« Esprits et créatures du Japon et Histoires de fantômes du Japon »

Auteur : Lafcadio Hearn  

Illustrateur : Benjamin Lacombe

Maison d’édition : Soleil – Métamorphose 

Genre : Beau livre – livre illustré – fantastique

Date de parution : 02/12/2020 pour Esprits et créatures et 27/11/2019 pour Histoires de fantômes

Nombre de pages : 172 pour Esprits et créatures et 208 pour Histoires de fantômes

Prix : 31,05€ (prix Belgique)

Après ma lecture du sublime « Les chroniques de l’érable et du cerisier », je continue mon voyage au pays du soleil levant avec ces deux livres « Esprits et créatures du Japon et Histoires de fantômes du Japon » de Lafcadio Hearn, magnifiés par mon illustrateur préféré que je ne vous présente plus : Benjamin Lacombe.

Ces deux livres regroupent des contes et légendes japonais surnaturels que Lafcadio Hearn, écrivain américain installé au Japon, a collecté à la fin des années 1800.

Les livres présentent les légendes par thèmes. Un est beaucoup plus centré sur les fantômes et esprits « humains » alors que le second parle des créatures fantastiques et des esprits animaliers.

Les histoires en tant que telles ne sont pas spécialement effrayantes ou même très distrayantes à lire, il faut plutôt voir ces ouvrages comme une découverte des traditions et croyances japonaises au travers des contes et légendes. J’ai beaucoup appris sur les « Inari », esprits renards qui peuvent être bons ou malveillants et les apparitions fantomatiques, qui ne sont pas forcément vues comme négatives, contrairement à la plupart des légendes européennes.

Il y a également une biographie de l’écrivain Lafcadio Hearn et des avant-propos permettant de mieux comprendre les légendes présentées et le contexte dans lequel Lafcadio les a recueillies. Nous avons également des explications sur la place des contes et légendes et les croyances au Japon jusqu’au XIXème siècle.

A choisir entre les deux livres, j’ai légèrement préféré celui parlant des esprits et créatures plutôt que celui des fantômes (sans doute parce que j’adore les animaux).

Par contre, le travail de Benjamin Lacombe est, une fois de plus, époustouflant dans les deux ouvrages! Il a sublimé les contes avec ses illustrations qui ont déjà à la base un incroyable potentiel fantastique et mystérieux. J’ai pris beaucoup de temps à admirer les détails de chaque dessin présent dans les deux ouvrages.

Les livres sont également très beaux en eux-même et sont de beaux objets de collection. 

En bref, une lecture plutôt éducative que distrayante, à conseiller pour en apprendre plus sur les traditions et croyances japonaises et un travail d’illustration de Benjamin Lacombe qui est comme toujours superbe et distingué.

PS: Les photos arriveront plus tard car j’ai prêté les deux livres et j’attends de les récupérer pour vous montrer la beauté des livres en détail.

« Vampyria – La Cour des ténèbres »

Auteur : Victor Dixen

Genre : Fantastique – Uchronie

Date de parution : 15/10/2020

Maison d’édition : Robert Laffont – collection R 

Nombre de pages : 496 pages

Prix : 16,75€ (prix Belgique)

Première de couverture de Vampyria.

Me voici avec la chronique d’une nouvelle saga plus que prometteuse : Vampyria – La Cour des ténèbres.

Après avoir commencé la série malheureusement annulée de Netflix « La Révolution », je cherchais des livres dans l’ambiance de la série et c’est là que j’ai découvert ce nouveau roman. 

Couverture attirante et mystérieuse, résumé ne dévoilant pratiquement rien de l’intrigue… C’est avec une bonne impression que je débute ma lecture.

Jeanne est une roturière vivant à la Butte-aux-rats, un petit village perdu en Vampyria. Depuis presque 3 siècles, le Roy Louis XIV s’est transformé en vampyre de même qu’une partie de sa Cour. Depuis, les humains non-nobles doivent respecter différentes règles dont le fait de donner son sang chaque mois, ne pas sortir après le coucher du soleil et de ne pas s’éloigner de sa zone de parcage.

Suite à divers évènements tragiques, Jeanne se voit dans l’obligation de prendre l’identité d’une jeune Baronne de sa région et est prise sous l’aile d’un vampire qui la conduira à Versailles, à la Grande écurie.

La Grande écurie accueille la progéniture de nobles humains. Ils suivent des cours et participent à une compétition acharnée afin de devenir écuyer du Roy et par la suite devenir vampires.

Jeanne, devenue Diane, se jure de venger sa famille en éliminant le Roy et la Cour. Elle devra donc devenir la meilleure élève de sa promotion et apprendre tout d’un monde qu’elle ignore.

Clairement, ce premier tome plein d’action (et de sang) a répondu à toutes mes attentes !

Le rythme est soutenu, il n’y a aucun temps mort et les pages s’enchaînent sans qu’on s’en rende compte.

L’univers est bien expliqué et il ne faut pas longtemps afin de se retrouver plongé dedans. De plus, la présence de cartes (j’aime les cartes) et de la hiérarchie de la Vampyria en début de roman aident à la compréhension de l’histoire.

