlin n’est pas aussi innocent et honnête qu’il ne le laisse paraître.

Feyre apprendra alors à maitriser ses nouveaux pouvoirs et se fera de nouveaux amis à la Cour de la nuit.

Elle apprendra également que la guerre contre Hybern est imminente et fera tout pour empêcher l’ennemi de l’emporter.

Clairement, ce tome est nettement meilleur que le premier grâce à certains points !

Feyre devient enfin moins chi… casse-pieds mais aussi moins co… bête! Elle commence à se rendre compte qu’il se passe des choses graves et qu’elle doit unir ses forces avec les autres immortels afin d’affronter les troupes d’Hybern. Heureusement car si elle avait continué sur sa lancée je pense que j’aurais définitivement abandonné ma lecture.

L’histoire et l’intrigue est beaucoup mieux construite, même si certains aspects de l’histoire sont encore assez téléphonés (je pense notamment au fait que Feyre va tomber sous le charme de Rhysand).

Le monde des immortels est beaucoup plus exploité et les intrigues et complots sont plus mis en avant que les romances qui ont tendance à vite m’agacer (même si les nombreuses scènes de sexe m’ont dérangées). J’ai adoré découvrir en même temps que Feyre l’étendue de Prythian, la magie dont le pays recèle et la mythologie sur lequel est basé celui-ci. 

Les personnages secondaires comme Cassian, Azriel, Mor et Amren apportent du peps et de l’humour à l’histoire. Je les apprécie beaucoup avec un petit coup de cœur pour Amren.

J’ai également aimé découvrir les nouveaux pouvoirs de Feyre et son apprentissage pour les maitriser.

En revanche, je n’ai vraiment pas apprécié les scènes de cul et les réflexions salaces et vulgaires que les personnages s’envoient. Ça n’apporte absolument rien à l’histoire et m’a mis plus d’une fois mal à l’aise (je pense entre autre à la scène ou Feyre se fait passer pour la catin de Rhysand lors de leur visite à la Cour des cauchemars). Je comprends bien que les scènes de sexe sont là pour attirer un certain publique mais c’est bien quelque chose qui a tendance à m’ennuyer quand je lis un roman qui n’a pas comme thème principal la romance (surtout quand elles sont aussi nombreuses et détaillées).

De plus, je trouve que l’on donne beaucoup trop d’importance à Feyre ! La voilà seulement immortelle depuis quelques mois et elle est déjà en train de décider de stratégies pour vaincre le royaume d’Hybern par rapport à des immortels vivants depuis des siècles… Je n’ai pas toujours trouvé cela très cohérent et logique. De même, elle maitrise quand même assez rapidement ses pouvoirs et les techniques de combat alors qu’on précise bien que pour les autres, il leur a fallu toute une vie d’entrainement…

Quant à la romance entre Feyre et Rhysand… Depuis la fin du tome 1 je me suis doutée qu’ils finiraient ensemble mais qu’est-ce que ça a pu être long avant qu’elle ne se l’avoue ! C’est bien quelque chose qui m’a énervée une bonne partie du roman. J’ai l’impression que l’auteure apprécie de tourner autour du pot mais à partir d’un moment c’est vraiment de trop !

Hormis ces aspects négatifs, j’ai globalement bien apprécié le deuxième roman et j’étais confiante pour la lecture du troisième et enfin connaitre le dénouement de la guerre contre Hybern.

En bref, un roman nettement mieux que le premier, avec une intrigue et un univers mieux construit mais du sexe trop présent et inutile (à mon avis), une certaine incohérence quant à l’importance de Feyre et la maitrise de ses pouvoirs et une tendance de l’auteure à tourner autour du pot qui rend la lecture à certains moments énervante.

Quatrième de couverture avec le résumé.

« Un palais d’épines et de roses »

Auteur : Sarah J. Maas

Genre : Fantasy – romance

Date de parution : 09/02/2017

Maison d’édition : La Martinière jeunesse – fiction

Nombre de pages : 528 pages

Prix : 18,90€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Un palais d’épines et de roses ».

Me revoici (enfin) avec ma chronique sur le premier tome de la célèbre saga Acotar !

