« La neuvième maison »

Auteur : Leigh Bardugo

Genre : Fantastique – thriller

Date de parution : 27/08/2020

Maison d’édition : De Saxus

Nombre de pages : 524 pages

Prix : 20,50€ (prix Belgique)

Première de couverture du livre « la neuvième maison ».

Me voici avec la chronique d’un livre assez particulier qui m’a fait passer de : « Je ne comprends rien j’ai envie d’arrêter ! » à « En fait c’était trop bien je me réjouis de lire la suite ! » Il s’agit de « La neuvième maison » de Leigh Bardugo.

Voici un petit synopsis avant de vous donner mon avis plus détaillé :

« Alex  » Galaxy  » Stern a vécu une adolescence chaotique. Élevée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonné l’école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir. 

À 20 ans, elle est la seule survivante d’un horrible massacre inexpliqué, et c’est sur son lit d’hôpital qu’elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé. Cette entité, appelée La Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la magie sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses. 

Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux : elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d’une jeune fille. Ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de l’horreur… »

Quand j’ai décidé de me lancer dans ce roman, j’ai tout de suite été attirée par le côté universitaire et sociétés secrètes, mêlant personnes d’influence et magie. De plus, l’avis de Stephen King en 4ème de couverture m’a confortée dans mon choix.

Et pourtant… J’ai failli abandonner ma lecture durant le premier tiers du roman ! Je trouvais l’histoire très confuse, avec une chronologie spéciale qu’il a fallu le temps que j’apprivoise et un manque d’informations tout en étant submergée par trop d’informations sur l’univers des maisons et du Léthé (ou c’est peut-être le trop plein d’infos qui a fait que j’avais du mal à saisir l’histoire).

De plus, je n’arrivais pas à m’attacher au personnage d’Alex/Galaxy car on ne parlait pas beaucoup de son histoire personnelle.

Et pourtant… Après avoir persévéré, les pièces du puzzle se sont mises doucement en place et c’est à partir de ce moment-là que j’ai accroché et que je n’ai plus réussi à lâcher le livre ! L’univers fantastique imaginé par l’auteure devient clair et il est devenu facile pour moi de m’y projeter. Il en va de même pour la trame du livre qui au final est cohérente mais demandait un temps d’adaptation.

Le personnage d’Alex est aussi devenu plus attachant et les bribes de son passé nous permettent de comprendre pourquoi elle fût choisie par le Léthé alors que rien en apparence l’y prédestinait. C’est une jeune femme blessée par la vie, avec ses doutes, mais qui pourtant ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui ne rentrera pas dans le moule que Yale voudrait lui imposer. Elle est tenace et se bat pour ce qui est juste, quitte à se mettre en danger. 

J’ai également beaucoup apprécié Darlington, même si je n’en ai eu qu’un aperçu dans les flash-back du livre. Dawes aussi est devenu un personnage hyper attachant, avec sa douceur et sa façon de prendre soin des autres.

J’ai également adoré la mythologie créée par l’auteur autour des maisons du voile, leurs rôles et ce que cela représente dans le monde réel ! Imaginer que des ventes d’album soit boostée par des cérémonies magiques est très original. 

J’ai aussi beaucoup apprécié le développement qu’a pris l’histoire autour du don d’Alex de voir les fantômes et par la suite de pouvoir entrer en contact avec eux. 

L’enquête, une fois lancée, était également prenante ! Bien que j’aie deviné de manière globale qui était impliqué dans le meurtre, le dernier retournement de situation m’a scotchée et je ne m’y attendais vraiment pas !

En clair, il s’agit d’un super roman mais qui se mérite ! Après avoir dépassé la confusion du premier tiers du roman, l’enquête et l’univers magique vont vous happer et vous ne verrez pas défiler les pages !

Il me tarde de lire la suite afin de découvrir ce qu’il va arriver à Alex et les autres !

« Les Autodafeurs – l’intégrale »

Auteur : Marine Carteron

Genre : Thriller – aventure – action – adolescents 

Date de parution : 06/11/2019

Maison d’édition : Rouergue – Epik

Nombre de pages : 1088

Prix : 25€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me revoici avec la critique d’un roman dont j’avais découvert le premier tome dans ma bibliothèque préférée et qui m’avait conquise… Sans pour autant réussir à mettre la main sur les suites ! Voici chose faite grâce à cet intégral ! Autant dire que je n’ai pas été déçue !

Alors que le premier tome s’ouvre sur un meurtre fait passé pour un accident de voiture, nous découvrons Auguste Mars, 14 ans, fils de la victime.

A la suite de cet événement tragique, Auguste, sa mère ainsi que sa sœur Césarine, déménagent chez les grands-parents paternels de ces derniers, en Normandie, laissant Paris derrière eux.

Auguste découvre alors que le petit village dans lequel ils déménagent est tenu par une famille très riche et influente et que sa propre famille est évitée, voire plus. Auguste, aidé de sa petite sœur autiste asperger d’une intelligence hors norme et d’une logique déconcertante, vont découvrir que leur famille cache un secret et un héritage vieux de plusieurs centaines siècles.