L’ambiance de la Grande écurie m’a également plue, entre complots, ragots, mensonges et calculs afin de parvenir à ses fins.

J’ai beaucoup aimé le cadre de l’histoire, évoquant le XVIIème/XVIIIème siècle alors que l’histoire se passe dans les années 2000 (du fait du règne vampirique, peu de chose ont évolué depuis l’époque de la transmutation du Roy).

Enfin, les passages où l’on parle des vampires et des créations vampiriques telles que les roses de sang ou les cavales vampiriques sont très créatifs et sans filtre, n’hésitant pas à mettre l’horreur en avant. J’ai beaucoup apprécié ces moments mais je pense que ça risque de déranger les personnes ne raffolant pas du trash et de l’hémoglobine.

Par contre, j’ai eu légèrement du mal à m’attacher à Jeanne/Diane car je n’étais pas toujours d’accord avec ses actions ou sa manière de penser, contrairement à son amie Naoko ou encore à Tristan. J’attends de voir l’évolution de son personnage lors du prochain tome afin de me faire un avis plus définitif sur elle.

Enfin, le roman se termine avec un retournement de situation auquel je ne m’attendais pas et qui donne envie de connaître la suite lors du prochain tome.

En clair, un premier tome efficace et prometteur, sans temps mort et qui donne envie de lire la suite ! A éviter par contre si on n’apprécie pas les moments sanglants et « gores ».

Quatrième de couverture de Vampyria.

« L’Ickabog – édition luxe »

Auteur : J. K. Rowling

Genre : Fantastique – conte 

Date de parution : 03/12/2020

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 400 pages

Prix : 35€ (prix Belgique)

Première de couverture de L’Ickabog.

Un nouveau roman de J. K. Rowling, c’est toujours un événement ! Après ses essais dans le roman pour adultes avec « Une place à prendre » et les romans policiers sous le charmant (ou pas) pseudonyme de Robert Galbraith, J. K. nous revient avec un très beau conte fantastique pour petits et grands.

L’Ickabog raconte l’histoire du prospère royaume de Cornucopia, réputé par-delà ses frontières. Le roi Fred-sans-effroi est assez fier et vaniteux mais a malgré ces défauts un bon fond. Il est également assez naïf et se laisse souvent manipuler par ses deux fidèles conseillers Lord Crachinay et Lord Flapoon.

Un jour, alors qu’il est vexé par les commentaires d’une petite fille qui le traite d’égoïste, le roi décide de se rendre dans les marécages du Nord pour combattre l’Ickabog, une créature légendaire et surtout inventée, afin de répondre à la requête d’un berger et réfuter les accusations de la fillette.

L’expédition vire alors au drame et les deux conseillers en profitent pour prendre le pouvoir et transformer le roi en pantin.

Suite aux manigances et mensonges des deux lords afin de maintenir leur emprise sur le roi, le royaume sombre peu à peu dans la terreur et la pauvreté, un état totalitaire se mettant doucement en place.

Après de longues années où le peuple et le royaume sont à l’agonie, deux adolescents vont cependant se rendre dans les marécages du Nord afin de découvrir la réalité sur l’Ickabog. Ils tenteront de libérer le pays du règne de terreur et des mensonges de Crachinay et de Flapoon.

Quel plaisir de retrouver J.K. Rowling avec de la littérature jeunesse ! Surtout que cet Ickabog est un conte savoureux et tellement beau !

Inutile de vous dire que j’ai beaucoup aimé ce conte parlant de sujets graves et de valeurs importantes : le mensonge et la difficulté de le faire perdurer, la manière dont une dictature se met en place en instrumentalisant les peurs, le courage, la loyauté, la fidélité en ses convictions.

Comme dans tout conte, les personnages sont assez caricaturaux mais cela les rend soit attachants soit exécrables au possible.

L’histoire est à la fois drôle et touchante et porte un message mettant en garde contre les manipulations en tout genre. Le livre s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, proposant différents niveaux de lecture.

Le gros coup de cœur vient pour moi de la présence de dessins d’enfants qui agrémentent chaque chapitre. Je trouve cette idée tellement géniale et quelle fierté cela doit être pour les enfants sélectionnés ! 

En plus, l’édition de luxe est vraiment très belle mais le format plus grand pourrait en déranger certains (pas facile de le lire au lit par exemple).

Bref, un conte qui replonge en enfance, à lire bien au chaud avec une tasse de chocolat chaud.

Quatrième de couverture de L’Ickabog.

« Bordeterre »

Auteur : Julia Thévenot

Genre : Fantastique 

Date de parution : 04/03/2020

Maison d’édition : Sarbacane – Exprim’

Nombre de pages : 544 pages

Prix : 18€ (prix Belgique)

Première de couverture de Bordeterre.

Me voici avec une chronique sur l’étonnant et déroutant roman Bordeterre.

Nous faisons donc la connaissance de Tristan, un garçon de 16 ans, calme, logique et n’aimant pas trop les contacts sociaux… Un peu normal vu son autisme ! Ainsi que de sa sœur Inès, 12 ans, bagarreuse quand on cherche des noises à son frère et que l’on pourrait qualifier de garçon manqué. 

