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« Killing November T1 et Hunting November T2 »

Auteur: Adriana Mather

Genre : Aventure – suspens – enquête

Date de parution : 02/01/2020 et 07/01/2021

Maison d’édition : Pocket jeunesse

Nombre de pages : 448 et 432

Prix : 18,70€ et 17,90€ (prix Belgique)

Killing november & hunting november.
1ères de couverture de « killing november et hunting november ».

Bonjour à tous, me voici avec la chronique d’une duologie efficace mais avec un léger manque de profondeur pour que cela reste une lecture mémorable… Il s’agit de Killing November !

Voici le résumé du premier tome : « November est-elle coupable d’un crime au sein de son pensionnat ou bien sera-t-elle la prochaine victime d’un tueur effrayant ?

Absconditi est une académie secrète et ultra-élitiste réservée aux enfants des Clans, un ordre tentaculaire qui manipule dans l’ombre les destinées du monde. Cours d’empoisonnement, lancer de couteaux, vols en tout genre… les élèves sont formés aux métiers d’assassin, d’espion, d’escroc. C’est un endroit cruel où les amis sont rares et dangereux : chaque année, des pensionnaires y meurent dans d’étranges circonstances. November Adley ignore pour quelle obscure raison son père l’a placée là, tant elle semble inadaptée à cet environnement. Elle devra pourtant s’y faire, et vite. Pour survivre, il lui faudra fouiller dans son passé et trouver sa place sur l’échiquier des Clans… »

Tout d’abord, j’ai vraiment apprécié l’ambiance mystérieuse du pensionnat et le fait de découvrir en même temps que November l’univers d’Absconditi et des clans d’assassins.

En effet, le fait que November n’en connaisse pas plus que nous fait que nous vivons les mêmes émotions qu’elle lors de révélations et de découvertes d’informations sur sa nouvelle vie ainsi que sur sa famille. Cela nous donne envie de tourner les pages afin d’arriver au bout du roman.

Les cours sont également très intéressants entre lancer de couteaux, maniement de poisons et utilisation d’armes diverses. Le fait que les élèves soit dans un pensionnat donne un petit côté british style Harry Potter (sans la magie bien entendu).

Par contre, certains clichés de romans pour ados ont la vie dure, entre les élèves types mannequins et November qui va tomber sous le charme du plus beau d’entre tous… Je trouve ça vraiment dommage de ne pas présenter des personnages plus réalistes et pas un défilés d’ados pouvant rivaliser avec les publicités des magazines de mode…

Malgré ces clichés, j’ai aimé le personnage de November ainsi que son amie Leyla (même si elle remplit toutes les cases du cliché intello).

La fin du roman se termine sur un retournement de situation que je n’ai pas vraiment vu venir, ce qui est un bon point et m’a donné envie d’enchaîner aussitôt sur la suite.

En bref, il s’agit d’une lecture assez bonne et agréable, avec un récit bien construit et une ambiance pensionnat prenante.

Le deuxième tome quant à lui est dans la même veine que le premier mais la fin m’a légèrement déçue.

Voici le résumé du deuxième tome : « November parviendra-t-elle à retrouver son père disparu ?

Après avoir survécu à un séjour de plusieurs semaines à l’Académie Absconditi, le pensionnat ultra-élitiste le plus dangereux du monde, November n’a plus qu’une idée en tête : retrouver son père. Accompagnée du ténébreux Ash, elle se lance dans une poursuite périlleuse à travers l’Europe. La tâche s’annonce difficile, d’autant qu’elle ne dispose que de peu d’indices et que les ennemis s’accumulent… Au fil des révélations sur sa famille, November se retrouve malgré elle au cœur d’un jeu complexe d’alliances et de mensonges.
Armée d’une volonté sans faille, la jeune femme fera tout pour atteindre son but, quitte à risquer sa vie. Mais une novice à peine entraînée peut-elle réellement défier des clans centenaires à la puissance insoupçonnée ?

Changement d’ambiance pour ce deuxième roman ! Après un premier récit confiné dans un pensionnat, November et son nouvel amoureux Ash parcourent le monde à la recherche du père de cette dernière et tentent de déjouer les plans du clan des lions.

Ce deuxième tome est également très agréable à lire et l’enquête prenante mais ce deuxième tome souffre de plus grands « soucis » que le premier.

