« Les chroniques de l’érable et du cerisier tome 2 –le sabre des Sanada »

Auteur : Camille Monceaux

Genre : Historique – drame – quête personnelle

Date de parution : 26/08/2021

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 432 pages

Prix : 20,50€ (prix Belgique)

Première de couverture des « chroniques de l’érable et du cerisier – le sabre des Sanada ».

Après le coup de cœur du premier tome « Le masque de Nô », j’enchaîne avec un autre coup de cœur pour ces chroniques de l’érable et du cerisier « le sabre des Sanada ».

Avant de développer mon avis, voici le résumé : « Ichirô a fui Edo et passe l’hiver dans un temple reculé, en compagnie de son ami Shin. Mais son passé le rattrape. Bouleversé par la disparition de Hiinahime, le jeune samouraï n’a plus qu’une seule raison de vivre : venger son maître et exaucer sa dernière volonté en restituant le mystérieux sabre à l’un des puissants seigneurs d’Ôsaka. Ichirô intègre le clan Sanada et se prépare à des combats sanglants. Son destin se jouera-t-il au sein de la forteresse dressée face à la tyrannie du shogun ? »

Que dire si ce n’est que j’ai tout autant adoré ce tome que le premier !  Le récit et l’écriture de Camille Monceaux me transportent toujours autant dans son univers poétique et à la fois rude du Japon féodal et de la quête du jeune garçon.

Alors que le premier tome nous laissait plus dans le flou quant à l’identité d’Ichirô, nous comprenons mieux le destin qui l’attend et son rôle dans la guerre entre les héritiers du roi singe et du Shogun. 

Les scènes de combats sont beaucoup plus présentes que dans le premier tome, notamment avec la bataille d’Osaka entre le clan Toyotomi et les soldats du Shogun, ainsi que l’apprentissage d’Ichirô avec la ninja Serein et les samouraïs Kama et Yukitada. Cela apporte un peu plus d’action que dans le premier roman.

J’ai toujours autant d’affection pour le personnage d’Ichirô, qui continue sa quête personnelle et tente toujours d’agir de manière la plus juste.

Shin est toujours adorable et un ami fidèle dont a bien besoin le jeune homme.

Le personnage de Serein fût un réel coup de cœur ! J’ai adoré son tempérament inflexible et courageux. Elle se révèlera une amie fidèle et une bonne instructrice pour Ichirô. De plus, son passé nous fait mieux comprendre son tempérament actuel.

Par contre, nous retrouvons toujours le rythme assez lent du premier tome (notamment la partie dans le temple). Pourtant, cela ne me gêne aucunement dans ce roman (alors que d’habitude, j’aime mieux les livres avec plus d’action). 

Finalement, le rythme s’accélère sur le dernier quart du livre et les révélations finales m’ont empêchées de lâcher le livre avant d’arriver à la dernière page.

En clair, ce deuxième tome des chroniques de l’érable et du cerisier s’est de nouveau révélé un véritable coup de cœur ! J’adore vraiment me plonger dans la vie d’Ichirô et suivre avec lui l’avancement de sa quête personnelle, ses doutes et ses apprentissages. L’écriture est toujours magnifique et le côté un peu lent du premier tome se retrouve au début mais n’est absolument pas gênant. Car cette histoire est une histoire qui se savoure petit à petit et ce rythme convient très bien au roman.

Et de nouveau, mention spéciale à la beauté du livre et en particulier de la tranche qui est de nouveau décorée ! Ça apporte un plus à cette histoire qui est déjà fabuleuse.

Première de couverture et tranche superbement décorée.

Il me tarde de découvrir la suite de cette saga qui pour moi est un sans-faute depuis le départ !

Quatrième de couverture avec le résumé.

« Magic Charly Tome 2 –  Bienvenue à Saint-Fouettard ! »

Auteur : Audrey Alwett

Genre : Fantastique 

Date de parution : 04/02/2021

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 528

Prix : 17,50€

Première de couverture du tome 2 de « Magic Charly ».

Bonjour à tous ! Comment allez-vous depuis le temps ?