En vacances, alors qu’ils se promènent avec leur chien Pégase, celui-ci disparait et nos héros se lancent à sa poursuite… Pour finir dans un monde parallèle au leur : Bordeterre

Inès et Tristan se retrouvent donc débordés dans ce second plan de réalité et doivent se faire une place au sein de cette ville étrange, tout en gérant les souvenirs de leur ancienne vie qui s’effacent petit à petit.

Séparés, chacun découvrira une facette différente de cette ville. Inès sera prise sous l’aile de Philadelphe, un noble de Bordeterre et deviendra grâce à lui apprentie cordiste afin récupérer le quartz dans le plan zéro. En effet, les habitants de Bordeterre ont besoin du quartz pour que leurs chansons agissent comme des formules magiques. Tristan, quant à lui, se rapprochera d’un groupe de rebelles qui veut mettre fin à la dictature qui sévit en ces lieux.

Alors alors… Il n’est pas toujours facile de donner un avis objectif sur un livre, et en particulier un premier roman mais je vais tâcher de le faire du mieux possible (et je rappelle que cet avis n’engage que moi).

Si je me suis lancée dans la lecture de ce livre, c’est parce que j’en avais entendu beaucoup de bien de la part de plusieurs magazines car je n’avais pas connaissance de la sortie du roman. 

De plus, la couverture est vraiment belle avec ce bleu profond et ses dorures. Et comme je suis facilement influencée par la couverture des livres… J’ai donc démarré ma lecture confiante suite aux avis plus que bons que j’avais pu lire jusque-là (et grâce à cette très jolie couv’).

C’est là que j’ai commencé à être un peu déboussolée et que ma lecture prendra des semaines à s’achever…

Tout d’abord au niveau du style d’écriture : très direct, avec des coupures de phrases et des retours à la ligne pas toujours justifiés. Il m’a fallu un peu de temps pour apprivoiser ce style auquel je suis peu habituée. 

Ensuite le rythme de l’histoire. Je me suis souvent retrouvée perdue car nous sommes débarqués dans un univers totalement nouveau et il faut le temps de prendre ses marques et ses repères. J’ai au moins pu me mettre plus facilement à la place d’Inès et de Tristan. Ça aurait pu être moins dérangeant si la ville avait été plus détaillée. En effet, j’ai eu énormément de mal à me représenter Bordeterre et ses alentours, ce qui rend la projection dans l’histoire beaucoup plus complexe.

Mais le point qui m’a le plus dérangée, c’est que j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages sauf sur la dernière centaine de pages du roman… Et en plus ce n’était même pas les personnages principaux !

Je pense que l’auteure a voulu décrire un monde et une intrigue tellement complexes qu’elle a laissé de côté le développement de ses personnages, ce qui est un peu dommage. Je pense notamment à l’autisme de Tristan qu’on décrit assez bien au début de l’histoire puis qui disparait pratiquement une fois arrivé à Bordeterre, le rendant juste un peu différent des autres.

J’ai eu beaucoup plus de mal avec Inès car elle m’a énervée une bonne partie de l’histoire ! Je n’arrivais pas à l’imaginer comme une enfant de 12 ans mais plus comme une ado de 16 ans avec des attitudes de gamine de 8 ans. Ce n’est que réellement vers la fin du livre que je me suis un peu prise d’affection pour elle.

Les seuls personnages auxquels j’ai éprouvé un sentiment d’attachement étaient Alma et Philadelphe (alors qu’il était plutôt parti pour être un antagoniste).

Je pense que le récit aurait mérité d’être raconté en deux volumes, plutôt qu’en one shot pour réellement dévoiler son potentiel. Cela aurait notamment pallié le manque d’approfondissement des personnages et de Bordeterre.

En dehors de ces aspects plutôt négatifs, l’histoire était très imaginative et intrigante. Je pense notamment à l’utilisation du chant qui agit sur l’environnement comme de la magie. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas laissé tomber ma lecture et que je suis allée jusqu’au bout. Ce n’est que vers les 2/3 du livre que j’ai vraiment accroché et terminé en une traite ce roman.

J’ai également aimé les passages dans le plan zéro et la description des monstres qui y habitent. C’est en partie pour en apprendre plus sur eux que j’ai continué ma lecture.

Le thème de dictature et des rebelles voulant la renverser m’a également séduite.

Un autre point qui m’a plu est que les héros et antagonistes ne sont ni tout noir ni tout blanc. Chacun (à part exception) a une part d’ombre et de lumière en lui, ce qui rend l’intrigue et les intérêts de chacun plus réalistes.

En clair, une lecture où il faut se faire son propre avis. Personnellement, je l’ai finalement appréciée mais il a fallu que je m’y accroche. Et surtout, j’ai appris qu’il ne faut surtout pas se fier aux avis que l’on rencontre (et à la couverture), car le charme promis n’a pas totalement opéré sur moi.

Quatrième de couverture de Bordeterre avec le synopsis.