Tout d’abord, bien que November et Ash soient d’apprentis assassins issus de familles riches et puissantes, j’ai trouvé par moment peu crédible le fait qu’ils parcourent seuls le globe sans être inquiétés ni interpellés par des adultes.

De même, la maitrise de November dans les techniques d’espionnage, combats et autres me semblent exagérées et peu crédibles (même si on explique qu’elle a subi un entrainement à son insu durant toute son enfance). Et au final, le fait qu’elle et Ash arrivent à déjouer les plans d’adultes qui baignent dans les complots et les trahisons depuis des décennies semble peu cohérent.

Hormis ce manque de crédibilité, l’aventure et l’action sont au rendez-vous ! L’enquête est prenante et donne envie de tourner les pages encore et toujours plus vite.

Les personnages de Ash, November et Leyla gardent leur capital sympathie et on se sent concerné par leur quête.

Par contre, et ce que je trouve vraiment dommage, c’est que la résolution de l’enquête et de l’histoire est pliée en une cinquantaine de page et donne un sentiment de fin bâclée. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteure était bridée et a dû condenser la fin du roman. Cela donne vraiment une fin trop simple, pas assez recherchée et précipitée. Une cinquantaine de pages en plus aurait permis d’estomper cette sensation.

En bref, Killing November est une duologie efficace et agréable, j’ai passé un bon moment de lecture mais les clichés présents ainsi que la fin de l’histoire préciptée m’ont légèrement déçue. Killing November ne se hissera pas dans mes sagas favorites mais l’histoire et le thème abordé restent originaux. Si vous vous lancez dans l’aventure, c’est clairement une lecture idéale pour l’automne ou l’hiver.

« Les dossiers du voile »

Auteur : Adrien Tomas

Genre : Urban fantasy – policier  

Date de parution : 08/01/2021

Maison d’édition : Fleurus

Nombre de pages : 400 pages

Prix : 16,90€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Les dossiers du voile ».

Bonjour à tous ! Me voici avec la critique d’un autre livre d’Adrien Tomas que j’ai autant adoré et dévoré que ses romans dans l’univers de « Engrenages et sortilèges »… J’ai nommé : « Les dossiers du voile ».

Déjà, petite mention spéciale à la couverture qui est juste trop belle! (comme ce fût le cas avec dragons et mécanismes et engrenages et sortilèges).

Avant de développer mon avis, petit résumé pour mettre l’histoire en contexte : 

« Tia Morcese est policière dans une brigade un brin spéciale : la Brigade de régulation des espèces méta-humaines de Paris. Car, derrière le Voile ténu de la normalité se cachent sorciers, mages, vampires, loups-garous, djinns, dragons, trolls, gnomes… tout ce petit monde n’aimant rien tant que de se foutre sur la gueule à longueur de journées… et de nuits ! 
Son job ? S’assurer que les débordements de ces joyeux lurons ne déchirent pas le Voile qui dissimule leur existence au reste du monde. Son credo ? Une main de fer dans un gant en fer ! 
Et elle va avoir besoin de toute sa patience pour résoudre les différents meurtres et conflits méta-humains qui embrasent la capitale. 
A côté de son impressionnante grande soeur, Mona Morcese pourrait (presque) passer pour une ado normale. Pourtant, cette jeune apprentie sorcière est loin d’avoir les yeux dans sa poche. Et quand elle tombe sur des informations-clés sur les affaires en cours de sa soeur, elle n’hésitera pas à mettre sa propre vie en danger… 
Une double-enquête trépidante de l’autre côté du Voile ! »

Alors que dire si ce n’est que j’ai passé un moment hyper agréable et que ma lecture a frôlé le coup de cœur ! Trois livres de cet auteur que je lis et trois livres que j’adore et que je dévore !

Pour ma part, je pense que mon addiction à ces livres vient de l’écriture qui est vraiment très fluide, avec toujours une touche d’humour et un vocabulaire recherché sans pour autant être laborieux à comprendre (j’ai horreur des livres qui utilisent des mots complexes toutes les phrases et qui rendent la lecture difficile). Il pourrait écrire sur n’importe quel sujet que j’apprécierai sans aucun doute ses romans (mais comme il s’agit de Fantasy/fantastique… C’est encore mieux !)