Je vais vous présenter la chronique du tome 2 de Magic Charly ! Si j’ai moyennement apprécié le premier livre, c’est avec beaucoup plus d’enthousiasme que je vais vous parler de ce second roman.

Avant de donner mon avis, voici le résumé des aventures de Charly et Sapotille : « Saint-Fouettard ! C’est dans cette sinistre institution pour jeunes magiciers indisciplinés que sont envoyés Charly et Sapotille. Alors que des forces malfaisantes œuvrent pour prendre le contrôle de la magie, les deux amis sont plus que jamais déterminés à agir. Mais comment lutter quand on n’a aucun sortilège sous la main ? »

Alors que le premier roman ne m’a pas plus emballée que ça, c’est totalement différent pour ce second tome !

L’histoire entre enfin plus en profondeur dans le vif du sujet et de l’intrigue (qui n’étaient clairement pas assez développés à mon goût dans « l’apprenti »).

J’ai beaucoup aimé découvrir le monde magique : Saint Fouettard et la ville magique de Thadam m’ont conquis. L’univers décrit par l’auteure est beaucoup plus étoffé et complet ce qui permet une immersion plus rapide que lors du premier tome.

J’ai beaucoup plus apprécié le personnage de Sapotille qui est en réalité un personnage fort avec un passé douloureux. Je pense que c’est mon personnage préféré.

De même, Charly devient plus sympathique et apprend à apprivoiser et maîtriser ce monde qui lui était inconnu quelques semaines plus tôt.

Comme je l’ai dit, l’intrigue prend forme et se complexifie, ce qui permet de réellement s’intéresser au sort qui attend Charly, Sapotille, maitre Lin et la grand-mère de Charly. 

En dehors de l’intrigue principale, j’ai fortement apprécié toute la partie concernant les courses de citrolles. Cela apportait des moments d’actions bienvenus.

Et quant au final, il est très prometteur et m’a donné envie de lire la suite (ce qui n’était pas vraiment le cas à la fin du premier roman).

Enfin, je ne peux que féliciter le travail créatif de l’auteure. L’univers est de mieux en mieux décrit et les inventions sont toujours plus farfelues et originales les unes que les autres.

En bref, j’ai bien fait de m’accrocher et de lire ce deuxième tome car je l’ai trouvé très agréable et prenant. Il me tarde que la suite sorte afin de connaître la suite des aventures de Charly et Sapotille.

Quatrième de couverture avec le synopsis du tome 2 de « Magic Charly ».

« Magic Charly Tome 1 –  L’apprenti »

Auteur : Audrey Alwett

Genre : Fantastique 

Date de parution : 06/06/2019

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 416

Prix : 16,50€

1ère de couverture de Magic Charly – L’apprenti

Bonjour à tous ! Me voici avec la chronique d’une saga dont tout le monde parle. Il s’agit du sympathique (mais pas coup de cœur pour moi) Magic Charly !

Avant de développer mon avis, le résumé s’impose :

« On peut avoir un chat doué de capacités hors du commun et tout ignorer de l’existence des magiciers. C’est le cas de Charly Vernier, jusqu’à ce qu’il découvre que sa grand-mère pourrait être un membre éminent de cette société. Mais elle court un grave danger. S’il veut la sauver -et se sauver lui-même- Charly n’a pas le choix, il lui faut devenir apprenti magicier. »

J’ai relativement apprécié le récit même si ce premier tome ne m’a pas transcendée (pas comme le deuxième tome dont je parlerai dans une prochaine chronique).

En effet, j’ai trouvé l’histoire peut-être un peu trop enfantine à mon goût. Bien que l’univers soit très créatif, il n’était pour autant pas assez approfondi. De même pour les personnages qui sont sympathiques mais dont il est difficile de s’attacher car de nouveau ils ne sont pas assez développés.

Certains termes m’ont également déplus et dérangés une partie du roman (avant que je ne m’y habitue sans doute). Je pense notamment au terme magicier. Je n’ai pas compris l’intérêt d’employer un nouveau terme pour parler des magiciens/sorciers.

Au niveau du récit, je ne me suis réellement prise dans l’histoire que durant le dernier quart, tout ce qui se passait avant ne me faisait ni chaud ni froid. J’ai d’ailleurs cru à certains moments que je ne lirai pas le second tome.