« L’étonnante famille Appenzell »

Auteur : Sébastien Perez

Illustrateur : Benjamin Lacombe

Maison d’édition : Soleil – Métamorphose 

Genre : Beau livre – livre illustré – fantastique

Date de parution : 14/10/2020 

Nombre de pages : 80

Prix : 19,90€ (prix Belgique)

Première de couverture de « L’étonnante famille Appenzell ».

Tiens, encore un livre illustré par le talentueux Benjamin Lacombe ! Pour ceux qui me suivent depuis quelques temps, je suis une fan du travail de cet illustrateur et je collectionne les ouvrages auxquels il collabore.

Avec « L’étonnante famille Appenzell », nous suivons Victoria Appenzell, qui découvre l’histoire de sa famille par le biais de photographies et de lettres rassemblées par sa grand-mère.

Tout commence par la naissance de son arrière-grand-père dans une famille de banquiers renommés. Le petit, défiguré, est considéré à la limite du paria. Il s’enfuira avec un cirque de monstres car il y trouva son grand amour. 

S’en suit le récit de la famille, présentant les divers membres qui la compose, tous aussi atypiques et étranges les uns des autres. Nous traversons également les époques et les hauts et les bas qui jalonnent la vie de la famille. »

J’ai clairement adoré cette histoire totalement fantaisiste et poétique, mettant en avant la différence et lui rendant hommage. D’ailleurs, le fil conducteur de l’histoire est celui-ci : « La vraie monstruosité n’est pas celle qui se voit ». 

Le thème, l’ambiance et les illustrations m’ont directement fait penser à l’univers des films de Tim Burton (Edward aux mains d’argent et Big Fish en particulier, mais également au livre/film Miss Peregrine et les Enfants particuliers). Sombre et naïf, à la limite du macabre et résolument poétique.

Les illustrations faisant penser à de vieilles photographies et tableaux sont toutes plus sublimes les unes que les autres. Le talent et la renommée de Benjamin Lacombe ne sont plus à démontrer.

Et puis le livre en lui-même est vraiment très beau ! La couverture en imitation cuir et l’écriture en dorure sont juste superbes !

Le seul bémol (si on peut appeler ça un bémol) que je puisse trouver à cette histoire est qu’elle est trop courte ! J’aurais aimé en découvrir encore plus car j’ai adoré et ai été transportée par cet univers. Mais comme le dit le célèbre (et agaçant) proverbe : « Toutes les bonnes choses ont une fin. »

Un ouvrage que je ne peux que recommander tant par la beauté du livre, des illustrations et la poésie de l’histoire totalement enivrante. Une ode à la différence et à la particularité sensible et délicate.

Quatrième de couverture de « L’étonnante famille Appenzell ».

« Engrenages et sortilèges »

Auteur : Adrien Tomas

Genre : Fantastique – Steampunk 

Date de parution : 23/01/2019

Maison d’édition : Rageot

Nombre de pages : 480 pages

Prix : 18,35€ (prix Belgique)

Première de couverture du roman « Engrenages et sortilèges ». Comme vous pouvez le voir, il y a un bel effet cuivré/métallisé sur la couverture.

Me voici avec la critique d’une histoire que j’ai énormément appréciée.

Toujours à la recherche de nouvelles lectures, je me suis lancée dans ce roman sans vraiment savoir à quoi m’attendre. En effet, je ne connaissais pas ce jeune écrivain français et j’ai rarement lu des livres publiés chez Rageot (en fait, je n’avais lu que l’ordinatueur pour l’école quand j’étais en primaire).

J’ai donc comme souvent été attirée par la couverture. Étant une grande fan de fantastique et adorant l’univers steampunk, j’ai donc commencé la lecture de ce livre avec un bon apriori et je n’ai pas été déçue.

Nous faisons la connaissance de Grise (Grisella), une apprentie mécanicienne à l’Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Cette apprentie mécanicienne est la fille du grand Elenzo Oolonga, ingénieur d’état à la cour et est la plus douée de son année. Pour cause : elle est très studieuse et ne se mêle pas aux autres étudiants, préférant les rayonnages de la bibliothèque. 

Dans cette école se côtoient donc les apprentis mécaniciens, peu considérés et les apprentis ésotériciens, un peu considérés comme l’élite, qui n’hésitent jamais à rabaisser la première catégorie d’étudiants.

Nous faisons également la connaissance de Cyrus, un apprenti ésotéricien, fils de la baronne Abylabe, première générale des armées de l’Empire. Il est assez doué pour la magie en général sauf pour la création des éléments, pourtant une des magies les plus simples et basiques enseignée à l’Académie. Il est également accompagné de son fidèle familier, Quint, un gros chat parlant.

Tout semblait opposer ces deux étudiants jusqu’à une nuit où Grise surprit des kidnappeurs au sein de l’école qui étaient venus l’enlever elle ainsi que Cyrus. Elle réussit donc à fuir les malfaiteurs avec Cyrus et ils se retrouvèrent condamnés à devoir se cacher dans la ville en dissimulant leur identité. Après avoir été découverts une seconde fois, ils doivent se cacher dans les Rets, quartier mal famé de Celumbre, gouverné par l’Arachnide, la plus grande voleuse de tous les temps. S’ils veulent être protégés par l’Arachnide et ses sbires, Grise et Cyrus doivent cambrioler l’Académie. 

