« Vampyria – La Cour des Miracles »

Auteur : Victor Dixen

Genre : Fantastique – Uchronie

Date de parution : 17/06/2021

Maison d’édition : Robert Laffont – collection R 

Nombre de pages : 528 pages

Prix : 17€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Vampyria – La Cour des Miracles ».

Me voici avec une chronique sur la suite des aventures de Jeanne Froidelac/Diane De Gastefriche : « Vampyria – La Cour des Miracles ».

Avant de commencer, voici le synopsis :  » À la Cour des Miracles, les rêves les plus merveilleux prennent vie… les cauchemars les plus effroyables aussi.  » 

Aux yeux de Versailles, Diane de Gastefriche a la faveur de Louis XIV l’Immuable, le vampyre suprême qui depuis trois cents ans impose son joug sanglant à la France et à l’Europe. En réalité, elle se nomme Jeanne Froidelac : elle appartient à la Fronde, organisation secrète œuvrant au démantèlement de l’empire du Roy des Ténèbres.

Dans le ventre de Paris apparaît une mystérieuse vampyre renégate, régnant sur une cour souterraine peuplée de goules et d’abominations. Louis charge ses meilleures lames de capturer cette rivale insaisissable et de s’approprier son armée : celle-ci le rendrait plus puissant que jamais. Jeanne parviendra-t-elle à éliminer la Dame des Miracles avant que le Roy des Ténèbres la capture ? »

Après avoir énormément apprécié le premier tome de Vampyria, je me suis lancée avec enthousiasme dans ce second opus et je peux dire que je n’ai pas été déçue car il a frôlé le coup de cœur !

Tout d’abord,  j’adore vraiment l’ambiance de ce Paris resté pratiquement identique à celui des débuts des années 1700, avec certaines touches de modernité qui nous font comprendre qu’il s’agit d’une uchronie et que cela se passe dans les années 2000.

J’ai également apprécié la découverte de la ville de Paris sous l’égide des vampyres, avec ses quartiers douteux et pauvres où Jeanne et ses comparses doivent mener l’enquête par ordre du Roy.

Mais ce qui m’a le plus plu, c’est l’évolution de Jeanne : alors que dans le premier tome elle ne jurait que par sa vengeance, quitte à blesser et trahir tout le monde sur son passage, elle prend en maturité et réfléchit beaucoup plus à ses actes, afin de servir la Fronde et le bien de l’humanité avant tout.

J’ai également aimé découvrir le passé d’Hélénaïs. Même si elle est toujours insupportable par moments, on comprends mieux d’où vient son attitude et j’ai ressenti de la compassion pour elle.

Nous en apprenons plus sur certains vampires et sur la Cour d’Angleterre, où les humains peuvent facilement se faire transmuter grâce à Sterling Raindust, qui intrigue par sa vision non-conformiste pour un buveur de sang.

J’ai retrouvé avec plaisir des personnages attachants comme Naoko, l’amie de Jeanne et Orféo.

L’enquête afin de découvrir la Cour des Miracles et la vampyre qui est à sa tête était prenante. J’ai vraiment aimé découvrir cette facette sombre de la ville de Paris ainsi que le but et la raison d’être de cette Cour.

Et puis… Le livre contient une magnifique carte de la ville de Paris (et j’adooore les cartes!)

Enfin, le livre se termine avec encore plus de questions qui me donnent envie de dévorer la suite dès sa sortie… Je l’attends donc de pied ferme ! 

En bref, une lecture qui entre dans mes préférées de l’année 2021 ! J’adore vraiment l’ambiance et l’intrigue de la série Vampyria et il me tarde de découvrir la suite.

Quatrième de couverture de « Vampyria – La Cour des Miracles ».

« Vampyria – La Cour des ténèbres »

Auteur : Victor Dixen

Genre : Fantastique – Uchronie

Date de parution : 15/10/2020

Maison d’édition : Robert Laffont – collection R 

Nombre de pages : 496 pages

Prix : 16,75€ (prix Belgique)

Première de couverture de Vampyria.

Me voici avec la chronique d’une nouvelle saga plus que prometteuse : Vampyria – La Cour des ténèbres.

Après avoir commencé la série malheureusement annulée de Netflix « La Révolution », je cherchais des livres dans l’ambiance de la série et c’est là que j’ai découvert ce nouveau roman. 

Couverture attirante et mystérieuse, résumé ne dévoilant pratiquement rien de l’intrigue… C’est avec une bonne impression que je débute ma lecture.

Jeanne est une roturière vivant à la Butte-aux-rats, un petit village perdu en Vampyria. Depuis presque 3 siècles, le Roy Louis XIV s’est transformé en vampyre de même qu’une partie de sa Cour. Depuis, les humains non-nobles doivent respecter différentes règles dont le fait de donner son sang chaque mois, ne pas sortir après le coucher du soleil et de ne pas s’éloigner de sa zone de parcage.

Suite à divers évènements tragiques, Jeanne se voit dans l’obligation de prendre l’identité d’une jeune Baronne de sa région et est prise sous l’aile d’un vampire qui la conduira à Versailles, à la Grande écurie.

La Grande écurie accueille la progéniture de nobles humains. Ils suivent des cours et participent à une compétition acharnée afin de devenir écuyer du Roy et par la suite devenir vampires.

Jeanne, devenue Diane, se jure de venger sa famille en éliminant le Roy et la Cour. Elle devra donc devenir la meilleure élève de sa promotion et apprendre tout d’un monde qu’elle ignore.

Clairement, ce premier tome plein d’action (et de sang) a répondu à toutes mes attentes !

Le rythme est soutenu, il n’y a aucun temps mort et les pages s’enchaînent sans qu’on s’en rende compte.

