« After – saison 5 »

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 29/06/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 672 pages

Prix : 9€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec ma critique de la dernière saison de la saga d’After.

Je vais le dire tout de suite, ce dernier tome m’a laissé un avis mitigé.

Je reprends le tome directement à la suite des révélations de la fin du roman précédent, et je ressens bien que le livre à été scindé en deux, contrairement à la version anglophone.

Comme je m’y attendais, Hardin est profondément ébranlé (promis ce n’est pas un mauvais jeux de mot concernant la saga ahah) par les dernières révélations et va littéralement perdre les pédales.

S’en suit une séparation brutale et violente entre les deux amants : Hardin restant à Londres et Tessa retournant aux Etats-Unis dans un état catatonique.

La séparation semble bien faite pour durer, sans compter un événement tragique qui poussera Hardin a revenir et tenter de reconquérir l’amour de sa vie, qui a décidé quant à elle de laisser tomber définitivement.

S’en suit alors un parcours du combattant pour Hardin et une véritable remise en question pour Tessa.

Bon, je m’attendais clairement à quelque chose de mieux pour clôturer cette saga. Comme son sous-titre l’indique « Ever happy », je m’attendais à un happy end qui prendrait la majorité du livre… Pour le coup j’ai été déçue… Même pas une centaine de page de happy end expédiée sous forme de différents épilogues étalés sur une vingtaine d’année. Pour le happy end tant attendu et mérité pour nos héros, on repassera.

De plus la relation conflictuelle traîne en longueur, tout comme l’état dépressif de Tessa et d’Hardin. 

Personnellement, je trouve que pour un dernier tome qui est censé apporté un dénouement heureux, le côté dramatique est trop présent et étouffant… Autant auparavant je trouvais le premier roman un peu cucul la praline, autant ici on a envie que le désespoir se termine rapidement. 

Pour tout dire, cette histoire m’a donné le cafard une bonne partie du livre et le happy end n’a pas été suffisant pour me remonter le moral.

Et quand je vois enfin le final, je me demande pourquoi l’auteure a infligé autant de souffrances aux héros pour finir avec l’exemple type de la petite famille américaine presque parfaite et aisée. 

Hormis ces gros points noirs, j’ai trouvé quelques points positifs :

Le happy end. Même s’il aurait dû être plus développé à mon goût, il apporte un peu de chaleur à une histoire pratiquement dépressive.

L’écriture qui s’est énormément améliorée. Je suis vraiment ravie de voir la maturité qu’a prise l’auteure dans cette saga. 

L’explication du titre « After ». Je découvre enfin pourquoi le livre s’appelle « After ». Même si j’en avais eu une petite idée pendant la lecture des livres, j’en ai eu la confirmation et ça a été un moment assez satisfaisant de voir que le titre n’a pas été donné au hasard.

Le caractère de Tessa, qui devient enfin plus adulte et prend des décisions matures. C’est un vrai plaisir de voir qu’elle ne se comporte plus comme une petite fille horripilante.

En clair, un dernier tome répondant en partie à mes attentes. Mais trop sombre et dépressif à mon idée. Peut être que je n’étais pas dans un état d’esprit adéquat au moment de la lecture du roman… Quoi qu’il en soit, je retiendrai qu’Anna Todd a créé une saga qui tient la route et qui a su me convaincre assez pour la terminer et l’apprécier, alors que ce n’est absolument pas mon style de prédilection. 

Quatrième de couverture


« Lady Helen tome 2 – Le pacte des mauvais jours »

Auteur : Alison Goodman

Genre : Fantastique – Romance – Historique 

Date de parution : 31/08/2017

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 608 pages

Prix : 19,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec mon avis sur la suite des aventures de Lady Helen, le pacte des mauvais jours.

Nous retrouvons donc Lady Helen à Brighton, dans la demeure de Mr Hammond et Lady Margaret, après son départ forcé de chez son oncle suite aux évènements survenus durant le bal donné en son honneur.

Helen poursuit sa formation de Vigilante, sous les instructions de Lord Carlston, qui semble peu à peu sombrer dans la folie comme Benchley avant lui. De plus, une attirance incontrôlable parait relier Carston et Helen.

Tout pourrait aller pour le mieux sans compter l’apparition du Duc de Selburn, qui n’a pas renoncé à ses attentes vis-à-vis d’Helen, la positionnant dans des situations embarrassantes.