À travers leur initiation par les criminels des Rets, ils découvriront qu’une révolte gronde et que les ennemis ne sont pas ceux qu’ils croyaient être.

Comme je l’ai dit auparavant, j’ai vraiment apprécié ce livre, et ce pour plusieurs raisons :

– L’univers mélangeant la magie, la mécanique, la vie à l’école et la vie de criminels. Je retrouve au début de l’histoire les codes des romans anglais parlant de collèges avec des clans/maisons/groupes différents (un peu comme dans Harry Potter) puis cela bascule pour passer dans un univers plus sombre, avec des criminels, des complots, des meurtres, une révolution, un coup d’état… J’ai beaucoup aimé la cassure entre l’univers rassurant et monotone de l’école et l’aventure et l’insécurité de la vie dans les Rets.

– L’empreinte steampunk présente dans le roman. Même si j’aime beaucoup le style et l’univers steampunk, j’ai rarement pris le temps de lire des romans inspirés de cet univers.

– Le personnage de Grise. Je me suis de suite identifiée à elle : très studieuse et perfectionniste mais également solitaire et peu à l’aise avec les ados de son âge. Elle se montrera une amie fidèle et courageuse. J’ai également fini par apprécier d’autres personnages de l’histoire comme Cyrus ou encore l’Arachnide.

– L’intrigue qui est globalement bien menée. Même si j’ai deviné certaines choses avant d’en avoir l’explication, je n’ai compris l’intrigue principale qu’à la toute fin. De ce fait, la lecture de l’histoire devient vite addictive.

– La présence d’une carte pour nous aider à situer les lieux. Je suis une grande fan des histoires nous présentant les lieux sous forme de plans ou cartes. Ça m’aide à mieux me représenter l’univers dans lequel évoluent les personnages.

– Et enfin point non négligeable : il s’agit d’un one shot ! Alors que la tendance est à faire des trilogies, tétralogies voire plus, « Engrenages et sortilèges » réussit le tour de force de raconter une histoire en un roman sans pour autant nous livrer une histoire simplette et des personnages peu étoffés. L’univers est suffisamment développé pour s’y immerger, les personnages ont du relief et nous font ressentir des émotions vis-à-vis d’eux et l’intrigue est bien construite… Que demander de plus ?

En clair, une lecture plus qu’agréable et addictive, un univers, une intrigue, des personnages complets et bien construits et la satisfaction d’avoir le fin mot de l’histoire après un seul livre!

Quatrième de couverture.

« Lady Helen tome 3 – L’ombre des mauvais jours »

Auteur : Alison Goodman

Genre : Fantastique – Romance – Historique 

Date de parution : 20/06/2019

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 649 pages

Prix : 21€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me voici avec mon avis sur le final tant attendu des aventures de Lady Helen !

Nous retrouvons Lady Helen à Bath, toujours à la recherche de l’Abuseur Suprême et qui doit apprendre à maitriser son statut et lien de Vigilant Suprême avec Lord Carlston. Dans le même temps, Helen doit préparer son mariage avec le Duc de Selburn. Autant dire que la tâche ne va pas être aisée.

Helen vit dans une des maisons de Lord Carlston à Bath et travaille donc sur son lien de Vigilant Suprême et sur ses nouveaux pouvoirs, ce que le Duc de Selburn ne voit pas d’un bon œil. À la suite d’un incident, Helen et sa suite se voient donc contraints de prendre leurs quartiers à Chenwitt Hall, la résidence du Duc de Selburn proche de la ville, ce qui compromet fortement la recherche de l’Abuseur de Bath et l’entrainement d’Helen. Dans le même temps, sa tante Léonore et son frère Andrew débarquent également à la résidence du Duc, corsant davantage la tâche. Entre son entrainement, son rôle de maitresse des lieux et la préparation du mariage, Helen à fort à faire.

Helen finit par découvrir qui est l’Abuseur de Bath mais il lui apprend qu’il ne représente plus un danger, contrairement à Philipp et une jeune femme inconnue et pourtant familière à Helen et Darby. Réussira-t-elle à les vaincre sans éveiller les soupçons de son entourage ? Et si le danger n’était pas ce qu’il semble être ? Réussira-t-elle également à contrôler ses sentiments puissants vis-à-vis de Lord Carlston ? Elle qui est promise et engagée au Duc.

Autant dire que ce tome final fût pour moi un soulagement et une bonne surprise par rapport au tome précédent.

Pourtant, le début de l’histoire reprenait le même schéma que le tome précédent, peu d’action, une enquête qui piétine et une focalisation sur les tracas de l’entourage d’Helen et les tourments amoureux de cette dernière. Après plus de 1000 pages lors des deux romans précédents, j’espérais que l’aventure s’accélèrerait mais l’histoire prend du temps à démarrer.

