« Grisha, la trilogie »

Auteur: Leigh Bardugo

Genre : Fantasy 

Date de parution : 02/01/2020, 24/06/2020 et 25/11/2020

Maison d’édition : Le livre de poche jeunesse

Nombre de pages : 352, 448 et 400

Prix : 8,25€ (prix Belgique)

Trilogie Grisha: t1 les orphelins du royaume – t2 le dragon de glace – t3 l’oiseau de feu

Bonjour à tous, me voici avec la chronique d’une trilogie super connue mais que j’ai découverte il n’y a pas longtemps, il s’agit de la saga Grisha.

Pour tout dire, je ne m’y étais pas vraiment intéressée avant la sortie de la série Netflix. Et comme d’habitude, je préfère lire les romans avant pour ne pas avoir une image imposée des personnages et des lieux. C’est donc chose faite avec cette trilogie sympa et efficace, mais qui manque un peu de complexité et d’approfondissement de l’univers.

Résumé du tome 1 « Les orphelins du royaume » :

« OMBRE. GUERRE. CHAOS. Un royaume envahi par les ténèbres. Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal. Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold. Parmi eux : Alina Starkov. ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU. L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir. L’Invocatrice de lumière. »

Ce premier tome était une chouette surprise mais, pour être honnête, il s’agit d’un roman fantasy très « basique ».

En effet, une orpheline que personne ne remarque qui devient l’élue pour sauver son monde mais qui doit tout apprendre avant d’y parvenir, c’est du vu et revu.

Hormis cela, j’ai particulièrement bien aimé l’univers qui évoque la Russie impériale ainsi que l’idée de départ avec le Fold qui sépare le pays en deux et entraîne des difficultés de défense.

Les personnages d’Alina et de Mal étaient attachants, bien qu’un peu convenus et clichés. On s’intéresse réellement au sort d’Alina après la découverte de son pouvoir et son transfert au Little Palace. J’ai également apprécié Genya, car elle se démarque des autres Grisha.

L’idée des Grisha qui maitrisent les éléments m’a également séduite. Chacun apporte ses pouvoirs pour aider le royaume à lutter contre le Fold et ses créatures ainsi que sur les envahisseurs extérieurs.

J’ai bien aimé tout le folklore et l’histoire imaginée de Ravka et des pays alentours mais je trouvais qu’ils n’étaient pas assez exploités, du moins dans ce premier tome.

Car c’est une des choses qui m’a un peu déçue à la lecture de ce roman.  Je trouve que l’histoire est un peu expédiée et l’univers trop peu exploité par rapport à la partie au Little Palace et sur les états d’âmes d’Alina envers Mal et le Darkling.

Ce qui m’a également un peu dérangée, c’est le manque de finesse et de surprise. En effet, il n’était pas compliqué de deviner qui est le méchant de l’histoire car c’est aussi clair que le nez au milieu du visage.

Malgré tout, il s’agit d’un roman de fantasy ado efficace, avec un univers intéressant et des personnages principaux plutôt attachants, ce qui m’a donné envie de continuer ma lecture.

Résume du tome 2 « Le dragon de glace » :

« Un pays déchiré par la guerre civile. Une jeune femme idolâtrée, rongée par ses propres pouvoirs. Un corsaire flamboyant et mystérieux. Un soldat renégat, en proie aux doutes ; une menace grandissante. Un danger imminent. Pour s’opposer au Darkling, Alina devra explorer ses propres ténèbres. Au risque d’y perdre sa lumière. »

J’ai nettement préféré ce tome au premier car il y a beaucoup plus d’action du fait de la quête qu’ont entrepris Alina et Mal afin de rechercher les amplificateurs.

J’ai également beaucoup apprécié l’apparition d’un nouveau personnage, le mystérieux corsaire Sturmhond ! C’est un de mes chouchous de la saga ! Il est drôle, charmeur mais également très doué pour le combat et la stratégie.

Le fait d’en apprendre plus sur les légendes « Ravkaïenne » m’a également plu car c’est après tout un des éléments centraux de la saga.

Par contre, les petits jeux de « je t’aime moi non plus » d’Alina et Mal m’ont énervés. De plus, je trouve que le couple ne matche pas vraiment et j’ai du mal à accrocher à leur romance, ce qui est dommage.

J’ai également regretté l’absence du Darkling durant une grande partie du roman car c’est un des personnages charismatiques du livre qui donne un peu plus de saveur à cette histoire.

La fin m’a par contre assez surprise et donné envie d’enchaîner sur le dernier tome.

Résumé du tome 3 : « l’oiseau de feu ».

« Imposture. Manipulation. Traque.
Un royaume au bord du chaos. Un tyran sur un trône d’ombre. Une sainte sans pouvoirs. Sans alliés. Sans armée. Le combat final de la lumière contre les ténèbres.
Loyauté. Amour. Renaissance.
Le salut de Ravka mérite-t-il tous les sacrifices ? Seule l’Invocatrice de lumière en décidera. »

Ce tome, qui clôture la trilogie Grisha, est sur la même lignée que le deuxième, avec beaucoup plus d’actions et des révélations sur Alina, Mal et le Darkling.

Il y a pas mal d’action (et beaucoup de morts) ce qui fait que ce tome ne semble pas tirer en longueur comme ce fût le cas du premier roman.

La fin est satisfaisante bien qu’assez convenue. L’élue qui semble sur le point de perdre face au grand méchant mais qui s’en sort au dernier moment, c’est du vu et revu. De même que le rôle de Mal, qui était assez prévisible.

Par contre j’ai bien aimé les personnages secondaires comme Genya, Sturmhond (mon chouchou) et Zoya.

