Auteur : Dan Vyleta

Genre : Fantastique – Suspens – Uchronie 

Date de parution : 16/01/2019

Maison d’édition : Le livre de Poche

Nombre de pages : 768 pages

Prix : 10,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec la critique d’un livre qui me laisse toujours à l’heure actuelle dubitative.

Tout d’abord, ce livre m’a en grande partie attirée pour sa couverture sombre avec en arrière plan la ville de Londres. Je sais, je devrais aller plus loin qu’une jolie couverture mais mes choix s’opèrent souvent sur ce simple critère…

Outre la belle couverture, le synopsis m’a tout de suite intrigué : Londres et le XIXème siècle, différences sociales marquées par le vice et aussi du fantastique. Il ne m’en a pas fallu plus pour commencer ce bouquin.

Or… Je ne sais dire si j’ai apprécié ma lecture ou non ! 

Avant de développer les points qui m’ont plu et déplu, je vais essayer de faire un bref résumé sans trop en dévoiler, ce qui est assez complexe pour cette histoire.

Charlie et Thomas, deux adolescents de la noblesse, se trouvent dans un internat d’élite où on leur apprend à contrôler la Fumée (leurs péchés en somme). Or, ils constatent qu’un autre élève, qui est un vrai tyran, ne fume pas. S’en suit alors une visite des deux jeunes garçons chez un oncle éloigné de Thomas. Là, ils découvriront que leur monde est régit par des duperies et des mensonges. 

Avec l’aide de Livia, la fille de l’oncle de Thomas, ils vont tenter de percer les secrets de la Fumée et de comprendre pourquoi la basse classe fume sans arrêt alors que les nobles ne fument pas, même s’ils éprouvent ou commettent eux aussi des péchés.

Cette aventure les mènera du fond des mines à la ville de Londres, où semble se concentrer tous les pires péchés. Ils découvriront également différents personnages qui les éclaireront sur l’origine et l’utilité de la Fumée…

D’une part, j’ai beaucoup aimé le fait d’aborder le péché et de le rendre visible afin de juger les personnes et de leur attribuer un rang social.

J’ai également apprécié Thomas, Charlie et Livia, les personnages principaux. L’auteur a su nous les décrire avec leurs doutes, leurs péchés mais aussi leurs valeurs. Dans une moindre mesure, les personnages secondaires étaient également bien développés, nous permettant d’appréhender la noirceur et le combat intérieur de chacun entre le bien et le mal.

L’époque et le lieu de l’intrigue m’ont également énormément séduits, surtout avec cette société où le péché renforce les inégalités sociales.

D’un autre côté… J’ai trouvé l’histoire à certains moments beaucoup trop longue et trop brouillonne. Je n’arrivais pas à comprendre où l’auteur voulait m’emmener et j’ai eu du mal à saisir certaines intrigues et rebondissements du fait de cette écriture si laborieuse.

Les descriptions et les scènes identiques vues par différents protagonistes alourdissaient également l’ensemble. 

Enfin, le final de l’histoire ! Il laisse une perspective de l’avenir ouverte pour le lecteur. Cela pourrait être sympa, mais n’étant pas sure de la finalité amenée par l’auteur, j’ai du mal à projeter les héros de l’histoire dans l’avenir, ce qui est assez frustrant.

Je décrirais donc ce livre comme une descente en kayak: à certains moments, l’écriture m’entrainait et me donnait envie d’en savoir toujours plus (comme dans des rapides) et à d’autres moments, l’histoire était tellement plate que j’avais du mal à accrocher et à continuer (comme quand il n’y a pas assez d’eau et que le kayak racle le fond de la rivière). Ce sentiment, je l’ai ressenti à plusieurs reprises tout au long du roman, ce qui n’est pas des plus agréables lors des moments « creux ».

En clair, une histoire difficile à jauger et à juger. Je pense que chacun doit lire le livre pour s’en faire son propre avis, car il risque de plaire, de déplaire ou, comme pour moi, de laisser le lecteur perplexe.

Quatrième de couverture et synopsis

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