L’univers est bien expliqué et il ne faut pas longtemps afin de se retrouver plongé dedans. De plus, la présence de cartes (j’aime les cartes) et de la hiérarchie de la Vampyria en début de roman aident à la compréhension de l’histoire.

L’ambiance de la Grande écurie m’a également plue, entre complots, ragots, mensonges et calculs afin de parvenir à ses fins.

J’ai beaucoup aimé le cadre de l’histoire, évoquant le XVIIème/XVIIIème siècle alors que l’histoire se passe dans les années 2000 (du fait du règne vampirique, peu de chose ont évolué depuis l’époque de la transmutation du Roy).

Enfin, les passages où l’on parle des vampires et des créations vampiriques telles que les roses de sang ou les cavales vampiriques sont très créatifs et sans filtre, n’hésitant pas à mettre l’horreur en avant. J’ai beaucoup apprécié ces moments mais je pense que ça risque de déranger les personnes ne raffolant pas du trash et de l’hémoglobine.

Par contre, j’ai eu légèrement du mal à m’attacher à Jeanne/Diane car je n’étais pas toujours d’accord avec ses actions ou sa manière de penser, contrairement à son amie Naoko ou encore à Tristan. J’attends de voir l’évolution de son personnage lors du prochain tome afin de me faire un avis plus définitif sur elle.

Enfin, le roman se termine avec un retournement de situation auquel je ne m’attendais pas et qui donne envie de connaître la suite lors du prochain tome.

En clair, un premier tome efficace et prometteur, sans temps mort et qui donne envie de lire la suite ! A éviter par contre si on n’apprécie pas les moments sanglants et « gores ».

Quatrième de couverture de Vampyria.

« Smoke »

Auteur : Dan Vyleta

Genre : Fantastique – Suspens – Uchronie 

Date de parution : 16/01/2019

Maison d’édition : Le livre de Poche

Nombre de pages : 768 pages

Prix : 10,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec la critique d’un livre qui me laisse toujours à l’heure actuelle dubitative.

Tout d’abord, ce livre m’a en grande partie attirée pour sa couverture sombre avec en arrière plan la ville de Londres. Je sais, je devrais aller plus loin qu’une jolie couverture mais mes choix s’opèrent souvent sur ce simple critère…

Outre la belle couverture, le synopsis m’a tout de suite intrigué : Londres et le XIXème siècle, différences sociales marquées par le vice et aussi du fantastique. Il ne m’en a pas fallu plus pour commencer ce bouquin.

Or… Je ne sais dire si j’ai apprécié ma lecture ou non ! 

Avant de développer les points qui m’ont plu et déplu, je vais essayer de faire un bref résumé sans trop en dévoiler, ce qui est assez complexe pour cette histoire.

Charlie et Thomas, deux adolescents de la noblesse, se trouvent dans un internat d’élite où on leur apprend à contrôler la Fumée (leurs péchés en somme). Or, ils constatent qu’un autre élève, qui est un vrai tyran, ne fume pas. S’en suit alors une visite des deux jeunes garçons chez un oncle éloigné de Thomas. Là, ils découvriront que leur monde est régit par des duperies et des mensonges. 

Avec l’aide de Livia, la fille de l’oncle de Thomas, ils vont tenter de percer les secrets de la Fumée et de comprendre pourquoi la basse classe fume sans arrêt alors que les nobles ne fument pas, même s’ils éprouvent ou commettent eux aussi des péchés.

Cette aventure les mènera du fond des mines à la ville de Londres, où semble se concentrer tous les pires péchés. Ils découvriront également différents personnages qui les éclaireront sur l’origine et l’utilité de la Fumée…

D’une part, j’ai beaucoup aimé le fait d’aborder le péché et de le rendre visible afin de juger les personnes et de leur attribuer un rang social.

J’ai également apprécié Thomas, Charlie et Livia, les personnages principaux. L’auteur a su nous les décrire avec leurs doutes, leurs péchés mais aussi leurs valeurs. Dans une moindre mesure, les personnages secondaires étaient également bien développés, nous permettant d’appréhender la noirceur et le combat intérieur de chacun entre le bien et le mal.

L’époque et le lieu de l’intrigue m’ont également énormément séduits, surtout avec cette société où le péché renforce les inégalités sociales.

D’un autre côté… J’ai trouvé l’histoire à certains moments beaucoup trop longue et trop brouillonne. Je n’arrivais pas à comprendre où l’auteur voulait m’emmener et j’ai eu du mal à saisir certaines intrigues et rebondissements du fait de cette écriture si laborieuse.

Les descriptions et les scènes identiques vues par différents protagonistes alourdissaient également l’ensemble. 

Enfin, le final de l’histoire ! Il laisse une perspective de l’avenir ouverte pour le lecteur. Cela pourrait être sympa, mais n’étant pas sure de la finalité amenée par l’auteur, j’ai du mal à projeter les héros de l’histoire dans l’avenir, ce qui est assez frustrant.

Je décrirais donc ce livre comme une descente en kayak: à certains moments, l’écriture m’entrainait et me donnait envie d’en savoir toujours plus (comme dans des rapides) et à d’autres moments, l’histoire était tellement plate que j’avais du mal à accrocher et à continuer (comme quand il n’y a pas assez d’eau et que le kayak racle le fond de la rivière). Ce sentiment, je l’ai ressenti à plusieurs reprises tout au long du roman, ce qui n’est pas des plus agréables lors des moments « creux ».

En clair, une histoire difficile à jauger et à juger. Je pense que chacun doit lire le livre pour s’en faire son propre avis, car il risque de plaire, de déplaire ou, comme pour moi, de laisser le lecteur perplexe.

Quatrième de couverture et synopsis