Je trouve, en refermant le dernier roman, qu’il clôt bien cette trilogie. En effet, tout n’est pas rose et il faut reconstruire et réunir Ravka. J’ai également bien aimé la fin pour Alina, qui a enfin la vie qu’elle mérite.

En clair, cette trilogie Grisha est pas mal du tout mais trop convenue et basique. On sent bien qu’il s’agit d’une histoire pour adolescents et donc les personnages sont assez caricaturaux et l’intrigue fort linéaire et simpliste. 

Cependant,  l’univers est très intéressant et change des mondes fantasy habituels en s’inspirant de la Russie impériale. 

De même, j’ai beaucoup aimé les différentes castes de Grisha ainsi que  la mythologie Ravkaïenne même si j’aurais préféré que ce soit plus développé par rapport à d’autres aspects du roman (je pense notamment à la romance qui est par moment assez gonflante, il faut bien le dire).

J’ai donc refermé cette trilogie assez satisfaite et avec l’envie de découvrir la duologie six of crows, dans le même univers et qui est plus mature (et que j’ai préférée, mais ce sera le sujet d’une autre chronique).

premières de couverture de la trilogie Grisha

« Dragons et mécanismes»

Auteur : Adrien Tomas

Genre : Fantasy – Steampunk 

Date de parution : 24/02/2021

Maison d’édition : Rageot

Nombre de pages : 640 pages

Prix : 18,70€

Première de couverture de « Dragons et mécanismes »

Bonjour à tous ! Me revoici avec la chronique du roman d’un auteur que j’apprécie de plus en plus : « Dragons et mécanismes » d’Adrien Tomas!

Après avoir été emballée par l’univers d’engrenages et sortilèges, je me suis lancée dans la lecture de cette brique qui se trouve être dans le même univers que le roman précédent. Rassurez-vous, si vous voulez lire dragons et mécanismes, vous n’aurez pas besoin d’avoir lu engrenages et sortilèges au préalable car les histoires sont indépendantes l’une de l’autre (bien qu’il y ait des références et des clins d’œil à la première histoire).

Avant de vous donner mon avis sur ce roman voici un petit résumé :

« Dague est voleur et espion. Il vit de cambriolages et de petits larcins. Alors qu’il est en mission de surveillance, il assiste à l’agression de Mira, une étrangère qui a fui son pays suite à un coup d’Etat. L’adolescente est archiduchesse, poursuivie par un tyran qui veut l’épouser et s’accaparer ses talents car elle fait partie des mécanomages, des sorciers capables de combiner leurs pouvoirs à de savants montages d’ingénierie mécanique. En sauvant Mira, Dague est blessé, et les deux jeunes gens sont d’abord contraints de se cacher. Mais l’aristocrate est déterminée. Pour échapper à son ennemi et – accessoirement – tenter de récupérer le trône d’Asthénocle auquel elle peut prétendre, elle est résolue à s’enfoncer au cœur de la jungle. Un territoire hostile, quasi inexploré, et peuplé de dragons sanguinaires. »

Alors que je pensais avoir adoré engrenages et sortilèges, je me suis pris une plus grande claque encore à la lecture de dragons et mécanismes !

Le personnage de Dague est vraiment très attachant, drôle et plein de ressources. Quant au personnage de Mira, j’ai eu un peu plus de mal à m’y attacher mais son petit côté antisocial et son génie mécanique ont fini par me séduire (j’ai parfois eu l’image de Sheldon Cooper en tête lors de la lecture des passages sur Mira). Les deux personnages sont aux antipodes l’un de l’autre et pourtant formeront un duo plus qu’efficace.

L’univers de la Xamorée est vraiment très riche et donne envie de s’y plonger réellement (dommage que ce monde n’existe pas en vrai). J’ai imaginé tout au long de ma lecture un monde rempli de couleurs, d’odeurs et de textures différentes et envoutantes. 

C’est d’ailleurs un des plus gros points fort du roman. L’univers et la mythologie du monde imaginé par Adrien Tomas sont vraiment très recherchés et pourtant il est très facile de le comprendre et de s’y immerger.

La quête des deux héros est très prenante et le roman ne manque pas d’action, ce qui fait que les plus de 600 pages sont dévorées très rapidement. 

J’apprécie énormément l’écriture fluide d’Adrien Tomas qui est à la fois recherchée, facile à suivre et qui pourtant ne manque pas d’humour et de péripéties. Les descriptions sont complètes et il est facile de s’imaginer l’environnement dans lequel évoluent les personnages sans pour autant que cela ne vienne alourdir la lecture. 

Les méchants de l’histoire sont également bien construits et donnent encore plus envie de voir Mira et Dague réussir à contrecarrer leurs plans.

Mais mon coup de cœur va sans hésitation au petit dragon Cuthbert ! Il a apporté la touche humoristique rafraichissante durant une grande partie du roman. 

J’ai également beaucoup apprécié le final avec la rencontre des deux héros du roman d’engrenages et sortilèges. C’était la petite touche idéale pour lier les deux romans sans pour autant avoir eu besoin de lire les deux pour comprendre l’histoire.

En clair, dragons et mécanismes est un petit coup de cœur ! L’univers imaginé par Adrien Tomas est absolument fabuleux et j’espère que d’autres livres en lien avec ce monde verront encore le jour ! Si c’est le cas, j’espère retrouver notre petit Cuthbert car c’est vraiment le personnage que j’ai le plus aimé dans cette petite merveille qu’est dragons et mécanismes.

Quatrième de couverture de « Dragons et mécanismes » avec le résumé.

« Un palais de glace et de lumière »

Auteur : Sarah J. Maas

Genre : Fantasy – romance

Date de parution : 03/10/2019

Maison d’édition : La Martinière jeunesse – fiction

Nombre de pages : 336 pages

Prix : 15€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Un palais de glace et de lumière ».

