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« Killing November T1 et Hunting November T2 »

Auteur: Adriana Mather

Genre : Aventure – suspens – enquête

Date de parution : 02/01/2020 et 07/01/2021

Maison d’édition : Pocket jeunesse

Nombre de pages : 448 et 432

Prix : 18,70€ et 17,90€ (prix Belgique)

Killing november & hunting november.
1ères de couverture de « killing november et hunting november ».

Bonjour à tous, me voici avec la chronique d’une duologie efficace mais avec un léger manque de profondeur pour que cela reste une lecture mémorable… Il s’agit de Killing November !

Voici le résumé du premier tome : « November est-elle coupable d’un crime au sein de son pensionnat ou bien sera-t-elle la prochaine victime d’un tueur effrayant ?

Absconditi est une académie secrète et ultra-élitiste réservée aux enfants des Clans, un ordre tentaculaire qui manipule dans l’ombre les destinées du monde. Cours d’empoisonnement, lancer de couteaux, vols en tout genre… les élèves sont formés aux métiers d’assassin, d’espion, d’escroc. C’est un endroit cruel où les amis sont rares et dangereux : chaque année, des pensionnaires y meurent dans d’étranges circonstances. November Adley ignore pour quelle obscure raison son père l’a placée là, tant elle semble inadaptée à cet environnement. Elle devra pourtant s’y faire, et vite. Pour survivre, il lui faudra fouiller dans son passé et trouver sa place sur l’échiquier des Clans… »

Tout d’abord, j’ai vraiment apprécié l’ambiance mystérieuse du pensionnat et le fait de découvrir en même temps que November l’univers d’Absconditi et des clans d’assassins.

En effet, le fait que November n’en connaisse pas plus que nous fait que nous vivons les mêmes émotions qu’elle lors de révélations et de découvertes d’informations sur sa nouvelle vie ainsi que sur sa famille. Cela nous donne envie de tourner les pages afin d’arriver au bout du roman.

Les cours sont également très intéressants entre lancer de couteaux, maniement de poisons et utilisation d’armes diverses. Le fait que les élèves soit dans un pensionnat donne un petit côté british style Harry Potter (sans la magie bien entendu).

Par contre, certains clichés de romans pour ados ont la vie dure, entre les élèves types mannequins et November qui va tomber sous le charme du plus beau d’entre tous… Je trouve ça vraiment dommage de ne pas présenter des personnages plus réalistes et pas un défilés d’ados pouvant rivaliser avec les publicités des magazines de mode…

Malgré ces clichés, j’ai aimé le personnage de November ainsi que son amie Leyla (même si elle remplit toutes les cases du cliché intello).

La fin du roman se termine sur un retournement de situation que je n’ai pas vraiment vu venir, ce qui est un bon point et m’a donné envie d’enchaîner aussitôt sur la suite.

En bref, il s’agit d’une lecture assez bonne et agréable, avec un récit bien construit et une ambiance pensionnat prenante.

Le deuxième tome quant à lui est dans la même veine que le premier mais la fin m’a légèrement déçue.

Voici le résumé du deuxième tome : « November parviendra-t-elle à retrouver son père disparu ?

Après avoir survécu à un séjour de plusieurs semaines à l’Académie Absconditi, le pensionnat ultra-élitiste le plus dangereux du monde, November n’a plus qu’une idée en tête : retrouver son père. Accompagnée du ténébreux Ash, elle se lance dans une poursuite périlleuse à travers l’Europe. La tâche s’annonce difficile, d’autant qu’elle ne dispose que de peu d’indices et que les ennemis s’accumulent… Au fil des révélations sur sa famille, November se retrouve malgré elle au cœur d’un jeu complexe d’alliances et de mensonges.
Armée d’une volonté sans faille, la jeune femme fera tout pour atteindre son but, quitte à risquer sa vie. Mais une novice à peine entraînée peut-elle réellement défier des clans centenaires à la puissance insoupçonnée ?

Changement d’ambiance pour ce deuxième roman ! Après un premier récit confiné dans un pensionnat, November et son nouvel amoureux Ash parcourent le monde à la recherche du père de cette dernière et tentent de déjouer les plans du clan des lions.

