« Les voleurs de curiosités »

Auteur : Jess Kid

Genre : Fantastique – Policier – Historique

Date de parution : 11/02/2021

Maison d’édition : Les presses de la cité

Nombre de pages : 480 pages

Prix : 22€ (prix Belgique)

Première de couverture du livre « Les voleurs de curiosités ».

Me voici avec la chronique d’un livre vraiment particulier mais que j’ai largement apprécié : Les voleurs de curiosités.

Avant de donner mon avis, voici le résumé présent sur la quatrième de couverture : « Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les affaires délicates, s’attaque au cas le plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronnet, a été kidnappée. 

Mais la fillette n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent autant effrayer son entourage qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique, Bridie suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, replongeant malgré elle dans un passé qu’elle a tenté d’oublier.

Résurrectionnistes, saltimbanques mercenaires, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman où le spectacle est roi, et qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières. »

Autant dire que le résumé ainsi que la magnifique couverture m’ont largement donnés envie de lire cette histoire !

En premier lieu, j’adore les récits se déroulant dans les années 1800 (en particulier au Royaume-Uni). Il m’en a donc fallu peu pour que je tombe sous le charme du cadre de l’histoire.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Bridie, une jeune veuve qui n’a pas froid aux yeux et qui n’hésite pas à bafouer les règles que doivent adopter les femmes de cette époque. Elle est intelligente, intègre et a un passé difficile que l’on découvre au fil du récit.

J’ai également apprécié toute les légendes concernant la jeune Christabel, une créature que l’on rencontre très peu dans les histoires fantastiques.

Les personnages en général étaient très bien construits et on pouvait facilement les apprécier, les détester ou s’en méfier.

L’enquête était vraiment prenante et il me tardait que les pièces du puzzle se mettent en place. En effet, tous les personnages du roman ont des liens entre eux.  Il m’a donc fallu assembler les éléments passés et présents afin de bien comprendre l’affaire. 

C’est d’ailleurs un des points brillant de ce roman : les liens qu’entretiennent tous les protagonistes et la façon dont ils nous sont présentés au fil des pages.

Par contre, le fait d’avoir des sauts fréquents dans le passé et le passage d’un personnage à l’autre dans le présent n’étaient pas toujours faciles à suivre. Il m’a fallu une centaine de pages avant de bien appréhender la structure du récit et de profiter pleinement de l’enquête. 

De plus, les descriptions sont assez lourdes et empêchent une lecture beaucoup plus fluide de l’histoire (au moins je pouvais me représenter parfaitement chaque personnage grâce à cela).

Enfin, je m’attendais à avoir le côté fantastique beaucoup plus présent, alors que c’est avant tout l’enquête policière qui prend le dessus dans cette histoire. J’aurais aimé que les créatures fantastiques et les légendes soient beaucoup plus mises en avant mais ce n’est ici qu’une question de goût.

La petite déception que je retire de ma lecture, c’est que je ne suis pas sûre d’avoir compris qui était le fantôme qui accompagnait Bridie, alors que c’était l’une des questions récurrentes du roman.

Malgré les petits points négatifs, je lirai volontiers de nouvelles enquêtes de Bridie s’il devait en paraître des nouvelles un jour.

En clair, une enquête policière mêlant le fantastique prenante, des liens entre les personnages menés avec brio et des personnages adorables. Cependant, des descriptions trop lourdes et un temps d’adaptations aux sauts dans le temps et de personnages font que l’histoire ne fût pas un coup de cœur.

Quatrième de couverture du livre « Les voleurs de curiosités ».

« Smoke »

Auteur : Dan Vyleta

Genre : Fantastique – Suspens – Uchronie 

Date de parution : 16/01/2019

Maison d’édition : Le livre de Poche

Nombre de pages : 768 pages

Prix : 10,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec la critique d’un livre qui me laisse toujours à l’heure actuelle dubitative.

Tout d’abord, ce livre m’a en grande partie attirée pour sa couverture sombre avec en arrière plan la ville de Londres. Je sais, je devrais aller plus loin qu’une jolie couverture mais mes choix s’opèrent souvent sur ce simple critère…

Outre la belle couverture, le synopsis m’a tout de suite intrigué : Londres et le XIXème siècle, différences sociales marquées par le vice et aussi du fantastique. Il ne m’en a pas fallu plus pour commencer ce bouquin.

Or… Je ne sais dire si j’ai apprécié ma lecture ou non ! 

Avant de développer les points qui m’ont plu et déplu, je vais essayer de faire un bref résumé sans trop en dévoiler, ce qui est assez complexe pour cette histoire.

Charlie et Thomas, deux adolescents de la noblesse, se trouvent dans un internat d’élite où on leur apprend à contrôler la Fumée (leurs péchés en somme). Or, ils constatent qu’un autre élève, qui est un vrai tyran, ne fume pas. S’en suit alors une visite des deux jeunes garçons chez un oncle éloigné de Thomas. Là, ils découvriront que leur monde est régit par des duperies et des mensonges. 

Avec l’aide de Livia, la fille de l’oncle de Thomas, ils vont tenter de percer les secrets de la Fumée et de comprendre pourquoi la basse classe fume sans arrêt alors que les nobles ne fument pas, même s’ils éprouvent ou commettent eux aussi des péchés.

Cette aventure les mènera du fond des mines à la ville de Londres, où semble se concentrer tous les pires péchés. Ils découvriront également différents personnages qui les éclaireront sur l’origine et l’utilité de la Fumée…

D’une part, j’ai beaucoup aimé le fait d’aborder le péché et de le rendre visible afin de juger les personnes et de leur attribuer un rang social.

J’ai également apprécié Thomas, Charlie et Livia, les personnages principaux. L’auteur a su nous les décrire avec leurs doutes, leurs péchés mais aussi leurs valeurs. Dans une moindre mesure, les personnages secondaires étaient également bien développés, nous permettant d’appréhender la noirceur et le combat intérieur de chacun entre le bien et le mal.

L’époque et le lieu de l’intrigue m’ont également énormément séduits, surtout avec cette société où le péché renforce les inégalités sociales.

D’un autre côté… J’ai trouvé l’histoire à certains moments beaucoup trop longue et trop brouillonne. Je n’arrivais pas à comprendre où l’auteur voulait m’emmener et j’ai eu du mal à saisir certaines intrigues et rebondissements du fait de cette écriture si laborieuse.

Les descriptions et les scènes identiques vues par différents protagonistes alourdissaient également l’ensemble. 

Enfin, le final de l’histoire ! Il laisse une perspective de l’avenir ouverte pour le lecteur. Cela pourrait être sympa, mais n’étant pas sure de la finalité amenée par l’auteur, j’ai du mal à projeter les héros de l’histoire dans l’avenir, ce qui est assez frustrant.

Je décrirais donc ce livre comme une descente en kayak: à certains moments, l’écriture m’entrainait et me donnait envie d’en savoir toujours plus (comme dans des rapides) et à d’autres moments, l’histoire était tellement plate que j’avais du mal à accrocher et à continuer (comme quand il n’y a pas assez d’eau et que le kayak racle le fond de la rivière). Ce sentiment, je l’ai ressenti à plusieurs reprises tout au long du roman, ce qui n’est pas des plus agréables lors des moments « creux ».

En clair, une histoire difficile à jauger et à juger. Je pense que chacun doit lire le livre pour s’en faire son propre avis, car il risque de plaire, de déplaire ou, comme pour moi, de laisser le lecteur perplexe.

Quatrième de couverture et synopsis