Me voici avec la chronique du 4ème tome de la série ACOTAR, qui est en réalité un tome 3,5 qui permet d’amorcer la nouvelle trilogie.

Petit résumé : « Depuis la fin de la guerre qui a ébranlé Prythian, Feyre, Rhysand et leurs fidèles amis s’attachent à reconstruire la Cour de la Nuit.
Mais si le solstice d’hiver apporte une période de repos bien mérité, il semble que l’atmosphère festive ne parvienne pas à chasser les fantômes du passé…
Alors que le cœur de Feyre guérit peu à peu, ses sœurs et ses amis dissimulent des blessures encore profondes.
Et si le temps des batailles est bien révolu, les tensions perdurent et menacent une paix encore fragile.
Les cicatrices et les rancunes accumulées jadis auront-elles raison du fragile équilibre de ce nouveau monde ? « 

Bon je vais être honnête avec vous… Ce tome, je l’ai trouvé inutile et j’aurais pu m’en passer ! Il était sympathique (passable?) à lire et je pense qu’il ravira les fans de la saga mais l’ayant appréciée sans plus, je trouve ce roman assez dispensable (comme les épisodes de Noël dans les séries télévisées hum).

En gros, on retrouve Feyre, Rhysand et les autres à Velaris à l’approche du solstice d’hiver (comprenez Noël) et qui se questionnent sur leur vie actuelle après la grande bataille contre Hybern.

Entre les rancœurs, les emplettes pour les cadeaux et les retrouvailles pour la célébration… Il ne se passe pas grand-chose !

Ce tome sert en réalité d’amorce pour la nouvelle trilogie qui se centrera sur le personnage de Nesta (et je suppose également de Cassian). En effet, on en apprend beaucoup plus sur ces deux personnages lors de ce tome.

Par contre, un point qui m’a prodigieusement énervée (et il va y avoir un spoiler donc si vous ne voulez pas le savoir, passez cette partie) est le cadeau qu’à prévu Feyre à Rhysand.

Alors que ça fait un peu plus d’un an qu’elle est devenue immortelle, et qu’elle a des milliers d’années aux côtés de Rhysand. Elle veut lui offrir d’avoir un bébé ensemble… Alors que dans le tome précédent, elle précisait bien qu’elle voulait prendre son temps pour profiter de son nouveau statut auprès de Rhysand!

Donc, encore une fois, le but d’une femme est de se caser, se marier et d’enchaîner à avoir des enfants sans prendre le temps de s’épanouir et de se réaliser comme une personne à part entière (surtout qu’ici on ne peut pas dire qu’elle sera limitée dans le temps comme une simple humaine).

Attention, je ne suis pas contre cette idée de bébé… Mais pas comme ça ! Pas aussi rapidement surtout après l’avis émis à ce sujet dans le tome précédent et surtout pas avec l’image et le statut qu’est donné à la femme dans cette saga ! J’aurais aimé avoir un personnage féminin fort sans pour autant tomber dans les clichés que nous imposent notre société (et je le vis régulièrement tous les jours… Sans doute pour cela que ça m’a autant gonflé ahah).

Autre truc qui m’exaspère un peu (enfin plutôt beaucoup), ce sont tous les passages «hots » inutiles et gênants et qui en plus te font comprendre que si tu ne couches pas tous le jours quand t’es en couple, c’est forcément parce que tu es crevé ou autre… Alors non, être en couple ne rime pas avec rapport quotidien et on a le droit de refuser sans avoir un prétexte. Cette vision de la relation de couple et « du devoir conjugual » (qui, je le rappelle, n’existe plus) me fait hérisser le poil et me fait peur (bah oui des ados lisent ça et vont s’y identifier… Vous les sentez les relents de société patriarcale et de masculinité toxique « toussa toussa »?)

En bref, il s’agit un tome passable qui sert uniquement de lien pour la nouvelle trilogie et qui, encore une fois, nous ressert les sempiternels clichés sur les femmes qui, pour être épanouies et des vraies femmes, doivent forcément passer par la case « mariage-maternité ». De plus, je ne pense pas que je continuerai la suite d’ACOTAR car je n’accroche pas assez pour me replonger dans une nouvelle aventure (surtout si les clichés vomitifs et plus qu’arriérés sur les relations hommes/femmes sont toujours aussi présents).

Quatrième de couverture de « un palais de glace et de lumière ».

« Un palais de cendres et de ruines »

Première de couverture de « Un palais de cendres et de ruines ».

Auteur : Sarah J. Maas

Genre : Fantasy – romance

Date de parution : 07/02/2019

Maison d’édition : La Martinière jeunesse – fiction

Nombre de pages : 736 pages

Prix : 21,90€ (prix Belgique)

Me voici avec la chronique du 3ème tome de la série ACOTAR.

Avant de donner mon avis sur ce 3ème roman, voici le synopsis :

« Devenue Grande Dame de la Cour de la Nuit, Feyre a offert son cœur à Rhysand.

Après la trahison de Tamlin, pourtant, la jeune femme n’a eu d’autre choix que de suivre celui-ci à la Cour du Printemps, qu’elle considérait autrefois comme sa maison. Mais Feyre n’a qu’une idée en tête : découvrir ce que manigance Tamlin, qui s’est rangé aux côtés du roi d’Hybern, et rentrer au plus vite à la Cour de la Nuit.

Car la guerre contre Hybern est imminente, et Feyre et Rhysand doivent à tout prix rallier les Grands Seigneurs à leur cause… »

Alors alors… Après mon assez grande déception du tome 1 et mon appréciation du tome 2, je craignais retomber dans les travers du tome 1 après la révélation de fin dans « un palais de colère et de brume » concernant les sœurs de Feyre.

Cependant, l’histoire continue bien sur sa lancée dans la guerre entre Prythian et le royaume mortel contre Hybern. 