Mais mais mais… L’auteure a réussi à me happer dans son univers et j’ai lu cette histoire assez rapidement, même si le début était (je peux le dire) lent et un peu embêtant. L’intérêt est ravivé quand Helen découvre une piste qui va la mener à l’Abuseur de Bath. À partir de ce moment, l’aventure s’accélère et il m’était impossible de lâcher le livre jusqu’à la fin. Fin qui aura comblé toutes mes attentes et m’aura un peu émue, je dois bien l’avouer.

En effet, lorsque la série se termine, elle aura répondu à toutes les questions laissées en suspens lors des autres livres. C’est toujours satisfaisant de terminer une série sans avoir des tas de questions sans réponses.

Et les personnages sont toujours aussi forts et approfondis. J’avais l’impression de les connaître tous par cœur en renfermant le livre, comme les membres d’une famille. Helen se montre beaucoup plus forte et indépendante, Darby toujours aussi adorable, loyale et fidèle, le Duc encore plus horripilant et Lord Carlston toujours plus séduisant… Alors que le triangle amoureux ne me faisait ni chaud ni froid dans le tome précédent (me faisant même parfois lever les yeux au ciel), il prend ici tout son sens et apportait du piment à l’histoire lors des moments un peu creux.

Les autres personnages sont également mis en avant et nous découvrons la tante d’Helen sous un jour beaucoup plus favorable que lors du premier tome et le frère d’Helen vraiment énervant et hautain. 

Une nouveauté dans ce tome est la mort de personnes proches d’Helen. Alors que dans les autres romans les morts concernaient principalement les antagonistes ou des personnes éloignées, il en va différemment dans ce livre. Pourtant, ces morts ne m’ont pas particulièrement touchées… Peut être car elles visaient des personnes dont la personnalité était moins développée…

De nouveau, la précision des détails sur l’époque et celle des lieux m’ont enchantées et bluffées ! Quel travail cela a dû représenter de collecter autant d’informations pour s’assurer de ne pas commettre d’impairs ou de glisser des anachronismes.

Et enfin le final, tant attendu et pourtant tant redouté car il mettrait un terme à cette trilogie qui pour moi s’est révélée être un coup de cœur énorme. 

La fin a comblé toutes mes attentes même si le dernier retournement de situation était un peu téléphoné. 

Lorsque j’ai refermé le roman, j’ai éprouvé un grand vide et une mélancolie, comme avec tout livre que j’ai adoré !

En clair, une trilogie vraiment très agréable à lire (coup de cœur pour moi), même lors de certains passages plus lents et creux. La qualité d’écriture, ni trop simple ni trop laborieuse, un monde original ancré dans une époque réelle et incroyablement documentée et surtout… des personnages terriblement attachants, courageux, loyaux ou au contraire énervants voire même fourbes ou horribles et qui sont tellement bien détaillés qu’ils en deviennent presque réels ! C’est pour moi le vrai point fort de ces livres, au delà de l’histoire et de l’originalité de celle-ci.

Une série dont je me souviendrai longtemps et que je relirai dans quelques années avec délice. Un vrai coup de cœur qui classe la trilogie dans mon top 10.

Quatrième de couverture et résumé.

« Smoke »

Auteur : Dan Vyleta

Genre : Fantastique – Suspens – Uchronie 

Date de parution : 16/01/2019

Maison d’édition : Le livre de Poche

Nombre de pages : 768 pages

Prix : 10,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec la critique d’un livre qui me laisse toujours à l’heure actuelle dubitative.

Tout d’abord, ce livre m’a en grande partie attirée pour sa couverture sombre avec en arrière plan la ville de Londres. Je sais, je devrais aller plus loin qu’une jolie couverture mais mes choix s’opèrent souvent sur ce simple critère…

Outre la belle couverture, le synopsis m’a tout de suite intrigué : Londres et le XIXème siècle, différences sociales marquées par le vice et aussi du fantastique. Il ne m’en a pas fallu plus pour commencer ce bouquin.

Or… Je ne sais dire si j’ai apprécié ma lecture ou non ! 

Avant de développer les points qui m’ont plu et déplu, je vais essayer de faire un bref résumé sans trop en dévoiler, ce qui est assez complexe pour cette histoire.

Charlie et Thomas, deux adolescents de la noblesse, se trouvent dans un internat d’élite où on leur apprend à contrôler la Fumée (leurs péchés en somme). Or, ils constatent qu’un autre élève, qui est un vrai tyran, ne fume pas. S’en suit alors une visite des deux jeunes garçons chez un oncle éloigné de Thomas. Là, ils découvriront que leur monde est régit par des duperies et des mensonges. 

Avec l’aide de Livia, la fille de l’oncle de Thomas, ils vont tenter de percer les secrets de la Fumée et de comprendre pourquoi la basse classe fume sans arrêt alors que les nobles ne fument pas, même s’ils éprouvent ou commettent eux aussi des péchés.