Après avoir vu défiler un nombre incalculable de fois des photos et des avis dithyrambiques sur cette saga, je me suis laissée tenter et j’ai donc commencé avec un bon apriori la lecture de ce premier tome « Un palais d’épines et de roses »… Qui s’est vite transformée en une appréciation mitigée ! Je vais sûrement en fâcher plus d’un(e) avec ma chronique !

Tout d’abord un petit résumé de ce livre : « Feyre vit dans le royaume des mortels, tout proche de la frontière avec le royaume de Prythian, royaume des terribles immortels. La famille de Feyre, constituée de son père et de ses deux sœurs ainées, vivent dans la plus grande pauvreté suite à un revers de fortune du père. Les sœurs de cette dernière sont quant à elles exécrables envers la benjamine qui se démène pour chasser et faire vivre la famille.

Après avoir tué un loup gigantesque qui s’est révélé être un immortel, Feyre fût emmenée à la Cour du printemps par le grand seigneur Tamlin comme prisonnière. 

Arrivée à la Cour du printemps, Feyre est traitée comme une princesse et découvre peu à peu le monde des immortels. Elle apprendra à mieux connaître son geôlier, Tamlin et la malédiction qui pèse sur la Cour de celui-ci. Elle découvrira également que le danger risque d’atteindre son monde. »

Que dire… Après un début prometteur, j’ai vité déchanté quand Feyre fût amenée à la Cour du printemps !

Quel personnage agaçant et imbuvable ! Je n’ai jamais vu une héroïne aussi casse-pied ! Alors qu’elle survivait dans la pauvreté la plus totale et qu’elle subissait l’ingratitude de sa famille, elle ne pense qu’à aller les retrouver alors qu’elle est à présent traitée comme une princesse et apprendra que sa famille est en sécurité. Elle est grossière, grande gueule et n’en fait qu’à sa tête alors que Tamlin et son ami Lucien tentent de lui rendre la vie la plus agréable possible bien qu’elle soit prisonnière.

Je ne comprends pas ce besoin de rendre les personnages féminins désagréables pour les faire passer pour des femmes fortes… Et en plus ici la faire passer pour une conne ! Elle se fourre constamment dans le pétrin alors qu’on l’avait mise en garde et après elle chouine en plus ! Je n’ai pas compris le parti pris de l’auteur d’inventer une héroïne pareille…

La relation avec Tamlin est également des plus malsaines, ça me fait peur que dans bon nombre de romans ados les auteur(e)s rendent les relations toxiques sexy ou normales…

Il en va de même pour le personnage de Rhysand qui se sert de Feyre (pour la sauver lors des épreuves à la fin du roman, certes) et tient un nombre incroyable de propos sexistes (bien que par la suite il se révèlera beaucoup plus agréable). La femme objet à encore de beaux jours devant elle avec des romans pareils…

Par contre tout n’est pas à jeter non plus (sinon je n’aurais pas continué cette saga)…

Tout d’abord l’univers du roman, avec d’un côté le royaume mortel et ses habitants qui craignent les immortels, réputés cruels et sans pitié et le royaume immortel qui subit aussi des conflits et des malédictions. J’ai beaucoup aimé l’idée que le royaume soit séparé en Cours avec chacune leurs spécificités.

Les différents immortels imaginés ainsi que leurs pouvoirs étaient également intéressants à découvrir.

Et enfin la dernière partie du roman où Feyre doit affronter un certain nombre d’épreuves afin de sauver ceux qu’elle aime. L’action manquait en effet une bonne partie du roman.

Par contre, l’auteure tire des ficelles grosses comme des maisons tout le long du roman ce qui fait qu’il y a peu de surprises sur le déroulé de l’histoire (ne parlons même pas de l’énigme finale super facile à résoudre mais que Feyre ne trouve qu’in extremis…) Un peu plus de subtilité dans l’écriture aurait permis de rendre l’histoire plus digeste et aurait permis d’oublier un peu plus l’héroïne aussi insupportable.

Heureusement que le final laisse un certain suspens qui m’a donné envie d’en apprendre plus sinon je pense que j’aurais laissé tomber la suite (ce qui aurait été dommage vu que le tome 2 et 3 sont bien meilleurs que le premier).

En bref, un premier tome moyen, une héroïne imbuvable et une intrigue bateau qui fait le job mais sans plus… Heureusement que la suite est meilleure !