Parlons maintenant du contenu de l’histoire… J’ai adoré trouver des créatures fantastiques telles que sorciers, vampires, loups garous, trolls et autres spécimens imaginaires dans la ville lumière. Leur monde bien à eux, avec des codes bien spécifiques m’a émerveillée. 

Les luttes de clans inter et intra espèces étaient bien représentés et m’ont fait penser aux vieilles querelles de familles dans les petits villages ardennais (belges hein pas français !) d’où je suis originaire : on ne sait plus trop pour quoi ça a commencé mais on continue par principe !

J’ai également beaucoup aimé le fait que toute cette communauté doit rester cachée pour ne pas être découverte des humains lambda et qu’une brigade (si on peut l’appeler comme telle) est chargée de maintenir l’ordre.

L’univers en lui-même est bien construit et cohérent et donne envie d’en savoir plus à son sujet.

Les personnages sont tous hauts en couleurs et agréables à suivre. J’ai bien aimé les spécialisations de chaque espèce magique et les comportements qui en découlent.

J’ai adoré Mona, une jeune sorcière, et ses amis, un djinn et une « louve garoue ». J’ai vraiment retrouvé le petit groupe d’ados atypiques que l’on peut croiser dans chaque école secondaire (ou Lycée pour les Français).

Le personnage de Tia est incontestablement mon préféré ! Il s’agit de la grande sœur de Mona, une sorcière qui a refoulé ses pouvoirs et qui est enquêtrice pour la brigade du voile. Elle est très drôle et a quelques défauts qui la rendent plus humaine et qui permettent de nous identifier facilement à elle.

Le fait selon les chapitres de suivre soit Tia ou soit Mona donne du rythme à la lecture et permet de ne pas s’ennuyer un seul instant.

L’action et les retournements de situation ainsi que les indices sont juste bien dosés et donnent un sentiment de continuité et de progression dans le récit qui n’est pas trop lent ou trop rapide.

Enfin, l’humour est un gros point fort de cette histoire ! J’ai beaucoup ri alors que cela m’arrive rarement dans mes lectures.

Le seul point négatif est que l’histoire se finit trop rapidement ! J’aurais aimé qu’elle continue indéfiniment. Je croise les doigts pour qu’il y ait d’autres aventures de la famille Morcese !

En bref, un roman de fantasy urbaine addictif et drôle, avec des personnages haut en couleur et une intrigue et un univers qui ne vous font pas lâcher le roman jusqu’à la dernière page !

Quatrième de couverture de « Les dossiers du voile » avec le résumé.

« Remember the cheerleaders »

Genre : Policier – Thriller – Drame

Date de parution : 07/07/2021

Maison d’édition : Fibs

Nombre de pages : 360 pages

Prix : 7,90€ (prix Belgique)

Bonjour à tous ! Me voici aujourd’hui pour vous présenter la chronique d’un roman policier/thriller pour ados « Remember the cheerleaders ».

Après avoir découvert Kara Thomas dans le roman little monsters et avoir été agréablement surprise, je me suis lancée dans la lecture du roman Remember the cheerleaders (ou juste cheerleaders selon les éditions).

Avant de développer mon avis, voici le résumé : « Il n’y a plus de cheerleaders à Sunnybrook.

D’abord, il y a eu l’accident de voiture. Deux filles sont mortes.

Après cela, les meurtres ont débuté. Deux filles, encore. Assassinées par un type qui aurait pu être votre voisin. La police l’a abattu et personne ne connaîtra jamais les raisons de son geste.

La sœur de Monica a été la dernière à mourir. 

Après son suicide, plus personne à Sunnybrook ne voulait entendre parler de cheerleaders. La blessure était trop profonde.

C’était il y a cinq ans. Désormais, la ville veut honorer ses morts, se rappeler ses filles perdues. Monica, elle, veut oublier.

Mais sa réalité déraille : que signifient ces lettres, dans le bureau de son beau-père ? Ce vieux téléphone portable fraîchement exhumé ? Et enfin, que veut cette étrange nouvelle amie ?

Le passé n’a pas révélé tous ses secrets, et Monica semble être au cœur du mystère.

Il n’y a plus de cheerleaders à Sunnybrook, mais personne n’est en sécurité pour autant. »

Honnêtement, j’ai passé un bon moment de lecture comme avec little monsters mais il ne s’agit pas du thriller du siècle.