Cette aventure les mènera du fond des mines à la ville de Londres, où semble se concentrer tous les pires péchés. Ils découvriront également différents personnages qui les éclaireront sur l’origine et l’utilité de la Fumée…

D’une part, j’ai beaucoup aimé le fait d’aborder le péché et de le rendre visible afin de juger les personnes et de leur attribuer un rang social.

J’ai également apprécié Thomas, Charlie et Livia, les personnages principaux. L’auteur a su nous les décrire avec leurs doutes, leurs péchés mais aussi leurs valeurs. Dans une moindre mesure, les personnages secondaires étaient également bien développés, nous permettant d’appréhender la noirceur et le combat intérieur de chacun entre le bien et le mal.

L’époque et le lieu de l’intrigue m’ont également énormément séduits, surtout avec cette société où le péché renforce les inégalités sociales.

D’un autre côté… J’ai trouvé l’histoire à certains moments beaucoup trop longue et trop brouillonne. Je n’arrivais pas à comprendre où l’auteur voulait m’emmener et j’ai eu du mal à saisir certaines intrigues et rebondissements du fait de cette écriture si laborieuse.

Les descriptions et les scènes identiques vues par différents protagonistes alourdissaient également l’ensemble. 

Enfin, le final de l’histoire ! Il laisse une perspective de l’avenir ouverte pour le lecteur. Cela pourrait être sympa, mais n’étant pas sure de la finalité amenée par l’auteur, j’ai du mal à projeter les héros de l’histoire dans l’avenir, ce qui est assez frustrant.

Je décrirais donc ce livre comme une descente en kayak: à certains moments, l’écriture m’entrainait et me donnait envie d’en savoir toujours plus (comme dans des rapides) et à d’autres moments, l’histoire était tellement plate que j’avais du mal à accrocher et à continuer (comme quand il n’y a pas assez d’eau et que le kayak racle le fond de la rivière). Ce sentiment, je l’ai ressenti à plusieurs reprises tout au long du roman, ce qui n’est pas des plus agréables lors des moments « creux ».

En clair, une histoire difficile à jauger et à juger. Je pense que chacun doit lire le livre pour s’en faire son propre avis, car il risque de plaire, de déplaire ou, comme pour moi, de laisser le lecteur perplexe.

Quatrième de couverture et synopsis

« Lady Helen tome 2 – Le pacte des mauvais jours »

Auteur : Alison Goodman

Genre : Fantastique – Romance – Historique 

Date de parution : 31/08/2017

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 608 pages

Prix : 19,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec mon avis sur la suite des aventures de Lady Helen, le pacte des mauvais jours.

Nous retrouvons donc Lady Helen à Brighton, dans la demeure de Mr Hammond et Lady Margaret, après son départ forcé de chez son oncle suite aux évènements survenus durant le bal donné en son honneur.

Helen poursuit sa formation de Vigilante, sous les instructions de Lord Carlston, qui semble peu à peu sombrer dans la folie comme Benchley avant lui. De plus, une attirance incontrôlable parait relier Carston et Helen.

Tout pourrait aller pour le mieux sans compter l’apparition du Duc de Selburn, qui n’a pas renoncé à ses attentes vis-à-vis d’Helen, la positionnant dans des situations embarrassantes.

Enfin, un nouveau membre haut placé du Club des Mauvais jours confie une mission à Helen qu’elle devra mener seule, sans l’aide de Carlston.

En parallèle de cette mission secrète, elle tentera de collecter un maximum d’informations pour débusquer l’Abuseur suprême et trouver le moyen de le vaincre.

Autant le premier tome a su me charmer, me poussant à ne pas lâcher ma lecture avant la dernière ligne, autant ce deuxième tome m’a semblé tirer en longueur et a donc rendu ma lecture entrecoupée et plus longue.

Je pense que la découverte et l’excitation ressentie lors de la lecture du premier roman est un peu retombée, sachant en grande partie de quoi il en retourne, contrairement au premier livre où j’ai découvert avec délice cet univers fascinant.

Le début semblait pourtant très prometteur, mais l’intrigue peine à évoluer, préférant mettre en avant les tourments amoureux d’Helen.

En effet, cette romance plus présente m’a un peu ennuyée. Même si dans le résumé on nous mentionne une romance à la Jane Austen teintée de Fantasy noire, le côté romance prend trop le dessus, au détriment, je trouve, de l’intrigue concernant les démons et le rôle des Vigilants dans le monde.

Hormis ces deux petits points négatifs, l’auteure a réussi à me faire ressentir des émotions assez fortes vis-à-vis des différents personnages de l’histoire, ce qui est une des forces de la saga. Je m’attache ou au contraire je déteste chacun des personnages, ce qui rend l’histoire beaucoup plus intéressante :

Helen, qui doit continuer à se battre, même dans ce nouvel univers, car il s’agit d’une fille. Je suis vraiment sous le charme de son tempérament et de sa manière d’être.

Lord Carston, moins mystérieux et donc beaucoup plus attachant. J’ai ressenti plus de sympathie et d’empathie vis-à-vis du personnage par rapport au premier livre.

Le Duc de Selburn, que je trouvais pourtant attachant m’a vite énervée! J’ai eu envie de lui mettre des claques une bonne partie de l’histoire !

