« Les dossiers du voile »

Auteur : Adrien Tomas

Genre : Urban fantasy – policier  

Date de parution : 08/01/2021

Maison d’édition : Fleurus

Nombre de pages : 400 pages

Prix : 16,90€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Les dossiers du voile ».

Bonjour à tous ! Me voici avec la critique d’un autre livre d’Adrien Tomas que j’ai autant adoré et dévoré que ses romans dans l’univers de « Engrenages et sortilèges »… J’ai nommé : « Les dossiers du voile ».

Déjà, petite mention spéciale à la couverture qui est juste trop belle! (comme ce fût le cas avec dragons et mécanismes et engrenages et sortilèges).

Avant de développer mon avis, petit résumé pour mettre l’histoire en contexte : 

« Tia Morcese est policière dans une brigade un brin spéciale : la Brigade de régulation des espèces méta-humaines de Paris. Car, derrière le Voile ténu de la normalité se cachent sorciers, mages, vampires, loups-garous, djinns, dragons, trolls, gnomes… tout ce petit monde n’aimant rien tant que de se foutre sur la gueule à longueur de journées… et de nuits ! 
Son job ? S’assurer que les débordements de ces joyeux lurons ne déchirent pas le Voile qui dissimule leur existence au reste du monde. Son credo ? Une main de fer dans un gant en fer ! 
Et elle va avoir besoin de toute sa patience pour résoudre les différents meurtres et conflits méta-humains qui embrasent la capitale. 
A côté de son impressionnante grande soeur, Mona Morcese pourrait (presque) passer pour une ado normale. Pourtant, cette jeune apprentie sorcière est loin d’avoir les yeux dans sa poche. Et quand elle tombe sur des informations-clés sur les affaires en cours de sa soeur, elle n’hésitera pas à mettre sa propre vie en danger… 
Une double-enquête trépidante de l’autre côté du Voile ! »

Alors que dire si ce n’est que j’ai passé un moment hyper agréable et que ma lecture a frôlé le coup de cœur ! Trois livres de cet auteur que je lis et trois livres que j’adore et que je dévore !

Pour ma part, je pense que mon addiction à ces livres vient de l’écriture qui est vraiment très fluide, avec toujours une touche d’humour et un vocabulaire recherché sans pour autant être laborieux à comprendre (j’ai horreur des livres qui utilisent des mots complexes toutes les phrases et qui rendent la lecture difficile). Il pourrait écrire sur n’importe quel sujet que j’apprécierai sans aucun doute ses romans (mais comme il s’agit de Fantasy/fantastique… C’est encore mieux !)

Parlons maintenant du contenu de l’histoire… J’ai adoré trouver des créatures fantastiques telles que sorciers, vampires, loups garous, trolls et autres spécimens imaginaires dans la ville lumière. Leur monde bien à eux, avec des codes bien spécifiques m’a émerveillée. 

Les luttes de clans inter et intra espèces étaient bien représentés et m’ont fait penser aux vieilles querelles de familles dans les petits villages ardennais (belges hein pas français !) d’où je suis originaire : on ne sait plus trop pour quoi ça a commencé mais on continue par principe !

J’ai également beaucoup aimé le fait que toute cette communauté doit rester cachée pour ne pas être découverte des humains lambda et qu’une brigade (si on peut l’appeler comme telle) est chargée de maintenir l’ordre.

L’univers en lui-même est bien construit et cohérent et donne envie d’en savoir plus à son sujet.

Les personnages sont tous hauts en couleurs et agréables à suivre. J’ai bien aimé les spécialisations de chaque espèce magique et les comportements qui en découlent.

J’ai adoré Mona, une jeune sorcière, et ses amis, un djinn et une « louve garoue ». J’ai vraiment retrouvé le petit groupe d’ados atypiques que l’on peut croiser dans chaque école secondaire (ou Lycée pour les Français).

Le personnage de Tia est incontestablement mon préféré ! Il s’agit de la grande sœur de Mona, une sorcière qui a refoulé ses pouvoirs et qui est enquêtrice pour la brigade du voile. Elle est très drôle et a quelques défauts qui la rendent plus humaine et qui permettent de nous identifier facilement à elle.