Il y a notamment plusieurs scènes de batailles assez bien menées et toute la stratégie mise en place avant la grande bataille finale est assez plaisante à suivre.

L’auteure continue également à bien développer son univers et l’histoire de celui-ci, ce qui est agréable et rend le monde dans lequel Feyre évolue cohérent.

Malheureusement, tout n’est pas encore rose dans ce troisième opus qui clôt la trilogie centrée sur le personnage de Feyre.

Les relations entre Feyre, Tamlin et Rhysand sont archi prévisibles et n’apportent aucun piment dans l’histoire. On a compris que l’auteure voulait qu’on déteste Tamlin l’égoïste et qu’on adule Rhysand l’amant parfait (alors qu’honnêtement, il en devient fade tellement il est parfait). J’aurais aimé que les personnages aient un peu plus de relief car personne n’est tout bon ou tout mauvais.

Il en va de même pour Feyre qui reprend ses travers du tome 1 en faisant ce qui lui paraît juste et n’en fait qu’à sa tête, ce qui créera plus de difficultés que de bienfaits. Mais ici elle reconnaît enfin ses erreurs et fait en sorte de les réparer.

J’ai par contre vraiment, mais vraiment pas aimé la transformation des sœurs de Feyre en faes ! Et en plus de donner à l’une d’elle une âme sœur en la personne de Lucien ! J’ai bien compris que c’était dans le but d’amorcer une nouvelle trilogie centrée sur Nesta mais je n’ai vraiment pas adhéré à ce parti pris.

Par contre, j’ai beaucoup apprécié découvrir les seigneurs des autres Cours, avec chacun une personnalité plaisante ou non.

J’ai également aimé de découvrir plus en profondeur Azriel qui se montre protecteur avec Elain, la sœur de Feyre.

Mais mon coup de cœur va définitivement pour Amren ! J’aime cette Fae malgré elle qui se montre acariâtre mais qui cache en réalité un cœur d’or !

La fin du roman, lors de la bataille finale ne m’a pas déçue et j’ai été assez contente du dénouement que prend cette première trilogie d’Acotar.

Par contre, je suis sceptique quant à la prochaine trilogie qui à mon avis se portera sur Nesta. Ayant apprécié la saga mais sans plus, elle aurait très bien pu s’arrêter là sans que je ne sois triste de ne pas avoir de suite. Je crains que ça ne tire trop en longueur et ne devienne lassant. C’est pourquoi je ne sais pas si je me lancerai dans la suite… D’autant plus que le quatrième tome que j’ai lu directement après m’a paru assez inutile (comme les épisodes de Noël dans une série).

En bref, je referme ce troisième tome d’Acotar satisfaite mais pas émerveillée. J’ai aimé découvrir l’univers et l’histoire de Prythian, j’ai apprécié certains personnages mais les nombreux points négatifs que j’ai pu trouver tout au long de la saga m’ont trop dérangés pour que je puisse dire que j’ai vraiment apprécié cette aventure.  

Quatrième de couverture de « Un palais de cendres et de ruines » avec le synopsis.

« Un palais de colère et de brume »

Auteur : Sarah J. Maas

Genre : Fantasy – romance

Date de parution : 08/02/2018

Maison d’édition : La Martinière jeunesse – fiction

Nombre de pages : 720 pages

Prix : 21,90€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Un palais de colère et de brume ».

Me voici avec la chronique du 2ème tome de la série ACOTAR.

Après avoir été mitigée (voire très mitigée) suite à la lecture du premier tome, je me suis laissé malgré tout tenter par le deuxième tome et j’ai bien fait car il est nettement meilleur que le premier roman.

Nous retrouvons Feyre et Tamlin à la suite des épreuves passées sous la montagne. Ils ont du mal à s’en remettre et Tamlin devient excessivement protecteur avec Feyre, l’empêchant de sortir du palais et d’apprivoiser ses nouveaux pouvoirs. Cette dernière se laisse alors dépérir. De plus, Tamlin se fait conseiller par une prêtresse, Ianthe, qui semble nourrir des desseins personnels et pas pour le bien de la Cour du printemps.

Alors que le jour du mariage de Feyre et Tamlin arrive, cette dernière ne veut plus s’unir au grand Fae et est secourue in extremis par Rhysand, qui vient la chercher pour honorer le marché qu’il a conclu avec la jeune femme, à savoir qu’elle devra passer une semaine par mois dans sa Cour.

Feyre doit alors suivre Rhysand et cette dernière se rendra vite compte qu’il n’est pas aussi horrible qu’il le laissait penser et que Tamlin n’est pas aussi innocent et honnête qu’il ne le laisse paraître.

Feyre apprendra alors à maitriser ses nouveaux pouvoirs et se fera de nouveaux amis à la Cour de la nuit.

Elle apprendra également que la guerre contre Hybern est imminente et fera tout pour empêcher l’ennemi de l’emporter.

Clairement, ce tome est nettement meilleur que le premier grâce à certains points !

Feyre devient enfin moins chi… casse-pieds mais aussi moins co… bête! Elle commence à se rendre compte qu’il se passe des choses graves et qu’elle doit unir ses forces avec les autres immortels afin d’affronter les troupes d’Hybern. Heureusement car si elle avait continué sur sa lancée je pense que j’aurais définitivement abandonné ma lecture.

L’histoire et l’intrigue est beaucoup mieux construite, même si certains aspects de l’histoire sont encore assez téléphonés (je pense notamment au fait que Feyre va tomber sous le charme de Rhysand).

Le monde des immortels est beaucoup plus exploité et les intrigues et complots sont plus mis en avant que les romances qui ont tendance à vite m’agacer (même si les nombreuses scènes de sexe m’ont dérangées). J’ai adoré découvrir en même temps que Feyre l’étendue de Prythian, la magie dont le pays recèle et la mythologie sur lequel est basé celui-ci. 