S’en suit alors une aventure afin de découvrir les meurtriers de son père et les secrets de la Confrérie, organisation qui a juré la protection des livres et de la connaissance du monde contre les terribles autodafeurs qui veulent museler la connaissance et obtenir le pouvoir. Confrérie dont Auguste et Césarine font désormais partie, qu’ils le veuillent ou non.

Pour les aider, ils pourront compter sur le professeur DeVergy et le nouveau meilleur ami d’Auguste, Robert, dit Néné.

Aventure, action, enquête sur fond d’histoire entre le bien et le mal et humour décapant sont au rendez-vous.

Alors que dire sur cette histoire tellement je l’ai appréciée ! Pourtant, le livre est destiné aux jeunes ados mais j’ai pris un très grand plaisir à découvrir l’histoire d’Auguste et de la Confrérie. De plus, l’énorme pavé de pratiquement 1100 pages se lit aisément et rapidement tellement l’histoire est prenante. Je vais essayer de détailler par points ce qui m’a le plus plu dans ce roman.

Au niveau du style d’écriture, les chapitres sont courts et alternent entre le point de vue d’Auguste et les pages du journal de Césarine (qu’elles soient couchées sur papier ou consignées dans sa tête). Cela permet d’avoir deux structures différentes qui apportent du peps à l’histoire opposant l’ironie, l’humour et la palette d’émotions ressenties par Auguste et la logique, la rigueur et le pragmatisme de Césarine. Pourtant, cette logique implacable est par moment hilarante.

Car oui, un des deux héros de l’histoire est une petite fille de 7 ans, autiste asperger à l’intelligence exceptionnelle et à la logique déconcertante. J’ai adoré la manière dont l’auteure a amené un personnage fort avec un trouble mental connu et pourtant mystérieux, sujet à de nombreuses extrapolations. Ayant moi-même dans ma famille une personne atteinte de ce trouble (sauf qu’il s’agit d’autisme profond et non d’asperger), j’ai été très touchée que l’on mette ce handicap en avant et qu’on le rende accessible. Césarine est très attachante et on en oublie son handicap, riant de sa logique poussée à l’extrême (je ne verrai plus les œufs de la même manière !) D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’on dit d’elle qu’elle est une artiste et non une autiste.

Hormis les personnages attachants comme Néné, le geek écolo, les grands-parents d’Auguste et d’autres que nous découvrons dans le dernier tome, l’histoire est très riche et intéressante, mettant en avant un combat pour la protection des livres et des connaissances qu’ils nous apportent. Et quoi de mieux que de parler de livres et de ce qu’ils représentent pour une mordue de lecture comme moi ? 

De plus, les secrets datant de plusieurs siècles mêlant personnages et événements historiques réels tels Alexandre le Grand, la grande bibliothèque d’Alexandrie ou encore Christophe Colomb à la fiction sont très réussis et intriguants pour la fan d’histoire que je suis.

Nous retrouvons également le thème de la liberté d’expression et de la censure, des sociétés totalitaires et dictatoriales par le biais du dessein des Autodafeurs… Tellement d’actualité avec ces fake news qui nous entourent et le politiquement correct qui lisse de plus en plus la parole de chacun.

L’aventure est rythmée, faisant penser aux films Indiana Jones mais dont les héros principaux sont des ados de 14 ans, en proie aux tourments de tout adolescents de leur âge mais avec l’équilibre du monde reposant sur leurs épaules ainsi qu’une fillette de 7 ans. J’ai adoré les moments d’actions et d’enquêtes afin de déjouer le plan des Autodafeurs. Par contre, le dernier tome se transforme plus en James Bond qu’Indiana Jones et je trouve que ça enlève la fraicheur et l’humour des deux premiers tomes, rendant l’action moins réaliste (on parle d’adolescents face à une société secrète très puissante après tout !)

Et puis, le dénouement ! Honnêtement, je ne m’attendais pas à la tournure qu’a pris l’histoire sur les 150 dernières pages ! L’aventure et l’action se transforment… en roman de SF ! J’en suis restée scotchée tellement c’était pour moi inattendu et imprévisible.

Vient alors le moment de clore l’histoire mais qui apparemment continuerait dans une autre trilogie de l’auteure. Je la lirai peut-être à l’avenir mais il n’y a pas besoin de cette nouvelle histoire pour apporter une fin claire et qui répond aux nombreux questionnements posés lors de cette merveilleuse aventure de plus de 1000 pages. 

En bref, une trilogie divertissante, amusante et remplie d’aventure, de mystères et de secrets séculaires, mettant en avant des jeunes plein de ressources et terriblement attachants.

Une aventure à lire, à savourer et à partager de 12 à 100 ans tant elle est riche et propose différents niveaux de lecture, selon l’âge du lecteur.

Et coup de cœur principalement pour le personnage de Césarine, qui permet de mieux appréhender une des facettes de l’autisme et ses caractéristiques.

Quatrième de couverture avec résumé.