Par contre j’ai vraiment fortement apprécié l’univers magique et les petits détails comme les théières perpétuelles et les bibliothèques qui retournent à l’état de forêt si on n’en prend pas soin. Je suis admirative du talent imaginatif de l’auteure (qui m’a par certains points fait penser à la passe miroir).

En clair, j’ai trouvé ce premier tome sympathique mais sans plus. Heureusement que le dernier quart du livre a aiguisé mon intérêt et qu’il m’a permis de me lancer dans le second tome que j’ai trouvé nettement meilleur !

« Harry Potter – La carte du maraudeur et la bataille de Poudlard »

Auteur : Collectif

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Genre : Beau livre – jeunesse – documentaire

Date de parution : 04/10/2018 pour la carte du maraudeur et 22/10/2020 pour la bataille de Poudlard

Nombre de pages : 64 et 68 pages

Prix : 19,90€

Livres « Harry Potter – la bataille de Poudlard » et « Harry Potter – la carte du maraudeur ».

Bonjour à tous ! Après avoir un peu perdu le rythme des publications (la fin d’année scolaire est toujours assez chargée pour les enseignants et j’ai également été malade), je vais essayer de me remettre à jour et de vous présenter chaque semaine une chronique sur un livre.

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter deux ouvrages sortis tout droit de ma petite collection HP « Harry Potter – La carte du maraudeur » et « Harry Potter – La bataille de Poudlard ».

Alors, que contiennent ces livres ? Il s’agit de livres documentaires sur le monde d’Harry Potter mais destinés avant tout aux enfants. En effet, on reçoit avec chaque livre une baguette magique lumineuse qui permet de révéler des secrets dissimulés dans le livre.

Et même si je ne suis plus une enfant depuis longtemps (et que pour mes élèves je m’apparente plutôt à un proche des dinosaures), j’ai adoré parcourir le livre à la recherche d’informations cachées. En plus, la baguette contient un stylo à encre invisible qui permet d’écrire des secrets qui ne se révèleront qu’avec l’utilisation de la baguette (super pour écrire ce que je ne peux dire à voix haute sur les enfants qui pensent que je suis un dinosaure !)

Sinon, les livres contiennent des informations assez classiques que l’on peut retrouver dans d’autres ouvrages jeunesse sur l’univers HP.

Le livre « la carte du maraudeur » est plus ciblé sur l’école en elle-même et les lieux emblématiques qui la constituent (la grande salle, la forêt interdite, la volière…) ainsi que des informations sur les différents cours proposés à Poudlard.

Le livre « la bataille de Poudlard », quant à lui, est plus ciblé sur les forces du mal, les différentes batailles, les sortilèges ainsi que sur les diverses associations de sorciers (l’Ordre, l’armée de Dumbledore…)

En résumé, ce sont de chouettes livres pour les enfants qui aiment Harry Potter et des beaux objets de collection pour décorer une bibliothèque ou une vitrine Harry Potter.

Quatrièmes de couverture des deux livres

« Les chroniques de l’érable et du cerisier »

Auteur : Camille Monceaux

Genre : Historique – drame – quête personnelle

Date de parution : 27/08/2020

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 416 pages

Prix : 20,50€ (prix Belgique)

Première de couverture des « chroniques de l’érable et du cerisier ».

Me voici avec un avis très enthousiaste sur le premier tome des « Chroniques de l’érable et du cerisier ».

« Ichirô est un bébé qui a été recueilli par un ancien samouraï et sa servante Oba qui vivent en ermites dans les montagnes japonaises. Il n’avait que pour tout signe distinctif un pendentif en forme de feuille d’érable.

Son enfance se passe au rythme des saisons, de l’apprentissage de la voie du sabre et de la vie en symbiose avec la nature. Il y apprendra les joies et aussi les peines de la vie.

Alors âgé de 12 ans, un évènement terrible l’obligera à quitter seul sa montagne protectrice et il devra alors apprendre à vivre et se débrouiller seul dans la grande ville d’Edo. Amitiés, trahisons et surtout quête personnelle afin de découvrir qui il est, mais aussi la fomentation de sa vengeance contre les hommes qui l’ont poussé à quitter son havre de paix. »

Que dire de ce livre si ce n’est que je l’ai dévoré et que j’ai été transportée par sa poésie !