Les personnages secondaires comme Cassian, Azriel, Mor et Amren apportent du peps et de l’humour à l’histoire. Je les apprécie beaucoup avec un petit coup de cœur pour Amren.

J’ai également aimé découvrir les nouveaux pouvoirs de Feyre et son apprentissage pour les maitriser.

En revanche, je n’ai vraiment pas apprécié les scènes de cul et les réflexions salaces et vulgaires que les personnages s’envoient. Ça n’apporte absolument rien à l’histoire et m’a mis plus d’une fois mal à l’aise (je pense entre autre à la scène ou Feyre se fait passer pour la catin de Rhysand lors de leur visite à la Cour des cauchemars). Je comprends bien que les scènes de sexe sont là pour attirer un certain publique mais c’est bien quelque chose qui a tendance à m’ennuyer quand je lis un roman qui n’a pas comme thème principal la romance (surtout quand elles sont aussi nombreuses et détaillées).

De plus, je trouve que l’on donne beaucoup trop d’importance à Feyre ! La voilà seulement immortelle depuis quelques mois et elle est déjà en train de décider de stratégies pour vaincre le royaume d’Hybern par rapport à des immortels vivants depuis des siècles… Je n’ai pas toujours trouvé cela très cohérent et logique. De même, elle maitrise quand même assez rapidement ses pouvoirs et les techniques de combat alors qu’on précise bien que pour les autres, il leur a fallu toute une vie d’entrainement…

Quant à la romance entre Feyre et Rhysand… Depuis la fin du tome 1 je me suis doutée qu’ils finiraient ensemble mais qu’est-ce que ça a pu être long avant qu’elle ne se l’avoue ! C’est bien quelque chose qui m’a énervée une bonne partie du roman. J’ai l’impression que l’auteure apprécie de tourner autour du pot mais à partir d’un moment c’est vraiment de trop !

Hormis ces aspects négatifs, j’ai globalement bien apprécié le deuxième roman et j’étais confiante pour la lecture du troisième et enfin connaitre le dénouement de la guerre contre Hybern.

En bref, un roman nettement mieux que le premier, avec une intrigue et un univers mieux construit mais du sexe trop présent et inutile (à mon avis), une certaine incohérence quant à l’importance de Feyre et la maitrise de ses pouvoirs et une tendance de l’auteure à tourner autour du pot qui rend la lecture à certains moments énervante.

Quatrième de couverture avec le résumé.

« Un palais d’épines et de roses »

Auteur : Sarah J. Maas

Genre : Fantasy – romance

Date de parution : 09/02/2017

Maison d’édition : La Martinière jeunesse – fiction

Nombre de pages : 528 pages

Prix : 18,90€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Un palais d’épines et de roses ».

Me revoici (enfin) avec ma chronique sur le premier tome de la célèbre saga Acotar !

Après avoir vu défiler un nombre incalculable de fois des photos et des avis dithyrambiques sur cette saga, je me suis laissée tenter et j’ai donc commencé avec un bon apriori la lecture de ce premier tome « Un palais d’épines et de roses »… Qui s’est vite transformée en une appréciation mitigée ! Je vais sûrement en fâcher plus d’un(e) avec ma chronique !

Tout d’abord un petit résumé de ce livre : « Feyre vit dans le royaume des mortels, tout proche de la frontière avec le royaume de Prythian, royaume des terribles immortels. La famille de Feyre, constituée de son père et de ses deux sœurs ainées, vivent dans la plus grande pauvreté suite à un revers de fortune du père. Les sœurs de cette dernière sont quant à elles exécrables envers la benjamine qui se démène pour chasser et faire vivre la famille.

Après avoir tué un loup gigantesque qui s’est révélé être un immortel, Feyre fût emmenée à la Cour du printemps par le grand seigneur Tamlin comme prisonnière. 

Arrivée à la Cour du printemps, Feyre est traitée comme une princesse et découvre peu à peu le monde des immortels. Elle apprendra à mieux connaître son geôlier, Tamlin et la malédiction qui pèse sur la Cour de celui-ci. Elle découvrira également que le danger risque d’atteindre son monde. »

Que dire… Après un début prometteur, j’ai vité déchanté quand Feyre fût amenée à la Cour du printemps !

Quel personnage agaçant et imbuvable ! Je n’ai jamais vu une héroïne aussi casse-pied ! Alors qu’elle survivait dans la pauvreté la plus totale et qu’elle subissait l’ingratitude de sa famille, elle ne pense qu’à aller les retrouver alors qu’elle est à présent traitée comme une princesse et apprendra que sa famille est en sécurité. Elle est grossière, grande gueule et n’en fait qu’à sa tête alors que Tamlin et son ami Lucien tentent de lui rendre la vie la plus agréable possible bien qu’elle soit prisonnière.

Je ne comprends pas ce besoin de rendre les personnages féminins désagréables pour les faire passer pour des femmes fortes… Et en plus ici la faire passer pour une conne ! Elle se fourre constamment dans le pétrin alors qu’on l’avait mise en garde et après elle chouine en plus ! Je n’ai pas compris le parti pris de l’auteur d’inventer une héroïne pareille…

La relation avec Tamlin est également des plus malsaines, ça me fait peur que dans bon nombre de romans ados les auteur(e)s rendent les relations toxiques sexy ou normales…

Il en va de même pour le personnage de Rhysand qui se sert de Feyre (pour la sauver lors des épreuves à la fin du roman, certes) et tient un nombre incroyable de propos sexistes (bien que par la suite il se révèlera beaucoup plus agréable). La femme objet à encore de beaux jours devant elle avec des romans pareils…

Par contre tout n’est pas à jeter non plus (sinon je n’aurais pas continué cette saga)…

Tout d’abord l’univers du roman, avec d’un côté le royaume mortel et ses habitants qui craignent les immortels, réputés cruels et sans pitié et le royaume immortel qui subit aussi des conflits et des malédictions. J’ai beaucoup aimé l’idée que le royaume soit séparé en Cours avec chacune leurs spécificités.