Ce deuxième tome est également très agréable à lire et l’enquête prenante mais ce deuxième tome souffre de plus grands « soucis » que le premier.

Tout d’abord, bien que November et Ash soient d’apprentis assassins issus de familles riches et puissantes, j’ai trouvé par moment peu crédible le fait qu’ils parcourent seuls le globe sans être inquiétés ni interpellés par des adultes.

De même, la maitrise de November dans les techniques d’espionnage, combats et autres me semblent exagérées et peu crédibles (même si on explique qu’elle a subi un entrainement à son insu durant toute son enfance). Et au final, le fait qu’elle et Ash arrivent à déjouer les plans d’adultes qui baignent dans les complots et les trahisons depuis des décennies semble peu cohérent.

Hormis ce manque de crédibilité, l’aventure et l’action sont au rendez-vous ! L’enquête est prenante et donne envie de tourner les pages encore et toujours plus vite.

Les personnages de Ash, November et Leyla gardent leur capital sympathie et on se sent concerné par leur quête.

Par contre, et ce que je trouve vraiment dommage, c’est que la résolution de l’enquête et de l’histoire est pliée en une cinquantaine de page et donne un sentiment de fin bâclée. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteure était bridée et a dû condenser la fin du roman. Cela donne vraiment une fin trop simple, pas assez recherchée et précipitée. Une cinquantaine de pages en plus aurait permis d’estomper cette sensation.

En bref, Killing November est une duologie efficace et agréable, j’ai passé un bon moment de lecture mais les clichés présents ainsi que la fin de l’histoire préciptée m’ont légèrement déçue. Killing November ne se hissera pas dans mes sagas favorites mais l’histoire et le thème abordé restent originaux. Si vous vous lancez dans l’aventure, c’est clairement une lecture idéale pour l’automne ou l’hiver.

« Dragons et mécanismes»

Auteur : Adrien Tomas

Genre : Fantasy – Steampunk 

Date de parution : 24/02/2021

Maison d’édition : Rageot

Nombre de pages : 640 pages

Prix : 18,70€

Première de couverture de « Dragons et mécanismes »

Bonjour à tous ! Me revoici avec la chronique du roman d’un auteur que j’apprécie de plus en plus : « Dragons et mécanismes » d’Adrien Tomas!

Après avoir été emballée par l’univers d’engrenages et sortilèges, je me suis lancée dans la lecture de cette brique qui se trouve être dans le même univers que le roman précédent. Rassurez-vous, si vous voulez lire dragons et mécanismes, vous n’aurez pas besoin d’avoir lu engrenages et sortilèges au préalable car les histoires sont indépendantes l’une de l’autre (bien qu’il y ait des références et des clins d’œil à la première histoire).

Avant de vous donner mon avis sur ce roman voici un petit résumé :

« Dague est voleur et espion. Il vit de cambriolages et de petits larcins. Alors qu’il est en mission de surveillance, il assiste à l’agression de Mira, une étrangère qui a fui son pays suite à un coup d’Etat. L’adolescente est archiduchesse, poursuivie par un tyran qui veut l’épouser et s’accaparer ses talents car elle fait partie des mécanomages, des sorciers capables de combiner leurs pouvoirs à de savants montages d’ingénierie mécanique. En sauvant Mira, Dague est blessé, et les deux jeunes gens sont d’abord contraints de se cacher. Mais l’aristocrate est déterminée. Pour échapper à son ennemi et – accessoirement – tenter de récupérer le trône d’Asthénocle auquel elle peut prétendre, elle est résolue à s’enfoncer au cœur de la jungle. Un territoire hostile, quasi inexploré, et peuplé de dragons sanguinaires. »

Alors que je pensais avoir adoré engrenages et sortilèges, je me suis pris une plus grande claque encore à la lecture de dragons et mécanismes !

Le personnage de Dague est vraiment très attachant, drôle et plein de ressources. Quant au personnage de Mira, j’ai eu un peu plus de mal à m’y attacher mais son petit côté antisocial et son génie mécanique ont fini par me séduire (j’ai parfois eu l’image de Sheldon Cooper en tête lors de la lecture des passages sur Mira). Les deux personnages sont aux antipodes l’un de l’autre et pourtant formeront un duo plus qu’efficace.