Il y a tellement de choses que j’ai aimées dans ce livre que je vais tâcher de résumer les points qui m’ont le plus séduites.

Je pense que le principal coup de cœur pour moi vient du superbe travail d’écriture de Camille Monceaux ! Le texte est doux, très poétique, rend hommage à la nature japonaise et aux petits moments, joyeux ou tristes, de la vie d’Ichirô. Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu un livre qui m’a fait autant vibrer par la qualité de sa rédaction.

J’ai également beaucoup apprécié les personnages de l’histoire. Tout d’abord notre héro Ichirô dans sa quête personnelle, qui s’égare parfois mais revient toujours dans le droit chemin. Mais également Daichi, le poète loufoque, Shin, l’ami fidèle que se fera Ichirô à Edo, Oba, la douce et tendre vieille dame qui fût une réelle grand-mère pour notre héro, le maître, à la fois mystérieux et sévère mais qui aime profondément son protégé. Je les ai tous aimé et j’ai même versé quelques larmes sur le sort d’un en particulier.

La retranscription du Japon féodal est également époustouflante de réalisme et m’a appris énormément de choses sur le passé de ce pays que je rêve de visiter un jour. La voie du sabre, le début du théâtre Kabuki, les codes et la hiérarchie des courtisanes… C’est un monde fascinant à découvrir et parfaitement décrit par l’auteure !

Alors que je suis friande habituellement de romans où l’intrigue ne prend pas des centaines de pages à se mettre en place, j’ai savouré la lenteur imposée dans le récit. En effet, l’intrigue principale ne se développe pas beaucoup dans ce premier tome mais les toutes petites intrigues et aventures qui ponctuent la vie d’Ichirô sont savoureuses et font que les 400 pages du roman se tournent sans aucun moment de lassitude. Ce roman se contemple, comme une superbe peinture ou un paysage merveilleux, en prenant le temps d’observer les détails et les nuances qui font de cette histoire un petit bijou. Chaque petite action, rencontre, fait avancer lentement mais sûrement le récit et permettent à Ichirô de se construire et d’avancer dans sa quête.

Lors de la dernière centaine de pages, l’intrigue s’accélère légèrement et le final donne envie d’en savoir plus sur la suite… vivement la sortie du tome 2 ! J’ai d’ailleurs ressenti beaucoup de tristesse au moment de tourner la dernière page tellement j’ai adoré ma lecture.

Et puis l’objet livre est vraiment superbe ! Que ce soit par l’illustration de couverture ou les tranches du livre colorées et à motifs. Tout est beau, tout est poétique dans ce roman.

Les jolies tranches colorées du roman.

En bref, une lecture absolument belle, douce, poétique et envoutante. Il me tarde de retrouver Ichirô afin d’en apprendre plus (je l’espère) sur son passé et sa destinée. Après réflexion, je peux dire que ce premier tome est un réel coup de coeur!

Quatrième de couverture et résumé du roman.

En bref, une lecture absolument belle, douce, poétique et envoutante. Il me tarde de retrouver Ichirô afin d’en apprendre plus (je l’espère) sur son passé et sa destinée.

« L’Ickabog – édition luxe »

Auteur : J. K. Rowling

Genre : Fantastique – conte 

Date de parution : 03/12/2020

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 400 pages

Prix : 35€ (prix Belgique)

Première de couverture de L’Ickabog.

Un nouveau roman de J. K. Rowling, c’est toujours un événement ! Après ses essais dans le roman pour adultes avec « Une place à prendre » et les romans policiers sous le charmant (ou pas) pseudonyme de Robert Galbraith, J. K. nous revient avec un très beau conte fantastique pour petits et grands.

L’Ickabog raconte l’histoire du prospère royaume de Cornucopia, réputé par-delà ses frontières. Le roi Fred-sans-effroi est assez fier et vaniteux mais a malgré ces défauts un bon fond. Il est également assez naïf et se laisse souvent manipuler par ses deux fidèles conseillers Lord Crachinay et Lord Flapoon.