Les différents immortels imaginés ainsi que leurs pouvoirs étaient également intéressants à découvrir.

Et enfin la dernière partie du roman où Feyre doit affronter un certain nombre d’épreuves afin de sauver ceux qu’elle aime. L’action manquait en effet une bonne partie du roman.

Par contre, l’auteure tire des ficelles grosses comme des maisons tout le long du roman ce qui fait qu’il y a peu de surprises sur le déroulé de l’histoire (ne parlons même pas de l’énigme finale super facile à résoudre mais que Feyre ne trouve qu’in extremis…) Un peu plus de subtilité dans l’écriture aurait permis de rendre l’histoire plus digeste et aurait permis d’oublier un peu plus l’héroïne aussi insupportable.

Heureusement que le final laisse un certain suspens qui m’a donné envie d’en apprendre plus sinon je pense que j’aurais laissé tomber la suite (ce qui aurait été dommage vu que le tome 2 et 3 sont bien meilleurs que le premier).

En bref, un premier tome moyen, une héroïne imbuvable et une intrigue bateau qui fait le job mais sans plus… Heureusement que la suite est meilleure !

Quatrième de couverture avec le synopsis.

« Le royaume assassiné »

Auteur : Alexandra Christo

Genre : Fantasy – conte revisité

Date de parution : 26/11/2020

Maison d’édition : De Saxus

Nombre de pages : 499 pages

Prix : 19,50€ (prix Belgique)

Première de couverture du livre « Le royaume assassiné ».

Bonjour à tous ! Me voici une avec une chronique sur le sympathique roman « Le royaume assassiné » d’Alexandra Christo. Bien que j’aie dans l’ensemble bien apprécié le récit, il manque malgré tout quelques petits « trucs » qui font que ce roman n’a pas basculé dans la catégorie « coup de cœur ».

Après mon expérience des Twisted tales de Disney et des leurs classiques revisités qui m’a laisée un peu mitigée, je décide quand même de lire « Le royaume assassiné » qui n’est rien d’autre qu’une relecture sombre du conte de la petite sirène de Hans Christian Andersen. En effet, il ne s’agit pas d’une revisite des dessins animés mais bien du conte originel. 

Déjà le livre est très beau (je l’ai acheté en version reliée) et donne envie de le lire. Puis les commentaires disant qu’il s’agit d’une version beaucoup plus sombre (commentaire que je trouve exagéré après coup) de l’histoire me donnent d’autant plus envie de tourner les pages de ce roman.

« Nous rencontrons Lira, princesse sirène du royaume des océans. Elle est surnommée la tueuse de princes car elle arrache le cœur de ceux-ci à chacun de ses anniversaires.

Nous faisons également la connaissance du prince Elian, le futur roi du royaume de Midas, pays le plus puissant des 101 royaumes du globe. Pourtant, celui-ci ne se sent bien que sur son navire au milieu des mers, en compagnie de son équipage de mercenaires.

Après avoir arraché le cœur d’un prince avant son anniversaire, la mère de Lira, reine tyrannique des océans, la punit. 

En cherchant à accomplir sa punition, Lira commet un crime que sa mère châtiera sévèrement en lui donnant apparence humaine et en l’obligeant à prendre le cœur du prince Elian sous cette forme.

Elle échouera alors par hasard sur le bateau de sa proie, le prince Elian ! 

Lira cachera sa vraie nature et s’associera avec le prince afin de lui ravir son cœur et de renverser sa mère. »

Même si j’ai globalement bien apprécié l’histoire, je trouve qu’il y a quelques petits détails qui viennent gâcher le récit et la qualité de celui-ci.

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Lira car elle est très désagréable et se comporte plus comme une adolescente en pleine crise et peste sur les bords qu’à une princesse sanguinaire qui héritera du royaume des océans. Je trouve que son comportement n’était pas en adéquation avec le rôle qu’elle tient dans le roman.

Il en va de même pour le prince Elian qui donne l’impression d’être beaucoup plus âgé que son âge réel et son attitude blasée est par moment lassante.

De plus, le qualificatif très sombre pour parler de cette relecture de la petite sirène n’est pas le mot que j’aurais utilisé… Oui il y a des bagarres, des combats et des morts mais je ne l’ai pas trouvé plus sombre, sanguinolent ou glauque qu’un autre roman fantasy en général.

Et enfin, on se doute de comment va aboutir la relation entre Elian et Lira et ce manque de surprise gâche les autres très bons points du roman.

Car oui, malgré ces défauts, l’histoire est prenante, les personnages secondaires comme la cousine de Lira et les seconds d’Elian sont très attachants et la mythologie imaginée par l’auteure est passionnante.

Les liens qu’entretiennent les royaumes, les légendes qui les entourent et les pouvoirs des dirigeants de chacun d’entre eux sont intéressants. Ce qui est dommage, c’est qu’ils n’ont pas été développés assez à mon goût car j’aurais aimé en apprendre beaucoup plus.

La quête pour trouver l’œil de Keto afin de détruire le royaume des sirènes est également intrigante et donne envie de lire le livre jusqu’à la dernière page.

Je pense que j’ai apprécié le roman mais sans plus car je l’ai lu comme un réel roman fantasy alors que la base du roman reste un conte, et les contes ne sont pas réputés pour être surprenants et contenir pleins de retournements de situations inattendus.