L’univers de la Xamorée est vraiment très riche et donne envie de s’y plonger réellement (dommage que ce monde n’existe pas en vrai). J’ai imaginé tout au long de ma lecture un monde rempli de couleurs, d’odeurs et de textures différentes et envoutantes. 

C’est d’ailleurs un des plus gros points fort du roman. L’univers et la mythologie du monde imaginé par Adrien Tomas sont vraiment très recherchés et pourtant il est très facile de le comprendre et de s’y immerger.

La quête des deux héros est très prenante et le roman ne manque pas d’action, ce qui fait que les plus de 600 pages sont dévorées très rapidement. 

J’apprécie énormément l’écriture fluide d’Adrien Tomas qui est à la fois recherchée, facile à suivre et qui pourtant ne manque pas d’humour et de péripéties. Les descriptions sont complètes et il est facile de s’imaginer l’environnement dans lequel évoluent les personnages sans pour autant que cela ne vienne alourdir la lecture. 

Les méchants de l’histoire sont également bien construits et donnent encore plus envie de voir Mira et Dague réussir à contrecarrer leurs plans.

Mais mon coup de cœur va sans hésitation au petit dragon Cuthbert ! Il a apporté la touche humoristique rafraichissante durant une grande partie du roman. 

J’ai également beaucoup apprécié le final avec la rencontre des deux héros du roman d’engrenages et sortilèges. C’était la petite touche idéale pour lier les deux romans sans pour autant avoir eu besoin de lire les deux pour comprendre l’histoire.

En clair, dragons et mécanismes est un petit coup de cœur ! L’univers imaginé par Adrien Tomas est absolument fabuleux et j’espère que d’autres livres en lien avec ce monde verront encore le jour ! Si c’est le cas, j’espère retrouver notre petit Cuthbert car c’est vraiment le personnage que j’ai le plus aimé dans cette petite merveille qu’est dragons et mécanismes.

Quatrième de couverture de « Dragons et mécanismes » avec le résumé.

« Les Autodafeurs – l’intégrale »

Auteur : Marine Carteron

Genre : Thriller – aventure – action – adolescents 

Date de parution : 06/11/2019

Maison d’édition : Rouergue – Epik

Nombre de pages : 1088

Prix : 25€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me revoici avec la critique d’un roman dont j’avais découvert le premier tome dans ma bibliothèque préférée et qui m’avait conquise… Sans pour autant réussir à mettre la main sur les suites ! Voici chose faite grâce à cet intégral ! Autant dire que je n’ai pas été déçue !

Alors que le premier tome s’ouvre sur un meurtre fait passé pour un accident de voiture, nous découvrons Auguste Mars, 14 ans, fils de la victime.

A la suite de cet événement tragique, Auguste, sa mère ainsi que sa sœur Césarine, déménagent chez les grands-parents paternels de ces derniers, en Normandie, laissant Paris derrière eux.

Auguste découvre alors que le petit village dans lequel ils déménagent est tenu par une famille très riche et influente et que sa propre famille est évitée, voire plus. Auguste, aidé de sa petite sœur autiste asperger d’une intelligence hors norme et d’une logique déconcertante, vont découvrir que leur famille cache un secret et un héritage vieux de plusieurs centaines siècles.

S’en suit alors une aventure afin de découvrir les meurtriers de son père et les secrets de la Confrérie, organisation qui a juré la protection des livres et de la connaissance du monde contre les terribles autodafeurs qui veulent museler la connaissance et obtenir le pouvoir. Confrérie dont Auguste et Césarine font désormais partie, qu’ils le veuillent ou non.

Pour les aider, ils pourront compter sur le professeur DeVergy et le nouveau meilleur ami d’Auguste, Robert, dit Néné.

Aventure, action, enquête sur fond d’histoire entre le bien et le mal et humour décapant sont au rendez-vous.