Quatrième de couverture avec le synopsis.

« La chronique des Bridgerton – intégrale 2 (tomes 3 & 4) »

Auteur : Julia Quinn

Genre : Romance – Drame – Historique

Date de parution : 17/03/2021

Maison d’édition : J’ai lu

Nombre de pages : 768 pages

Prix : 14,90€ (Prix Belgique)

Première de couverture de « La chronique des Bridgerton 3 & 4 »

Me revoici avec la suite des aventures de la grande fratrie des Bridgerton. Après avoir dévoré les deux premiers tomes, il en fût de même pour ce nouveau volume !

Après avoir savouré ma lecture des histoires de Daphné et Anthony et dévoré la série qui, horreur, m’a spoliée sur l’identité de Lady Whistledown, j’avais peur de me lasser des aventures amoureuses de la famille Bridgerton. En effet, je craignais que la trame reste fortement identique aux premiers livres et que cela ne devienne redondant.

Dans ces deux nouveaux tomes, nous suivons la vie sentimentale de Benedict et de Colin.

Je me réjouissais de découvrir les aventures de Colin car il s’agit d’un de mes personnages préférés avec celui d’Eloïse. J’étais également intriguée d’en apprendre plus sur Benedict, qui est peu développé dans les deux premiers tomes et la série.

Voici le petit synopsis de l’histoire de Benedict : « Benedict ne semble pas pressé de convoler en justes noces car il n’a pas encore trouvé celle qui fera battre son cœur. Lors du bal masqué organisé par sa mère, il rencontre une jeune femme inconnue dans une robe argentée. Cette dernière doit cacher son identité car il s’agit de la fille illégitime d’un comte décédé qui est traitée en esclave par sa belle-mère et une de ses deux filles. Elle s’était donc rendue en cachette au bal. Lors des douze coups de minuit, la belle s’enfuit et Benedict désespère de la retrouver. 2 ans s’écoulent et Benedict est toujours seul, résigné à trouver une femme et de laisser tomber le souvenir de la belle inconnue. Il viendra cependant au secours d’une jeune servante, Sophie, malmenée par le fils de ses maitres. Il la prendra alors sous son aile et ne restera pas insensible aux charmes de cette dernière. »

Clairement, il s’agit ici d’une revisite du conte de Cendrillon mais version Bridgerton. Même si l’histoire était très clichée et prévisible, j’ai apprécié la lecture de cet opus car la structure de l’histoire évolue par rapport aux deux premiers livres.

Benedict est très charmeur et assez drôle mais ce qui m’a dérangé est qu’il finisse par harceler la jeune femme pour qu’elle accepte enfin de devenir sa maîtresse. Chose que Sophie refuse car elle sait ce qu’est la vie d’un enfant illégitime et donc ne veut l’infliger à son potentiel futur enfant. 

J’ai par contre beaucoup aimé le personnage de Sophie, elle est très courageuse et reste fière et optimiste malgré la dure vie qu’elle mène depuis le décès de son père. 

Hormis le gros point noir de l’attitude de harceleur de Benedict, l’histoire était agréable et distrayante. J’ai beaucoup aimé le dénouement du récit et le conte de fée qui se réalise pour Sophie.

Alors que j’attendais l’histoire de Colin avec impatience car il s’est hissé dans mes chouchous, j’ai été un peu déçue… pas au niveau de l’histoire mais au niveau de son attitude !

Avant de développer plus ce qui m’a plu et déplu, un petit résumé :

« Colin est un grand voyageur qui ne semble pas vouloir se poser et trouver une épouse, au grand désespoir de sa mère. Lors d’un retour au bercail, il se rapproche de Pénélope Featherington, une amie de longue date de sa sœur Eloïse. Pénélope est depuis toujours amoureuse du beau Colin mais une discussion qu’elle a surprise quelques années auparavant aréduit à néant ses espoirs de le séduire: celui-ci a effet dit qu’il ne se marierait jamais avec elle à Anthony et Bénédict.

Pourtant, Colin voit d’un autre œil la jeune femme qui est déjà considérée comme une vieille file aux yeux de la société mondaine : elle est très spirituelle, comique et beaucoup plus jolie que dans ses souvenirs.