En bref, une lecture agréable et un univers intéressant mais trop peu développé et surtout une intrigue et un final beaucoup trop convenus.

Quatrième de couverture du livre « Le royaume assassiné » avec résumé.

« Sorcery of Thorns »

Auteur : Margaret Rogerson

Genre : Fantasy  

Date de parution : 16/09/2020

Maison d’édition : Bragelonne – Big Bang

Nombre de pages : 576 pages

Prix : 16,90€

Première de couverture de « Sorcery of Thorns »

Hello ! Après ma grosse déception du roman la servante écarlate, j’ai enchaîné sur ce petit coup de cœur qu’a été Sorcery of Thorns dont voici la chronique. 

Avant toute chose, un petit compte rendu de l’histoire : 

« Elisabeth est une orpheline de 16 ans qui a été recueillie par la grande bibliothèque d’Estive en Austremeer quand elle n’était encore qu’un bébé. Elle est apprentie gardienne et a de bonnes chances de réussir. La particularité des bibliothèques d’Austremeer est que les livres qu’elles contiennent sont des grimoires magiques qui sont « vivants », classés selon leur dangerosité qui va de 1 à 10. 

Une nuit, un terrible incident se produit. Un grimoire très dangereux se transforme en malédictus, tue la directrice d’Estive et sème la pagaille dans la bibliothèque. Elisabeth se trouvant sur les lieux du crime sera présumée coupable et envoyée à la capitale pour être jugée.

Elle sera escortée par Nathaniel, un redoutable sorcier et son serviteur Silas. 

Arrivée à la capitale, Elisabeth se retrouve prise au piège d’un complot séculaire et devra agir afin de sauver les grandes bibliothèques du royaume et le pays lui-même. Elle devra pour cela s’allier à Nathaniel et Silas, alors qu’on lui a toujours appris à haïr et éviter comme la peste les sorciers. »

Alors… C’était juste génial ! J’ai vraiment adoré cette lecture et je l’ai lue très rapidement tout en tentant de me réfréner pour prolonger le plaisir d’être plongée dans cet univers.

J’ai beaucoup aimé l’idée que les grimoires soient vivants et aient chacun une personnalité et des pouvoirs différents. Une histoire qui parle de livres (et en plus magiques !) que demander de plus pour une mordue de lecture comme moi !

J’ai également apprécié les personnages principaux et je me suis fort attachée à chacun. Tout d’abord Elisabeth, qui se retrouve entraînée loin des murs de sa bibliothèque et qui va devoir remettre en cause tout ce qu’on lui a appris et aller au-delà de ses aprioris. Elle est au début de l’histoire assez craintive et ignorante du monde qui dépasse le cadre rassurant des rayonnages et deviendra par la suite beaucoup plus assurée et confiante. J’ai beaucoup aimé son évolution et sa remise en question.

Il y a aussi le sorcier Nathaniel, dernier représentant de la famille Thorn, famille de nécromancien. Au début de l’histoire, il est difficile de dire s’il est bon ou au contraire s’il se révèlera être l’ennemi. Mais au fil des pages, j’ai appris à l’apprécier et j’ai adoré son sens de l’humour et de la répartie. De plus, il cache des secrets et des blessures de son passé qui le rendent très attachant. 

Et enfin Silas, mon chouchou. J’ai été totalement sous le charme du serviteur de Nathaniel mais je ne vais pas vous en dévoiler plus sur lui pour que vous le découvriez par vous-même. 

L’histoire en elle-même est très agréable. L’univers est assez détaillé pour s’y immerger mais sans entrer dans un excès qui aurait risqué d’alourdir l’ensemble. On arrive assez rapidement dans l’intrigue principale et on découvre assez fréquemment des éléments qui s’assemblent pour arriver à la conclusion du roman.

Je pense qu’une des forces de ce roman est de doser parfaitement divers éléments sans en abuser ou en oublier : de l’action et des scènes de combat juste ce qu’il en faut, des descriptions complètes mais pas assommantes, une intrigue qui ne s’essouffle pas au long des pages et qui est régulièrement alimentée de nouveaux éléments… et enfin de la romance qui est présente en arrière-plan mais qui ne vient pas gâcher ou retarder l’aventure.

Et puis la couverture du livre est juste trop belle (et pour une fois, si j’ai choisi le livre c’est en premier lieu pour le résumé et non pour sa superbe couverture).

Par contre, j’étais un peu déçue en refermant le roman que celui-ci ne soit qu’un one-shot. J’ai tellement apprécié l’histoire que j’aurais aimé retrouver l’univers et le trio qu’a créé l’auteure dans une nouvelle aventure.

En bref, un superbe roman fantasy avec un univers prenant, des héros attachants et une intrigue qui tient ses promesses jusqu’à la dernière page.

Quatrième de couverture de « Sorcery of Thorns » avec le résumé de l’histoire.

« La passe-miroir : coffret collector »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 15/10/2020

Maison d’édition : Gallimard jeunesse 

Prix : 80€ (prix Belgique)

Vue du coffret.
Vue du coffret et de son contenu.

Bonjour à toutes et tous ! Voici une chronique un peu différente des autres car je ne vais pas vous parler d’une nouvelle lecture mais d’un achat coup de cœur.

Suite à mes chroniques sur les différents tomes de la merveilleuse tétralogie de la passe-miroir, je vous avais fait part d’un horrible sentiment qui m’avait envahie : les livres étaient dépareillés !

Pas grave me direz-vous, c’est sans compter ma maniaquerie concernant le rangement de ma bibliothèque (c’est bien la seule chose pour laquelle je suis manique d’ailleurs…) Bref, avoir les trois premiers tomes en livres de poche et le 4ème en grand format me faisait tiquer au moindre coup d’œil.