Un jour, alors qu’il est vexé par les commentaires d’une petite fille qui le traite d’égoïste, le roi décide de se rendre dans les marécages du Nord pour combattre l’Ickabog, une créature légendaire et surtout inventée, afin de répondre à la requête d’un berger et réfuter les accusations de la fillette.

L’expédition vire alors au drame et les deux conseillers en profitent pour prendre le pouvoir et transformer le roi en pantin.

Suite aux manigances et mensonges des deux lords afin de maintenir leur emprise sur le roi, le royaume sombre peu à peu dans la terreur et la pauvreté, un état totalitaire se mettant doucement en place.

Après de longues années où le peuple et le royaume sont à l’agonie, deux adolescents vont cependant se rendre dans les marécages du Nord afin de découvrir la réalité sur l’Ickabog. Ils tenteront de libérer le pays du règne de terreur et des mensonges de Crachinay et de Flapoon.

Quel plaisir de retrouver J.K. Rowling avec de la littérature jeunesse ! Surtout que cet Ickabog est un conte savoureux et tellement beau !

Inutile de vous dire que j’ai beaucoup aimé ce conte parlant de sujets graves et de valeurs importantes : le mensonge et la difficulté de le faire perdurer, la manière dont une dictature se met en place en instrumentalisant les peurs, le courage, la loyauté, la fidélité en ses convictions.

Comme dans tout conte, les personnages sont assez caricaturaux mais cela les rend soit attachants soit exécrables au possible.

L’histoire est à la fois drôle et touchante et porte un message mettant en garde contre les manipulations en tout genre. Le livre s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, proposant différents niveaux de lecture.

Le gros coup de cœur vient pour moi de la présence de dessins d’enfants qui agrémentent chaque chapitre. Je trouve cette idée tellement géniale et quelle fierté cela doit être pour les enfants sélectionnés ! 

En plus, l’édition de luxe est vraiment très belle mais le format plus grand pourrait en déranger certains (pas facile de le lire au lit par exemple).

Bref, un conte qui replonge en enfance, à lire bien au chaud avec une tasse de chocolat chaud.

Quatrième de couverture de L’Ickabog.

« La passe-miroir : coffret collector »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 15/10/2020

Maison d’édition : Gallimard jeunesse 

Prix : 80€ (prix Belgique)

Vue du coffret.
Vue du coffret et de son contenu.

Bonjour à toutes et tous ! Voici une chronique un peu différente des autres car je ne vais pas vous parler d’une nouvelle lecture mais d’un achat coup de cœur.

Suite à mes chroniques sur les différents tomes de la merveilleuse tétralogie de la passe-miroir, je vous avais fait part d’un horrible sentiment qui m’avait envahie : les livres étaient dépareillés !

Pas grave me direz-vous, c’est sans compter ma maniaquerie concernant le rangement de ma bibliothèque (c’est bien la seule chose pour laquelle je suis manique d’ailleurs…) Bref, avoir les trois premiers tomes en livres de poche et le 4ème en grand format me faisait tiquer au moindre coup d’œil.

Mais mais mais… Les éditions Gallimard ont eu la merveilleuse idée de sortir un coffret collector de la série. De quoi combler mon petit cœur accro à l’univers d’Ophélie et Thorn et de calmer mes TOCS envahissants.

Je vous présente donc ce magnifique coffret qui contient les 4 tomes en grands formats mais également un petit ouvrage bonus. 

Celui-ci contient un résumé de l’univers de la passe-miroir : liste des Arches, personnages, Esprits de famille, dons des habitants de chaque Arche… Mais également des illustrations inédites de Laurent Gapaillard (honte à moi d’avoir snobé pendant longtemps la passe-miroir car les couvertures ne me plaisaient pas ! Maintenant que je suis une adepte de cet univers, je trouve que les illustrations collent parfaitement à l’histoire.)

Clairement, rien de vraiment inédit dans ce petit bonus mais à posséder pour les adeptes de la passe-miroir !

Le seul sujet qui fâche est le prix du coffret, 80€ (d’un autre côté, ça revient à 20€ le bouquin, la fourchette de prix moyenne d’un roman grand format).