Commencera alors un flirt entre les deux protagonistes, mais un secret pourrait bien tout compromettre. »

J’ai énormément aimé cette histoire, le personnage de Pénélope est adorable et tellement drôle et celui de Lady Danbury tout autant !

De plus, la quête de la découverte de l’identité Lady Whistledown permet de ne pas se centrer uniquement sur la romance de Colin et Pénélope (même si la quête a été « gâchée » par le visionnage de la série)

Par contre, j’ai été fortement déçue de Colin ! Alors qu’il était drôle impertinent et charmeur au début de l’histoire, je l’ai assez rapidement trouvé pénible, horriblement macho et colérique avec la pauvre Pénélope sans réelle raison. Et la façon dont il essayait de se convaincre qu’il n’était pas amoureux d’elle car il restait focalisé sur la discussion que la jeune femme avait surprise quelques années auparavant… La fierté mal placée est bien un trait de caractère qui m’énerve très fort et cela a quelque peu terni ma lecture alors que je trouvais ce tome supérieur aux 3 premiers.

Par contre, la révélation de l’identité de Lady Whistledownétait totalement différente par rapport à la série et je regrette de l’avoir vue avant de l’apprendre dans les romans. Ça a un enlevé le charme d’essayer de le découvrir en même temps que les personnages du livre.

Il me tarde cependant de lire le volume suivant car il parlera d’un autre de mes personnages préférés : Eloïse !

En clair, deux opus qui tiennent leurs promesses et qui ne tombent pas dans le piège d’un banal copié-collé du tome précédent. La chronique de Bridgerton est devenue pour moi une lecture feelgood et cooconing, qui fait du bien au moral et qui permet de croire encore au « et ils vécurent heureux pour toujours ».

Par contre, j’espère que le volume suivant comportera moins de coquilles et de fautes de frappe ! J’en ai compté une dizaine (en particulier dans l’histoire de Colin) et cela a perturbé ma lecture et m’a terriblement agacée. Comment est-ce possible de laisser passer autant d’erreurs ?

Quatrième de couverture de « La chronique des Bridgerton 3 & 4 »

« La chronique des Bridgerton intégrale 1 (tomes 1 & 2) »

Auteur : Julia Quinn

Genre : Romance – Drame – Historique

Date de parution : 06/01/2021

Maison d’édition : J’ai lu

Nombre de pages : 736 pages

Prix : 14,90€ (Prix Belgique)

Première de couverture de « La chronique des Bridgerton ».

Me voici avec une chronique sur le phénomène Netflix et littéraire (réédition) de ce début d’année « La chroniques de Bridgerton » !

Comme tout le monde, j’ai vu débarquer le trailer très attirant de la chronique des Bridgerton sur Netflix. Lorsque j’ai appris que les livres allaient être réédités et publiés tous les deux mois à partir de janvier, je me suis dit que j’allais d’abord lire l’histoire de Daphné avant de me lancer dans l’adaptation télévisuelle.

C’est donc chose faite avec ce premier roman qui contient en fait les deux premiers tomes de la chronique. Nous commençons avec l’histoire de Daphné et le deuxième tome parle d’Anthony, l’ainé des 8 enfants Bridgerton.

Dans le tome 1, j’ai fait la connaissance de Daphné, l’ainée des filles Bridgerton qui commence sa deuxième saison Londonienne. Désespérée de trouver un bon parti, elle va conclure un pacte avec Simon, le Duc de Hastings (Celui-ci est un ami de son frère revenu de voyage suite au décès de son père).

En effet, Simon ne veut en aucun cas se marier et leur arrangement permettra à Daphné de se rendre plus désirable aux yeux des gentlemans qui la pense courtisée et ce derniersera laissé tranquille par toutes les débutantes qui le penseront épris de la jeune fille. 

Mais comme cela devait se produire, Daphné et Simon vont commencer à nourrir des sentiments profonds l’un envers l’autre, ce qui contrariera fortement Simon, qui refuse toujours de se marier malgré son affection sincère pour la jeune femme.

Dans le deuxième tome, nous suivons Anthony, aîné des Bridgerton, qui craint de mourir prématurément comme ce fût le cas de son père. Il cherche à contracter un mariage sans amour car il doit donner un héritier pour perpétuer le nom des Bridgerton et il ne souhaite pas provoquer de peine à sa future veuve.