Mais mais mais… Les éditions Gallimard ont eu la merveilleuse idée de sortir un coffret collector de la série. De quoi combler mon petit cœur accro à l’univers d’Ophélie et Thorn et de calmer mes TOCS envahissants.

Je vous présente donc ce magnifique coffret qui contient les 4 tomes en grands formats mais également un petit ouvrage bonus. 

Celui-ci contient un résumé de l’univers de la passe-miroir : liste des Arches, personnages, Esprits de famille, dons des habitants de chaque Arche… Mais également des illustrations inédites de Laurent Gapaillard (honte à moi d’avoir snobé pendant longtemps la passe-miroir car les couvertures ne me plaisaient pas ! Maintenant que je suis une adepte de cet univers, je trouve que les illustrations collent parfaitement à l’histoire.)

Clairement, rien de vraiment inédit dans ce petit bonus mais à posséder pour les adeptes de la passe-miroir !

Le seul sujet qui fâche est le prix du coffret, 80€ (d’un autre côté, ça revient à 20€ le bouquin, la fourchette de prix moyenne d’un roman grand format).

Je le conseille donc aux fans inconditionnels comme moi ou aux lecteurs qui veulent découvrir cette magnifique histoire tout en ayant un bel objet à exposer dans leur bibliothèque.

Et si débourser une telle somme vous provoque un pincement au cœur (proche de Picsou, moi ? Peut-être un peu…), ayez votre Thorn qui aura la bonté de vous l’offrir afin de voir des étoiles dans vos yeux (ou usez des yeux du chat Potté, ça fait l’affaire également ahahah).

Les 4 tomes et le livre bonus.

« La passe miroir tome 4 : La tempête des échos »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 28/11/2019 

Maison d’édition : Gallimard jeunesse 

Nombre de pages : 576 

Prix : 19,90€ (prix Belgique)

Me voici avec ma chronique sur le dernier tome de la tétralogie que j’ai tant adorée. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin malheureusement.

Comme vous pouvez le remarquer, le 4ème tome n’étant pas encore sorti en version de poche, j’ai dû l’acheter en version grand format… Mon côté maniaque en a donc pris un coup car la collection était dépareillée et j’ai horreur de ça ! J’ai heureusement pu y remédier grâce au merveilleux coffret sorti en octobre 2020 que je vous présenterai dans un autre article !

Passons la parenthèse de mon côté maniaque pour en revenir à l’essentiel : l’histoire !

Nous retrouvons Ophélie et Thorn où nous les avions laissés et au moment où les Arches commencent à s’effondrer de manière conséquente.

Afin de contrer les plans de l’Autre ou de Dieu (car au final nous ne savons plus qui est le pire des deux), Ophélie et Thorn déduisent qu’ils doivent enquêter sur l’observatoire des Déviations de Babel. Thorn, en tant qu’envoyé des généalogistes et Ophélie en tant que patiente de l’observatoire. 

Ophélie se retrouvera donc seule la majorité du temps, enquêtant sur les sinistres expérimentations de l’observatoire et ses liens avec les échos. 

Pendant ce temps, Babel s’effondre et enclenche la vitesse supérieure pour la purification des habitants de l’Arche.

Révélations fracassantes et rebondissements inattendus ponctuent le livre jusqu’au dénouement final.

Alors alors, il est toujours difficile de clôturer une tétralogie, surtout quand on a autant apprécié les romans précédents. Maiiis… Ce dernier tome, bien que je l’ai aimé, m’a par moment laissée perplexe.

Tout d’abord la séparation d’Ophélie et de Thorn la majorité du roman. Après des retrouvailles tant attendues, ils doivent de nouveau se séparer afin de trouver des indices qui leur permettront de débusquer l’Autre/Dieu et d’arrêter la disparition des Arches. J’ai bien compris que ce couple ne pouvait filer le parfait amour mais j’aurais apprécié de les voir réunis un peu plus longtemps.

J’ai par contre apprécié la partie où Ophélie est dans l’observatoire des Déviations. Même si c’est assez statique et que j’ai été habituée à plus d’action dans les tomes précédents, les informations révélées et la transformation d’Ophélie m’ont happées. 

Les parties assez philosophiques, nécessaires pour le dénouement de l’histoire, étaient par moment difficiles à saisir. J’ai dû recommencer la lecture de certaines pages afin d’être sûre d’avoir bien saisi ce que l’auteure voulait nous faire passer.

La fin du roman… Je ne m’attendais clairement pas à une fin ouverte ! Bien que cela permette à chacun de se faire sa propre idée sur la finalité, j’étais un peu déçue de ne pas avoir une fin définitive (qu’elle me plaise ou non). En effet, j’ai tellement apprécié cette série que je n’espère qu’une suite à l’avenir et ce sera assez frustrant si ce souhait n’est jamais réalisé !

Même si j’ai trouvé ce tome un peu en-dessous des précédents, la qualité du récit et l’attachement aux personnages m’ont vite fait oublier les petits points négatifs.

J’ai refermé, le cœur lourd, les dernières pages de cette histoire qui m’a profondément marquée, tant par l’univers créé, les personnages attachants et hauts en couleurs ainsi que l’histoire très profonde et quasi mystique qui se déroule.

La passe-miroir est une série qui restera gravée en moi pour longtemps (pour toujours ? Sûrement !) et que je relirai encore de nombreuses fois tellement je l’ai adorée. Une tétralogie époustouflante et que tout le monde devrait lire !

Je ne regrette absolument pas d’avoir sauté le pas qui m’a entraîné dans cet univers fabuleux et magnifique (et surtout d’avoir sauté le pas qui m’a permis de découvrir Thorn !) Comme quoi, il ne faut jamais juger un livre à sa couverture…

Quatrième de couverture de « La passe-miroir » tome 4