Je le conseille donc aux fans inconditionnels comme moi ou aux lecteurs qui veulent découvrir cette magnifique histoire tout en ayant un bel objet à exposer dans leur bibliothèque.

Et si débourser une telle somme vous provoque un pincement au cœur (proche de Picsou, moi ? Peut-être un peu…), ayez votre Thorn qui aura la bonté de vous l’offrir afin de voir des étoiles dans vos yeux (ou usez des yeux du chat Potté, ça fait l’affaire également ahahah).

Les 4 tomes et le livre bonus.

« La passe miroir tome 4 : La tempête des échos »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 28/11/2019 

Maison d’édition : Gallimard jeunesse 

Nombre de pages : 576 

Prix : 19,90€ (prix Belgique)

Me voici avec ma chronique sur le dernier tome de la tétralogie que j’ai tant adorée. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin malheureusement.

Comme vous pouvez le remarquer, le 4ème tome n’étant pas encore sorti en version de poche, j’ai dû l’acheter en version grand format… Mon côté maniaque en a donc pris un coup car la collection était dépareillée et j’ai horreur de ça ! J’ai heureusement pu y remédier grâce au merveilleux coffret sorti en octobre 2020 que je vous présenterai dans un autre article !

Passons la parenthèse de mon côté maniaque pour en revenir à l’essentiel : l’histoire !

Nous retrouvons Ophélie et Thorn où nous les avions laissés et au moment où les Arches commencent à s’effondrer de manière conséquente.

Afin de contrer les plans de l’Autre ou de Dieu (car au final nous ne savons plus qui est le pire des deux), Ophélie et Thorn déduisent qu’ils doivent enquêter sur l’observatoire des Déviations de Babel. Thorn, en tant qu’envoyé des généalogistes et Ophélie en tant que patiente de l’observatoire. 

Ophélie se retrouvera donc seule la majorité du temps, enquêtant sur les sinistres expérimentations de l’observatoire et ses liens avec les échos. 

Pendant ce temps, Babel s’effondre et enclenche la vitesse supérieure pour la purification des habitants de l’Arche.

Révélations fracassantes et rebondissements inattendus ponctuent le livre jusqu’au dénouement final.

Alors alors, il est toujours difficile de clôturer une tétralogie, surtout quand on a autant apprécié les romans précédents. Maiiis… Ce dernier tome, bien que je l’ai aimé, m’a par moment laissée perplexe.

Tout d’abord la séparation d’Ophélie et de Thorn la majorité du roman. Après des retrouvailles tant attendues, ils doivent de nouveau se séparer afin de trouver des indices qui leur permettront de débusquer l’Autre/Dieu et d’arrêter la disparition des Arches. J’ai bien compris que ce couple ne pouvait filer le parfait amour mais j’aurais apprécié de les voir réunis un peu plus longtemps.

J’ai par contre apprécié la partie où Ophélie est dans l’observatoire des Déviations. Même si c’est assez statique et que j’ai été habituée à plus d’action dans les tomes précédents, les informations révélées et la transformation d’Ophélie m’ont happées. 

Les parties assez philosophiques, nécessaires pour le dénouement de l’histoire, étaient par moment difficiles à saisir. J’ai dû recommencer la lecture de certaines pages afin d’être sûre d’avoir bien saisi ce que l’auteure voulait nous faire passer.

La fin du roman… Je ne m’attendais clairement pas à une fin ouverte ! Bien que cela permette à chacun de se faire sa propre idée sur la finalité, j’étais un peu déçue de ne pas avoir une fin définitive (qu’elle me plaise ou non). En effet, j’ai tellement apprécié cette série que je n’espère qu’une suite à l’avenir et ce sera assez frustrant si ce souhait n’est jamais réalisé !

Même si j’ai trouvé ce tome un peu en-dessous des précédents, la qualité du récit et l’attachement aux personnages m’ont vite fait oublier les petits points négatifs.

J’ai refermé, le cœur lourd, les dernières pages de cette histoire qui m’a profondément marquée, tant par l’univers créé, les personnages attachants et hauts en couleurs ainsi que l’histoire très profonde et quasi mystique qui se déroule.