Anthony pense avoir trouvé l’épouse parfaite pour ce rôle en la personne d’Edwina Sheffield. C’était sans compter la présence de sa sœur aînée, Kate, qui se montre très protectrice envers sa petite sœur et qui ne la laissera pas se marier avec n’importe qui.

Kate va donc fréquenter Antony afin de décider s’il sera un bon mari pour sa sœur et Anthony est décidé à la charmer pour arriver à ses fins. Sauf qu’il ne restera pas indifférent à l’aînée des sœurs Sheffield… 

Clairement, il ne faut pas lire « La chronique des Bridgerton » pour le suspens… Dès les premières pages, il est clair que les personnages présentés finiront mariés et heureux. Et pourtant… j’ai dévoré et fortement apprécié les deux histoires !

Cela fait du bien de lire des livres où tout finira bien malgré les obstacles de départ ! J’ai beaucoup aimé la manière dont se construisent les relations et la manière dont les sentiments naissent entre les protagonistes. De plus, les scènes érotiques sont parfaitement dosées et ne viennent pas combler des vides comme ce fût le cas pour d’autres romans (spéciale dédicaceaux tomes 1 et 2 d’After).

De plus, l’époque de la régence anglaise est une époque que j’apprécie énormément et j’ai eu beaucoup de plaisir à m’y plonger, entre conventions de l’époque, bals et codes de l’aristocratie.

Les personnages sont attachants et je me suis sentie concernée par ce qu’il leur arrivait. J’ai eu un gros coup de cœur pour Kate Sheffield dans le deuxième livre consacré à Anthony. La famille Bridgerton est également très attachante et il me tarde de découvrir les aventures des 6 autres enfants de la famille (en particulier Colin et Eloïse).

Ce que j’ai aussi aimé, c’est que les femmes sont entières, ont du caractère, de la répartie et qu’elles ne se laissent pas marcher sur les pieds par qui que ce soit (homme ou femme) ! Cela change de ce qui était attendu des femmes à l’époque (en d’autres termes soit belle et tais-toi).

Par contre Simon et Anthony m’ont parfois agacée avec leur attitude bornée et parfois macho… Heureusement qu’ils finissent par changer !

Enfin, les chroniques de Lady Whistledown sont toujours savoureuses et piquantes et le fait que l’identité de cette dernière ne soit pas révélée, contrairement à la série, donne envie de découvrir qui se cache derrière cette plume acérée.

En bref, une lecture cocooning sans prise de tête, qui fait du bien au moral et qui devient rapidement addictive !

PS : Si comme moi vous attendez de lire le livre avant de commencer la série, attendez d’avoir fini le tome 4 car la surprise sera gâchée. Heureusement que j’aime beaucoup les livres et que je vais quand même pouvoir lire la suite avec autant de plaisir !

Quatrième de couverture de « La chronique des Bridgerton » avec le synopsis.

« Lady Helen tome 3 – L’ombre des mauvais jours »

Auteur : Alison Goodman

Genre : Fantastique – Romance – Historique 

Date de parution : 20/06/2019

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 649 pages

Prix : 21€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me voici avec mon avis sur le final tant attendu des aventures de Lady Helen !

Nous retrouvons Lady Helen à Bath, toujours à la recherche de l’Abuseur Suprême et qui doit apprendre à maitriser son statut et lien de Vigilant Suprême avec Lord Carlston. Dans le même temps, Helen doit préparer son mariage avec le Duc de Selburn. Autant dire que la tâche ne va pas être aisée.

Helen vit dans une des maisons de Lord Carlston à Bath et travaille donc sur son lien de Vigilant Suprême et sur ses nouveaux pouvoirs, ce que le Duc de Selburn ne voit pas d’un bon œil. À la suite d’un incident, Helen et sa suite se voient donc contraints de prendre leurs quartiers à Chenwitt Hall, la résidence du Duc de Selburn proche de la ville, ce qui compromet fortement la recherche de l’Abuseur de Bath et l’entrainement d’Helen. Dans le même temps, sa tante Léonore et son frère Andrew débarquent également à la résidence du Duc, corsant davantage la tâche. Entre son entrainement, son rôle de maitresse des lieux et la préparation du mariage, Helen à fort à faire.