Le fait selon les chapitres de suivre soit Tia ou soit Mona donne du rythme à la lecture et permet de ne pas s’ennuyer un seul instant.

L’action et les retournements de situation ainsi que les indices sont juste bien dosés et donnent un sentiment de continuité et de progression dans le récit qui n’est pas trop lent ou trop rapide.

Enfin, l’humour est un gros point fort de cette histoire ! J’ai beaucoup ri alors que cela m’arrive rarement dans mes lectures.

Le seul point négatif est que l’histoire se finit trop rapidement ! J’aurais aimé qu’elle continue indéfiniment. Je croise les doigts pour qu’il y ait d’autres aventures de la famille Morcese !

En bref, un roman de fantasy urbaine addictif et drôle, avec des personnages haut en couleur et une intrigue et un univers qui ne vous font pas lâcher le roman jusqu’à la dernière page !

Quatrième de couverture de « Les dossiers du voile » avec le résumé.

« La maison au milieu de la mer Céruléenne »

Première de couverture de « La maison au milieu de la mer Céruléenne ».

Auteur : TJ Klune

Genre : Fantastique 

Date de parution : 01/07/2021

Maison d’édition : De Saxus

Nombre de pages : 473 pages

Prix : 18,90€ (prix Belgique)

Me voici avec la critique d’un livre feel good qui m’a permis de passer un moment super agréable avec de très beaux messages à la clé : « La maison au milieu de la mer Céruléenne ».

Ne sachant pas à quoi m’attendre, j’ai avant tout craqué pour la couverture super jolie et colorée.

Avant de donner mon avis, voici le résumé : « Une île magique. Une mission dangereuse. Un secret brûlant.

Linus Baker mène une vie tranquille et solitaire. À quarante ans, il vit dans une petite maison avec un chat caractériel et ses vieux disques. En tant qu’agent du Ministère de la Jeunesse Magique, il doit s’assurer du bien-être des enfants dans les orphelinats supervisés par le gouvernement.

Mais lorsqu’il est convoqué de manière inattendue par les Cadres Extrêmement Supérieurs, il se voit confier une mission curieuse et hautement secrète : se rendre sur l’île de Marsyas dans un foyer où résident six dangereux pensionnaires.

Obligé de mettre ses craintes de côté afin de rédiger un rapport objectif sur l’établissement, Linus va vite comprendre que les enfants ne sont pas le seul secret que renferme l’île. Il devra également réussir à cerner le charmant et énigmatique directeur des lieux, Arthur Parnassus, qui fera tout pour défendre ses protégés.

À mesure qu’il découvre d’incroyables secrets et qu’il se rapproche d’Arthur, Linus va se retrouver confronté au plus difficile des choix : faire son devoir ou écouter son cœur ».

Alors que dire mis à part que cette lecture est un doudou ultra réconfortant ! Linus et les habitants de l’île sont tous adorables. J’ai particulièrement apprécié notre héros qui avait plutôt tout d’un anti-héros au début du roman : morne, se laissant marcher sur les pieds et n’osant pas se rebeller malgré l’inhumanité du ministère de la jeunesse magique et l’antipathie de son entourage. Pourtant, au fur et à mesure de l’histoire, il va sortir de sa zone de confort et se rendre compte qu’il faut avant tout se laisser guider par son cœur et son sens des valeurs. 

J’ai également adoré les personnages de Lucy, l’antéchrist aux rêves remplis d’araignées monstrueuses et de Talia, la gnome de jardin qui veut toujours tuer et enterrer les gens afin de pouvoir se servir de sa pelle adorée. Tous les deux m’ont beaucoup fait rire avec leur manière de voir le monde et leurs réflexions.

J’ai été très touchée par Sal, un enfant traumatisé par ses nombreux transferts d’orphelinats en orphelinats et par les mauvais traitements qu’il a reçu dans certains.

En fait, j’ai apprécié tous les personnages vivant sur l’île ! Chacun a sa particularité, son histoire et ses rêves (et son humour, cela va sans dire) !