Alors que dire sur cette histoire tellement je l’ai appréciée ! Pourtant, le livre est destiné aux jeunes ados mais j’ai pris un très grand plaisir à découvrir l’histoire d’Auguste et de la Confrérie. De plus, l’énorme pavé de pratiquement 1100 pages se lit aisément et rapidement tellement l’histoire est prenante. Je vais essayer de détailler par points ce qui m’a le plus plu dans ce roman.

Au niveau du style d’écriture, les chapitres sont courts et alternent entre le point de vue d’Auguste et les pages du journal de Césarine (qu’elles soient couchées sur papier ou consignées dans sa tête). Cela permet d’avoir deux structures différentes qui apportent du peps à l’histoire opposant l’ironie, l’humour et la palette d’émotions ressenties par Auguste et la logique, la rigueur et le pragmatisme de Césarine. Pourtant, cette logique implacable est par moment hilarante.

Car oui, un des deux héros de l’histoire est une petite fille de 7 ans, autiste asperger à l’intelligence exceptionnelle et à la logique déconcertante. J’ai adoré la manière dont l’auteure a amené un personnage fort avec un trouble mental connu et pourtant mystérieux, sujet à de nombreuses extrapolations. Ayant moi-même dans ma famille une personne atteinte de ce trouble (sauf qu’il s’agit d’autisme profond et non d’asperger), j’ai été très touchée que l’on mette ce handicap en avant et qu’on le rende accessible. Césarine est très attachante et on en oublie son handicap, riant de sa logique poussée à l’extrême (je ne verrai plus les œufs de la même manière !) D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’on dit d’elle qu’elle est une artiste et non une autiste.

Hormis les personnages attachants comme Néné, le geek écolo, les grands-parents d’Auguste et d’autres que nous découvrons dans le dernier tome, l’histoire est très riche et intéressante, mettant en avant un combat pour la protection des livres et des connaissances qu’ils nous apportent. Et quoi de mieux que de parler de livres et de ce qu’ils représentent pour une mordue de lecture comme moi ? 

De plus, les secrets datant de plusieurs siècles mêlant personnages et événements historiques réels tels Alexandre le Grand, la grande bibliothèque d’Alexandrie ou encore Christophe Colomb à la fiction sont très réussis et intriguants pour la fan d’histoire que je suis.

Nous retrouvons également le thème de la liberté d’expression et de la censure, des sociétés totalitaires et dictatoriales par le biais du dessein des Autodafeurs… Tellement d’actualité avec ces fake news qui nous entourent et le politiquement correct qui lisse de plus en plus la parole de chacun.

L’aventure est rythmée, faisant penser aux films Indiana Jones mais dont les héros principaux sont des ados de 14 ans, en proie aux tourments de tout adolescents de leur âge mais avec l’équilibre du monde reposant sur leurs épaules ainsi qu’une fillette de 7 ans. J’ai adoré les moments d’actions et d’enquêtes afin de déjouer le plan des Autodafeurs. Par contre, le dernier tome se transforme plus en James Bond qu’Indiana Jones et je trouve que ça enlève la fraicheur et l’humour des deux premiers tomes, rendant l’action moins réaliste (on parle d’adolescents face à une société secrète très puissante après tout !)

Et puis, le dénouement ! Honnêtement, je ne m’attendais pas à la tournure qu’a pris l’histoire sur les 150 dernières pages ! L’aventure et l’action se transforment… en roman de SF ! J’en suis restée scotchée tellement c’était pour moi inattendu et imprévisible.

Vient alors le moment de clore l’histoire mais qui apparemment continuerait dans une autre trilogie de l’auteure. Je la lirai peut-être à l’avenir mais il n’y a pas besoin de cette nouvelle histoire pour apporter une fin claire et qui répond aux nombreux questionnements posés lors de cette merveilleuse aventure de plus de 1000 pages. 

En bref, une trilogie divertissante, amusante et remplie d’aventure, de mystères et de secrets séculaires, mettant en avant des jeunes plein de ressources et terriblement attachants.

Une aventure à lire, à savourer et à partager de 12 à 100 ans tant elle est riche et propose différents niveaux de lecture, selon l’âge du lecteur.

Et coup de cœur principalement pour le personnage de Césarine, qui permet de mieux appréhender une des facettes de l’autisme et ses caractéristiques.

Quatrième de couverture avec résumé.