L’écriture de Kara Thomas est toujours aussi agréable à lire, l’enquête est pleine de suspens et donne envie d’avoir le fin mot de l’histoire mais comme pour little monsters, cela reste fort semblable concernant le cadre, le type de personnage et les twists.

J’aime beaucoup les romans se passant dans l’univers lycée/université aux États-Unis donc j’ai passé un moment de lecture avec un cadre que j’affectionne. Cependant, j’ai un peu regretté le manque de diversité dans les personnages car ils sont pratiquement tous issus de la classe moyenne haute voire plutôt classe haute du pays (mais bon… c’est clair que la misère et la pauvreté ne font pas vraiment rêver).

De nouveau, ce roman m’a fait penser par certains aspects à la série Pretty little liars par ses protagonistes, le milieu et les intrigues. 

L’intrigue en elle-même était sympa et assez recherchée, je n’ai pas deviné dès les premières pages qui était le coupable même si sur le dernier quart du roman, des soupçons se dessinent. Cependant, bien que finement menée, l’intrigue reste assez basique.

Je pense que les romans de Kara Thomas sont des thrillers de qualité pour des ados ou YA mais si vous voulez plus de recherche, des crimes plus sombres ou une psychologie des personnages plus poussée, vous serez sûrement déçus par cette lecture (et si les histoires d’ados lycéens américains ne vont font pas kiffer, je doute que cette lecture vous convienne).

En clair, j’ai passé un moment agréable à la lecture de remember the cheerleaders. L’intrigue est simple et efficace et on ne se doute pas trop rapidement du coupable mais si vous êtes adeptes des thrillers, peut-être que cette lecture vous semblera trop banale et simpliste.

« Les voleurs de curiosités »

Auteur : Jess Kid

Genre : Fantastique – Policier – Historique

Date de parution : 11/02/2021

Maison d’édition : Les presses de la cité

Nombre de pages : 480 pages

Prix : 22€ (prix Belgique)

Première de couverture du livre « Les voleurs de curiosités ».

Me voici avec la chronique d’un livre vraiment particulier mais que j’ai largement apprécié : Les voleurs de curiosités.

Avant de donner mon avis, voici le résumé présent sur la quatrième de couverture : « Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les affaires délicates, s’attaque au cas le plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronnet, a été kidnappée. 

Mais la fillette n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent autant effrayer son entourage qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique, Bridie suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, replongeant malgré elle dans un passé qu’elle a tenté d’oublier.

Résurrectionnistes, saltimbanques mercenaires, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman où le spectacle est roi, et qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières. »

Autant dire que le résumé ainsi que la magnifique couverture m’ont largement donnés envie de lire cette histoire !

En premier lieu, j’adore les récits se déroulant dans les années 1800 (en particulier au Royaume-Uni). Il m’en a donc fallu peu pour que je tombe sous le charme du cadre de l’histoire.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Bridie, une jeune veuve qui n’a pas froid aux yeux et qui n’hésite pas à bafouer les règles que doivent adopter les femmes de cette époque. Elle est intelligente, intègre et a un passé difficile que l’on découvre au fil du récit.

J’ai également apprécié toute les légendes concernant la jeune Christabel, une créature que l’on rencontre très peu dans les histoires fantastiques.

Les personnages en général étaient très bien construits et on pouvait facilement les apprécier, les détester ou s’en méfier.

L’enquête était vraiment prenante et il me tardait que les pièces du puzzle se mettent en place. En effet, tous les personnages du roman ont des liens entre eux.  Il m’a donc fallu assembler les éléments passés et présents afin de bien comprendre l’affaire. 

C’est d’ailleurs un des points brillant de ce roman : les liens qu’entretiennent tous les protagonistes et la façon dont ils nous sont présentés au fil des pages.

Par contre, le fait d’avoir des sauts fréquents dans le passé et le passage d’un personnage à l’autre dans le présent n’étaient pas toujours faciles à suivre. Il m’a fallu une centaine de pages avant de bien appréhender la structure du récit et de profiter pleinement de l’enquête. 

De plus, les descriptions sont assez lourdes et empêchent une lecture beaucoup plus fluide de l’histoire (au moins je pouvais me représenter parfaitement chaque personnage grâce à cela).