C’est d’ailleurs un des points extrêmement important de ce livre : j’ai beaucoup ri (alors que c’est quelque chose qui ne m’arrive que rarement) ! L’humour et l’innocence des enfants sont absolument adorables et permettent d’aborder certaines thématiques avec le sourire.

Le cadre de l’histoire est également très beau ! J’aurais aimé que l’île et la maison existent réellement pour m’y rendre en vacances et savourer la quiétude et l’ambiance chaleureuse qui y règnent.

Ce livre est en fin de compte une ode à la tolérance, au respect de toutes les différences. Il lutte contre les discriminations et notre société moderne qui broie les personnes qui n’entrent pas dans le moule de la performance tant attendue et qui n’ont pas une obéissance aveugle à leurs supérieurs (que ce soit dans le cadre du travail ou des politiques). 

J’ai bien aimé le parallèle avec notre société ultra libérale qui promeut le travail et l’obéissance au système, tout en niant les besoins fondamentaux de l’être humain. A force de vivre toujours à cent à l’heure et en se conformant aux exigences parfois farfelues de notre société, on en oublie de nous écouter et de faire ce dont nous avons besoin et envie. Linus en est le parfait exemple: il vivait une vie qui ne lui correspondait pas du tout juste pour entrer dans le moule que la société demandait et imposait.

Le seul petit bémol que je trouve à ce roman, c’est que les thèmes abordés ne sont pas assez poussés et nuancés, et sont parfois dits sans trop de subtilité. Cependant, il s’agit de littérature jeunesse et je comprends bien que l’on ne pouvait pas aller beaucoup plus en profondeur dans les thèmes (comme l’homosexualité par exemple). 

En clair, il s’agit d’une lecture drôle, avec des personnages plus qu’attachants et de très beaux messages, parfois dits un peu simplement, mais tellement réconfortants ! Si vous n’avez pas le moral, je ne peux que vous conseiller ce livre pour vous sentir tout de suite mieux !

Quatrième de couverture et synopsis de « La maison au milieu de la mer Céruléenne ».

« Les Autodafeurs – l’intégrale »

Auteur : Marine Carteron

Genre : Thriller – aventure – action – adolescents 

Date de parution : 06/11/2019

Maison d’édition : Rouergue – Epik

Nombre de pages : 1088

Prix : 25€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me revoici avec la critique d’un roman dont j’avais découvert le premier tome dans ma bibliothèque préférée et qui m’avait conquise… Sans pour autant réussir à mettre la main sur les suites ! Voici chose faite grâce à cet intégral ! Autant dire que je n’ai pas été déçue !

Alors que le premier tome s’ouvre sur un meurtre fait passé pour un accident de voiture, nous découvrons Auguste Mars, 14 ans, fils de la victime.

A la suite de cet événement tragique, Auguste, sa mère ainsi que sa sœur Césarine, déménagent chez les grands-parents paternels de ces derniers, en Normandie, laissant Paris derrière eux.

Auguste découvre alors que le petit village dans lequel ils déménagent est tenu par une famille très riche et influente et que sa propre famille est évitée, voire plus. Auguste, aidé de sa petite sœur autiste asperger d’une intelligence hors norme et d’une logique déconcertante, vont découvrir que leur famille cache un secret et un héritage vieux de plusieurs centaines siècles.

S’en suit alors une aventure afin de découvrir les meurtriers de son père et les secrets de la Confrérie, organisation qui a juré la protection des livres et de la connaissance du monde contre les terribles autodafeurs qui veulent museler la connaissance et obtenir le pouvoir. Confrérie dont Auguste et Césarine font désormais partie, qu’ils le veuillent ou non.

Pour les aider, ils pourront compter sur le professeur DeVergy et le nouveau meilleur ami d’Auguste, Robert, dit Néné.

Aventure, action, enquête sur fond d’histoire entre le bien et le mal et humour décapant sont au rendez-vous.

Alors que dire sur cette histoire tellement je l’ai appréciée ! Pourtant, le livre est destiné aux jeunes ados mais j’ai pris un très grand plaisir à découvrir l’histoire d’Auguste et de la Confrérie. De plus, l’énorme pavé de pratiquement 1100 pages se lit aisément et rapidement tellement l’histoire est prenante. Je vais essayer de détailler par points ce qui m’a le plus plu dans ce roman.