Lowry et Pike, qui m’ont pour le premier horrifiée et dégoûtée et pour le second vraiment fait ressentir une aversion et de la méfiance.

Un autre point fort est l’écriture, toujours remarquable ainsi que la reconstitution de la Grande-Bretagne de cette époque, qui quant à elle est époustouflante et réaliste au possible.

Malgré ces qualités indéniables, je dois bien admettre que ce roman souffre du syndrome du deuxième tome… Soit un livre charnière où il ne se passe pas beaucoup de choses, sauf dans les cent dernières pages, afin de mettre en place le dernier roman qui lui sera, je n’en doute pas, plus rythmé et intense.

En clair, une écriture toujours aussi soignée, des personnages attachants et une reconstitution historique plus que fidèle, mais une intrigue un peu plus molle qui annonce, je l’espère, un final qui promet d’être grandiose !

Quatrième de couverture et résumé

« Lady Helen tome 1 – Le Club des mauvais jours »

Auteur : Alison Goodman

Genre : Fantastique – Romance – Historique 

Date de parution : 18/08/2016

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 576 pages

Prix : 19,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec une nouvelle critique à propos d’une lecture qui s’est révélée être pour moi un véritable coup de cœur !

Lady Helen et le Club des mauvais jours est le premier tome d’une trilogie dont le dernier volume sortira normalement en juin de cette année.

J’avais acheté ce livre lors de sa sortie mais je viens de le relire afin d’avoir l’histoire bien en tête avant la parution du dernier roman, ce qui n’était pas pour me déplaire car j’ai adoré cette histoire !

Ce qui m’avait attirée en premier lieu était la sublime couverture du livre. Après avoir lu le résumé, je me suis lancée dans une lecture vraiment passionnante.

Nous suivons les aventures d’Helen, une jeune fille de bonne famille qui va faire son entrée dans le monde, l’intrigue se déroulant à l’époque de la Régence anglaise. Nous apprenons qu’Helen vit avec son oncle et sa tante suite au décès de ses parents et que sa mère est passée en disgrâce après une trahison envers le Royaume. Du coup, Helen doit redoubler d’efforts afin de rétablir sa réputation.

Avec la valse des bals et autres occupations des nobles de l’époque, la jeune fille se découvre certaines aptitudes, comportements voire même pouvoirs inadéquats pour une femme. L’arrivée de Lord Carlston, un cousin éloigné qui lui aussi subit le fardeau de rumeurs ne va pas aider Helen à rétablir son honneur. 

Et si l’arrivée de cet homme mystérieux avait un lien avec les changements que constate la jeune fille ? Lui permettra-t-il de comprendre ce qu’elle vit et d’éclaircir les zones d’ombres qui concernent son passé familial ? Et qu’est-ce que le Club des mauvais jours, dont Lord Carlston fait partie ?

Après la lecture de ce roman, je ne peux dire qu’une seule chose : j’ai A-DO-RÉ ! 

Déjà l’époque et le lieu de l’aventure m’ont conquis, d’autant plus que l’auteure s’est admirablement renseignée afin de rendre le cadre de l’histoire aussi réaliste et authentique que possible. J’ai toujours été adepte des livres ou films se déroulant au cours du XIXème siècle. J’ai donc directement été happée dans ce monde passionnant aux multiples codes déroutants.

Le personnage de Lady Helen m’a également touché. Une jeune fille cherchant à se fondre dans le moule afin de correspondre à ce qui était demandé aux femmes de l’époque mais qui ne peut renier sa personnalité et son esprit rebelle. J’aime les livres où les femmes s’émancipent de leur rôle prédéfini afin de respecter et suivre leur personnalité.

La touche de fantastique qui nous ouvre un monde rempli de secrets et de complots dont Lady Helen va devoir prendre part, de gré ou de force rend l’histoire encore plus intéressante. J’adore les livres fantastiques et ici la touche est présente sans pour autant empiéter sur le côté historique et la vie de la noblesse anglaise. Un juste équilibre qui rend la lecture très agréable.

Enfin, les différents personnages dont la personnalité est assez développée pour définir nos sentiments vis-à-vis d’eux. J’ai beaucoup apprécié Helen ainsi que le tempérament de sa femme de chambre, Darby. Mais j’ai également pris en grippe l’oncle d’Helen, un homme désagréable et assez cruel. J’ai aussi été intriguée par Lord Carslton. Cherche-t-il réellement à aider Helen ou lui cache-t-il de sombres secrets et pensées ? 

Pour finir, le livre se termine par un rebondissement donnant envie de savoir ce qu’il va se passer et d’en apprendre plus sur le monde secret dont s’occupe le Club des mauvais jours.

En bref, une lecture coup de coeur, avec des personnages bien construits et une réplique de la vie à Londres lors de la Régence vraiment remarquable. Je vais de ce pas relire le deuxième tome et j’attends avec impatience le mois de juin afin de terminer cette trilogie qui pour moi est un réel coup de foudre !  

Première de couverture (les dorures sont plus apparentes sur cette photo)
4ème de couverture