Enfin, je m’attendais à avoir le côté fantastique beaucoup plus présent, alors que c’est avant tout l’enquête policière qui prend le dessus dans cette histoire. J’aurais aimé que les créatures fantastiques et les légendes soient beaucoup plus mises en avant mais ce n’est ici qu’une question de goût.

La petite déception que je retire de ma lecture, c’est que je ne suis pas sûre d’avoir compris qui était le fantôme qui accompagnait Bridie, alors que c’était l’une des questions récurrentes du roman.

Malgré les petits points négatifs, je lirai volontiers de nouvelles enquêtes de Bridie s’il devait en paraître des nouvelles un jour.

En clair, une enquête policière mêlant le fantastique prenante, des liens entre les personnages menés avec brio et des personnages adorables. Cependant, des descriptions trop lourdes et un temps d’adaptations aux sauts dans le temps et de personnages font que l’histoire ne fût pas un coup de cœur.

Quatrième de couverture du livre « Les voleurs de curiosités ».

« Vampyria – La Cour des Miracles »

Auteur : Victor Dixen

Genre : Fantastique – Uchronie

Date de parution : 17/06/2021

Maison d’édition : Robert Laffont – collection R 

Nombre de pages : 528 pages

Prix : 17€ (prix Belgique)

Première de couverture de « Vampyria – La Cour des Miracles ».

Me voici avec une chronique sur la suite des aventures de Jeanne Froidelac/Diane De Gastefriche : « Vampyria – La Cour des Miracles ».

Avant de commencer, voici le synopsis :  » À la Cour des Miracles, les rêves les plus merveilleux prennent vie… les cauchemars les plus effroyables aussi.  » 

Aux yeux de Versailles, Diane de Gastefriche a la faveur de Louis XIV l’Immuable, le vampyre suprême qui depuis trois cents ans impose son joug sanglant à la France et à l’Europe. En réalité, elle se nomme Jeanne Froidelac : elle appartient à la Fronde, organisation secrète œuvrant au démantèlement de l’empire du Roy des Ténèbres.

Dans le ventre de Paris apparaît une mystérieuse vampyre renégate, régnant sur une cour souterraine peuplée de goules et d’abominations. Louis charge ses meilleures lames de capturer cette rivale insaisissable et de s’approprier son armée : celle-ci le rendrait plus puissant que jamais. Jeanne parviendra-t-elle à éliminer la Dame des Miracles avant que le Roy des Ténèbres la capture ? »

Après avoir énormément apprécié le premier tome de Vampyria, je me suis lancée avec enthousiasme dans ce second opus et je peux dire que je n’ai pas été déçue car il a frôlé le coup de cœur !

Tout d’abord,  j’adore vraiment l’ambiance de ce Paris resté pratiquement identique à celui des débuts des années 1700, avec certaines touches de modernité qui nous font comprendre qu’il s’agit d’une uchronie et que cela se passe dans les années 2000.

J’ai également apprécié la découverte de la ville de Paris sous l’égide des vampyres, avec ses quartiers douteux et pauvres où Jeanne et ses comparses doivent mener l’enquête par ordre du Roy.

Mais ce qui m’a le plus plu, c’est l’évolution de Jeanne : alors que dans le premier tome elle ne jurait que par sa vengeance, quitte à blesser et trahir tout le monde sur son passage, elle prend en maturité et réfléchit beaucoup plus à ses actes, afin de servir la Fronde et le bien de l’humanité avant tout.

J’ai également aimé découvrir le passé d’Hélénaïs. Même si elle est toujours insupportable par moments, on comprends mieux d’où vient son attitude et j’ai ressenti de la compassion pour elle.

Nous en apprenons plus sur certains vampires et sur la Cour d’Angleterre, où les humains peuvent facilement se faire transmuter grâce à Sterling Raindust, qui intrigue par sa vision non-conformiste pour un buveur de sang.

J’ai retrouvé avec plaisir des personnages attachants comme Naoko, l’amie de Jeanne et Orféo.

L’enquête afin de découvrir la Cour des Miracles et la vampyre qui est à sa tête était prenante. J’ai vraiment aimé découvrir cette facette sombre de la ville de Paris ainsi que le but et la raison d’être de cette Cour.

Et puis… Le livre contient une magnifique carte de la ville de Paris (et j’adooore les cartes!)