Au niveau du style d’écriture, les chapitres sont courts et alternent entre le point de vue d’Auguste et les pages du journal de Césarine (qu’elles soient couchées sur papier ou consignées dans sa tête). Cela permet d’avoir deux structures différentes qui apportent du peps à l’histoire opposant l’ironie, l’humour et la palette d’émotions ressenties par Auguste et la logique, la rigueur et le pragmatisme de Césarine. Pourtant, cette logique implacable est par moment hilarante.

Car oui, un des deux héros de l’histoire est une petite fille de 7 ans, autiste asperger à l’intelligence exceptionnelle et à la logique déconcertante. J’ai adoré la manière dont l’auteure a amené un personnage fort avec un trouble mental connu et pourtant mystérieux, sujet à de nombreuses extrapolations. Ayant moi-même dans ma famille une personne atteinte de ce trouble (sauf qu’il s’agit d’autisme profond et non d’asperger), j’ai été très touchée que l’on mette ce handicap en avant et qu’on le rende accessible. Césarine est très attachante et on en oublie son handicap, riant de sa logique poussée à l’extrême (je ne verrai plus les œufs de la même manière !) D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’on dit d’elle qu’elle est une artiste et non une autiste.

Hormis les personnages attachants comme Néné, le geek écolo, les grands-parents d’Auguste et d’autres que nous découvrons dans le dernier tome, l’histoire est très riche et intéressante, mettant en avant un combat pour la protection des livres et des connaissances qu’ils nous apportent. Et quoi de mieux que de parler de livres et de ce qu’ils représentent pour une mordue de lecture comme moi ? 

De plus, les secrets datant de plusieurs siècles mêlant personnages et événements historiques réels tels Alexandre le Grand, la grande bibliothèque d’Alexandrie ou encore Christophe Colomb à la fiction sont très réussis et intriguants pour la fan d’histoire que je suis.

Nous retrouvons également le thème de la liberté d’expression et de la censure, des sociétés totalitaires et dictatoriales par le biais du dessein des Autodafeurs… Tellement d’actualité avec ces fake news qui nous entourent et le politiquement correct qui lisse de plus en plus la parole de chacun.

L’aventure est rythmée, faisant penser aux films Indiana Jones mais dont les héros principaux sont des ados de 14 ans, en proie aux tourments de tout adolescents de leur âge mais avec l’équilibre du monde reposant sur leurs épaules ainsi qu’une fillette de 7 ans. J’ai adoré les moments d’actions et d’enquêtes afin de déjouer le plan des Autodafeurs. Par contre, le dernier tome se transforme plus en James Bond qu’Indiana Jones et je trouve que ça enlève la fraicheur et l’humour des deux premiers tomes, rendant l’action moins réaliste (on parle d’adolescents face à une société secrète très puissante après tout !)

Et puis, le dénouement ! Honnêtement, je ne m’attendais pas à la tournure qu’a pris l’histoire sur les 150 dernières pages ! L’aventure et l’action se transforment… en roman de SF ! J’en suis restée scotchée tellement c’était pour moi inattendu et imprévisible.

Vient alors le moment de clore l’histoire mais qui apparemment continuerait dans une autre trilogie de l’auteure. Je la lirai peut-être à l’avenir mais il n’y a pas besoin de cette nouvelle histoire pour apporter une fin claire et qui répond aux nombreux questionnements posés lors de cette merveilleuse aventure de plus de 1000 pages. 

En bref, une trilogie divertissante, amusante et remplie d’aventure, de mystères et de secrets séculaires, mettant en avant des jeunes plein de ressources et terriblement attachants.

Une aventure à lire, à savourer et à partager de 12 à 100 ans tant elle est riche et propose différents niveaux de lecture, selon l’âge du lecteur.

Et coup de cœur principalement pour le personnage de Césarine, qui permet de mieux appréhender une des facettes de l’autisme et ses caractéristiques.

Quatrième de couverture avec résumé.