La passe-miroir est une série qui restera gravée en moi pour longtemps (pour toujours ? Sûrement !) et que je relirai encore de nombreuses fois tellement je l’ai adorée. Une tétralogie époustouflante et que tout le monde devrait lire !

Je ne regrette absolument pas d’avoir sauté le pas qui m’a entraîné dans cet univers fabuleux et magnifique (et surtout d’avoir sauté le pas qui m’a permis de découvrir Thorn !) Comme quoi, il ne faut jamais juger un livre à sa couverture…

Quatrième de couverture de « La passe-miroir » tome 4

« La passe miroir tome 3 : la mémoire de Babel »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 16/05/2019 (version de poche)

Maison d’édition : Gallimard jeunesse – pôle fiction

Nombre de pages : 576 

Prix : 8,65€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Après de longs mois d’absence, me revoici enfin pour vous donner mon avis sur les livres que j’ai lus récemment (et moins récemment). Voici donc mon avis sur le tome 3 de la passe miroir.

« Après la disparition de Thorn, Ophélie retourne sur Anima durant presque 3 ans à se morfondre lorsqu’un jour, Archibald revient la chercher grâce à son nouveau pouvoir. 

Ophélie se rend alors seule sur Babel et plus précisément au mémorial de Babel, là où elle pense trouver des réponses sur l’Autre et sur Dieu ainsi que sur les esprits de famille. 

Elle change donc d’identité et intègre le conservatoire de Babel afin de mener l’enquête et en espérant également retrouver la trace de Thorn.

Or Babel, d’apparence utopique, cache de sombres secrets et un mode de fonctionnement se rapprochant du régime totalitaire. De plus, la compétition afin d’être sélectionnée au conservatoire est rude.

Ophélie trouvera-t-elle réponse à ses questions et retrouvera-t-elle son mari pour qui elle ressent désormais de l’amour ? »

Suite à la découverte de la passe-miroir lors du début du premier confinement, j’en suis littéralement devenue accro! Le tome 3 ne déroge donc pas à la règle même s’il m’a fallu un peu plus de temps pour le lire que les deux premiers.

Après avoir dévoré les deux premiers romans, je me suis jetée sur le 3ème. J’y ai retrouvé avec délice Ophélie, la tante Roseline et Archibald dès le début du livre. Mais… Ophélie se rendant seule à Babel, les personnages auxquels je m’étais attachée n’apparaissent plus que brièvement lors de certains chapitres. 

Même si j’ai apprécié découvrir de nouveaux personnages comme Elizabeth, Blasius ou Ambroise, le manque des personnages des deux premiers volumes était plus fort que la satisfaction d’en connaitre de nouveaux. Et puis… Thorn me manquait de trop !

J’ai par contre aimé l’ambiance qui règne sur l’arche de Babel. Un mode de vie d’apparence idyllique qui cache en vérité un régime totalitaire assez effrayant et une classification des habitants comme les castes en Inde. Il y a matière à réflexion.

Et puis, nous en apprenons toujours plus lors de ce tome. Le puzzle commence à prendre forme même s’il nous manque encore différents éléments pour arriver à la conclusion de l’histoire. Nous découvrons l’identité de Dieu, commençons à saisir ses motivations et qui sont réellement les esprits de famille. Et que sont ces échos, de plus en plus fréquents ? Par contre, toujours peu d’informations sur l’identité de l’Autre et de son but. 

D’ailleurs, je pense que c’est suite à toutes les informations que l’auteure met en place afin d’arriver au dénouement de son histoire que j’ai pris plus de temps à lire ce tome-ci que les autres.

Et que dire de ce final ! Qui m’a tenu en haleine, m’a donné envie de dévorer le 4ème tome et qui a comblé mon attente vis-à-vis d’une certaine partie de l’histoire… Je ne vous en dévoilerai pas plus, même si j’ai eu un goût de trop peu !

Quoi qu’il en soit, la passe-miroir est une saga que je trouve absolument fantastique, incroyablement bien écrite et ficelée, avec des personnages forts, attachants (plus que cela même) ainsi qu’une thématique sous-jacente plus qu’intéressante ! 