Enfin, le livre se termine avec encore plus de questions qui me donnent envie de dévorer la suite dès sa sortie… Je l’attends donc de pied ferme ! 

En bref, une lecture qui entre dans mes préférées de l’année 2021 ! J’adore vraiment l’ambiance et l’intrigue de la série Vampyria et il me tarde de découvrir la suite.

Quatrième de couverture de « Vampyria – La Cour des Miracles ».

« La neuvième maison »

Auteur : Leigh Bardugo

Genre : Fantastique – thriller

Date de parution : 27/08/2020

Maison d’édition : De Saxus

Nombre de pages : 524 pages

Prix : 20,50€ (prix Belgique)

Première de couverture du livre « la neuvième maison ».

Me voici avec la chronique d’un livre assez particulier qui m’a fait passer de : « Je ne comprends rien j’ai envie d’arrêter ! » à « En fait c’était trop bien je me réjouis de lire la suite ! » Il s’agit de « La neuvième maison » de Leigh Bardugo.

Voici un petit synopsis avant de vous donner mon avis plus détaillé :

« Alex  » Galaxy  » Stern a vécu une adolescence chaotique. Élevée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonné l’école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir. 

À 20 ans, elle est la seule survivante d’un horrible massacre inexpliqué, et c’est sur son lit d’hôpital qu’elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé. Cette entité, appelée La Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la magie sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses. 

Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux : elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d’une jeune fille. Ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de l’horreur… »

Quand j’ai décidé de me lancer dans ce roman, j’ai tout de suite été attirée par le côté universitaire et sociétés secrètes, mêlant personnes d’influence et magie. De plus, l’avis de Stephen King en 4ème de couverture m’a confortée dans mon choix.

Et pourtant… J’ai failli abandonner ma lecture durant le premier tiers du roman ! Je trouvais l’histoire très confuse, avec une chronologie spéciale qu’il a fallu le temps que j’apprivoise et un manque d’informations tout en étant submergée par trop d’informations sur l’univers des maisons et du Léthé (ou c’est peut-être le trop plein d’infos qui a fait que j’avais du mal à saisir l’histoire).

De plus, je n’arrivais pas à m’attacher au personnage d’Alex/Galaxy car on ne parlait pas beaucoup de son histoire personnelle.

Et pourtant… Après avoir persévéré, les pièces du puzzle se sont mises doucement en place et c’est à partir de ce moment-là que j’ai accroché et que je n’ai plus réussi à lâcher le livre ! L’univers fantastique imaginé par l’auteure devient clair et il est devenu facile pour moi de m’y projeter. Il en va de même pour la trame du livre qui au final est cohérente mais demandait un temps d’adaptation.

Le personnage d’Alex est aussi devenu plus attachant et les bribes de son passé nous permettent de comprendre pourquoi elle fût choisie par le Léthé alors que rien en apparence l’y prédestinait. C’est une jeune femme blessée par la vie, avec ses doutes, mais qui pourtant ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui ne rentrera pas dans le moule que Yale voudrait lui imposer. Elle est tenace et se bat pour ce qui est juste, quitte à se mettre en danger. 

J’ai également beaucoup apprécié Darlington, même si je n’en ai eu qu’un aperçu dans les flash-back du livre. Dawes aussi est devenu un personnage hyper attachant, avec sa douceur et sa façon de prendre soin des autres.

J’ai également adoré la mythologie créée par l’auteur autour des maisons du voile, leurs rôles et ce que cela représente dans le monde réel ! Imaginer que des ventes d’album soit boostée par des cérémonies magiques est très original. 

J’ai aussi beaucoup apprécié le développement qu’a pris l’histoire autour du don d’Alex de voir les fantômes et par la suite de pouvoir entrer en contact avec eux. 

L’enquête, une fois lancée, était également prenante ! Bien que j’aie deviné de manière globale qui était impliqué dans le meurtre, le dernier retournement de situation m’a scotchée et je ne m’y attendais vraiment pas !

En clair, il s’agit d’un super roman mais qui se mérite ! Après avoir dépassé la confusion du premier tiers du roman, l’enquête et l’univers magique vont vous happer et vous ne verrez pas défiler les pages !

Il me tarde de lire la suite afin de découvrir ce qu’il va arriver à Alex et les autres !