Helen finit par découvrir qui est l’Abuseur de Bath mais il lui apprend qu’il ne représente plus un danger, contrairement à Philipp et une jeune femme inconnue et pourtant familière à Helen et Darby. Réussira-t-elle à les vaincre sans éveiller les soupçons de son entourage ? Et si le danger n’était pas ce qu’il semble être ? Réussira-t-elle également à contrôler ses sentiments puissants vis-à-vis de Lord Carlston ? Elle qui est promise et engagée au Duc.

Autant dire que ce tome final fût pour moi un soulagement et une bonne surprise par rapport au tome précédent.

Pourtant, le début de l’histoire reprenait le même schéma que le tome précédent, peu d’action, une enquête qui piétine et une focalisation sur les tracas de l’entourage d’Helen et les tourments amoureux de cette dernière. Après plus de 1000 pages lors des deux romans précédents, j’espérais que l’aventure s’accélèrerait mais l’histoire prend du temps à démarrer.

Mais mais mais… L’auteure a réussi à me happer dans son univers et j’ai lu cette histoire assez rapidement, même si le début était (je peux le dire) lent et un peu embêtant. L’intérêt est ravivé quand Helen découvre une piste qui va la mener à l’Abuseur de Bath. À partir de ce moment, l’aventure s’accélère et il m’était impossible de lâcher le livre jusqu’à la fin. Fin qui aura comblé toutes mes attentes et m’aura un peu émue, je dois bien l’avouer.

En effet, lorsque la série se termine, elle aura répondu à toutes les questions laissées en suspens lors des autres livres. C’est toujours satisfaisant de terminer une série sans avoir des tas de questions sans réponses.

Et les personnages sont toujours aussi forts et approfondis. J’avais l’impression de les connaître tous par cœur en renfermant le livre, comme les membres d’une famille. Helen se montre beaucoup plus forte et indépendante, Darby toujours aussi adorable, loyale et fidèle, le Duc encore plus horripilant et Lord Carlston toujours plus séduisant… Alors que le triangle amoureux ne me faisait ni chaud ni froid dans le tome précédent (me faisant même parfois lever les yeux au ciel), il prend ici tout son sens et apportait du piment à l’histoire lors des moments un peu creux.

Les autres personnages sont également mis en avant et nous découvrons la tante d’Helen sous un jour beaucoup plus favorable que lors du premier tome et le frère d’Helen vraiment énervant et hautain. 

Une nouveauté dans ce tome est la mort de personnes proches d’Helen. Alors que dans les autres romans les morts concernaient principalement les antagonistes ou des personnes éloignées, il en va différemment dans ce livre. Pourtant, ces morts ne m’ont pas particulièrement touchées… Peut être car elles visaient des personnes dont la personnalité était moins développée…

De nouveau, la précision des détails sur l’époque et celle des lieux m’ont enchantées et bluffées ! Quel travail cela a dû représenter de collecter autant d’informations pour s’assurer de ne pas commettre d’impairs ou de glisser des anachronismes.

Et enfin le final, tant attendu et pourtant tant redouté car il mettrait un terme à cette trilogie qui pour moi s’est révélée être un coup de cœur énorme. 

La fin a comblé toutes mes attentes même si le dernier retournement de situation était un peu téléphoné. 

Lorsque j’ai refermé le roman, j’ai éprouvé un grand vide et une mélancolie, comme avec tout livre que j’ai adoré !

En clair, une trilogie vraiment très agréable à lire (coup de cœur pour moi), même lors de certains passages plus lents et creux. La qualité d’écriture, ni trop simple ni trop laborieuse, un monde original ancré dans une époque réelle et incroyablement documentée et surtout… des personnages terriblement attachants, courageux, loyaux ou au contraire énervants voire même fourbes ou horribles et qui sont tellement bien détaillés qu’ils en deviennent presque réels ! C’est pour moi le vrai point fort de ces livres, au delà de l’histoire et de l’originalité de celle-ci.

Une série dont je me souviendrai longtemps et que je relirai dans quelques années avec délice. Un vrai coup de cœur qui classe la trilogie dans mon top 10.

Quatrième de couverture et résumé.