Tellement merveilleuse que j’ai craqué pour le coffret collector sorti le 15 octobre. Je vous le présenterai plus tard, une fois que j’aurais rattrapé mon retard !

Quatrième de couverture.

« La passe-miroir tome 2 : les disparus du Clairdelune »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 01/03/2018 (version de poche)

Maison d’édition : Gallimard jeunesse – pôle fiction

Nombre de pages : 704 

Prix : 9,40€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me voici avec une critique sur la suite des aventures d’Ophélie et Thorn au Pôle.

Nous retrouvons Ophélie au moment de faire son entrée à la cour de Farouk. Suite à cette présentation, Ophélie deviendra malgré elle vice-conteuse et devra raconter des histoires chaque soir à Farouk. Sous les feux de la rampe, Ophélie devient une cible pour les chantages, pièges et autres manigances de la cour de l’esprit de famille du Pôle.

Peu de temps après sa nomination en tant que vice-conteuse, elle reçoit un courrier lui demandant d’annuler son mariage sinon elle en subira les conséquences. Le plus étrange est que le message évoque que c’est Dieu qui ne veut pas de sa présence. Ophélie suppose donc que cela a un lien avec la lecture du Livre de Farouk qui doit avoir lieu après son mariage avec Thorn.

Ophélie présente alors pour sa première soirée un conte sur une poupée qui déstabilisera Farouk. Celui-ci lui demandera d’arrêter son récit. Cela a t-il un lien avec le fait que les esprits de famille n’ont plus de mémoire ?

En parallèle, des mirages disparaissent mystérieusement de l’ambassade du Clairedelune, lieu réputé neutre où aucun conflit ne peut éclater. Cela crée des tensions entre les différents clans. Ophélie découvrira que ces mirages ont eux aussi reçus des menaces évoquant Dieu.

Lorsque Archibald disparaitra également, Ophélie se verra officiellement chargée de l’enquête des disparitions. Dans le même temps, le mariage se rapproche inexorablement et l’exécution de la menace également.

Ophélie trouvera-t-elle le coupable à temps ?

Alors que dire… Autant il m’a fallu une petite centaine de pages avant de vraiment entrer dans le premier tome, autant j’ai dévoré et adoré celui-ci du début à la fin !

Nous découvrons enfin plus l’univers d’Ophélie et l’intrigue se complexifie et promet une belle aventure pour les deux derniers romans. L’apparition des menaces et l’évocation de Dieu commencent à éclaircir les bribes présentes dans le premier livre. J’ai hâte de découvrir la place qu’occupe Ophélie et le rôle que va tenir ce Dieu. Est-il bon ou au contraire malfaisant ? 

Nous apprenons également pourquoi les esprits de famille ont une mauvaise mémoire. Cela a un rapport avec leurs Livres. Farouk semble l’avoir compris et c’est pour ça qu’il tient autant à le faire « Lire » par un « Liseur ».

Nous sentons clairement que ce roman enclenche la réelle histoire et quête de cette quadrilogie. L’intrigue s’accélère contrairement au premier tome qui a permis de poser les bases en nous familiarisant avec l’univers des Arches.

Et aussi… La relation entre Thorn et Ophélie m’a littéralement conquise. Je la trouve bien menée et elle me fait littéralement bondir quand l’un ou l’autre ne réagit pas de la manière que j’espérais !

Je pense que c’est ça la réelle force de cette histoire, les personnages sont incroyablement forts et touchants, nous donnant l’impression de les connaître depuis toujours. Je ressens bien que l’auteure aime plus que tout ses personnages et qu’elle met tout son cœur pour les faire vivre et nous transmettre les émotions qui l’ont traversées durant l’écriture.

En clair, un roman addictif au possible, des personnages d’une profondeur incroyable et une intrigue plus développée qui promet une aventure époustouflante ! Et enfin un énoooorme cour de cœur pour la relation Ophélie/Thorn ! Enfin surtout pour Thorn qui me fait fondre ahah !

La passe-miroir est en passe de devenir une des séries qui me marquera profondément et pour longtemps ! Plus encore que la trilogie « Lady Helen » qui pourtant avait déjà mis la barre très haut ! Que j’ai bien fait de me lancer dans cette lecture !

Quatrième de couverture.