Enfin, un nouveau membre haut placé du Club des Mauvais jours confie une mission à Helen qu’elle devra mener seule, sans l’aide de Carlston.

En parallèle de cette mission secrète, elle tentera de collecter un maximum d’informations pour débusquer l’Abuseur suprême et trouver le moyen de le vaincre.

Autant le premier tome a su me charmer, me poussant à ne pas lâcher ma lecture avant la dernière ligne, autant ce deuxième tome m’a semblé tirer en longueur et a donc rendu ma lecture entrecoupée et plus longue.

Je pense que la découverte et l’excitation ressentie lors de la lecture du premier roman est un peu retombée, sachant en grande partie de quoi il en retourne, contrairement au premier livre où j’ai découvert avec délice cet univers fascinant.

Le début semblait pourtant très prometteur, mais l’intrigue peine à évoluer, préférant mettre en avant les tourments amoureux d’Helen.

En effet, cette romance plus présente m’a un peu ennuyée. Même si dans le résumé on nous mentionne une romance à la Jane Austen teintée de Fantasy noire, le côté romance prend trop le dessus, au détriment, je trouve, de l’intrigue concernant les démons et le rôle des Vigilants dans le monde.

Hormis ces deux petits points négatifs, l’auteure a réussi à me faire ressentir des émotions assez fortes vis-à-vis des différents personnages de l’histoire, ce qui est une des forces de la saga. Je m’attache ou au contraire je déteste chacun des personnages, ce qui rend l’histoire beaucoup plus intéressante :

Helen, qui doit continuer à se battre, même dans ce nouvel univers, car il s’agit d’une fille. Je suis vraiment sous le charme de son tempérament et de sa manière d’être.

Lord Carston, moins mystérieux et donc beaucoup plus attachant. J’ai ressenti plus de sympathie et d’empathie vis-à-vis du personnage par rapport au premier livre.

Le Duc de Selburn, que je trouvais pourtant attachant m’a vite énervée! J’ai eu envie de lui mettre des claques une bonne partie de l’histoire !

Lowry et Pike, qui m’ont pour le premier horrifiée et dégoûtée et pour le second vraiment fait ressentir une aversion et de la méfiance.

Un autre point fort est l’écriture, toujours remarquable ainsi que la reconstitution de la Grande-Bretagne de cette époque, qui quant à elle est époustouflante et réaliste au possible.

Malgré ces qualités indéniables, je dois bien admettre que ce roman souffre du syndrome du deuxième tome… Soit un livre charnière où il ne se passe pas beaucoup de choses, sauf dans les cent dernières pages, afin de mettre en place le dernier roman qui lui sera, je n’en doute pas, plus rythmé et intense.

En clair, une écriture toujours aussi soignée, des personnages attachants et une reconstitution historique plus que fidèle, mais une intrigue un peu plus molle qui annonce, je l’espère, un final qui promet d’être grandiose !

Quatrième de couverture et résumé

« After – saison 4 »

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 29/06/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 480 pages

Prix : 9€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec mon avis sur l’avant dernière saison de la saga After.

Nous retrouvons nos deux protagonistes, Tessa et Hardin, dans un moment où ils décident de faire un break dans leur relation suite aux évènements clôturant la saison 3. 

Tessa emménage à Seattle afin de suivre la maison d’édition Vance et de terminer ses études sur le campus de la ville tandis qu’Hardin reste à Washington. 

La séparation semble leur réussir, même s’ils ne restent jamais très longtemps sans se voir et vivent des instants assez torrides.

En plus de suivre leur quotidien, les proches des deux héros tentent des les aiguiller sur leur relation chaotique, chacun donnant son avis, qu’il soit positif ou non.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé ce livre assez plat (c’est un avis qui n’engage que moi) par rapport aux deux tomes précédents. Malgré le fait que la relation entre Tessa et Hardin semble s’améliorer, je trouve qu’il ne se passe pas énormément de choses intéressantes dans les trois quarts du livre. 

Nous suivons le quotidien des deux personnages, et hormis les scènes de sexe beaucoup plus présentes par rapport à la saison 3 et les avis des différents intervenants sur la relation des deux amants, il n’y a pas beaucoup de choses pour maintenir un intérêt réel, sauf le fait de vouloir connaître la fin de l’histoire des deux jeunes adultes.

J’ai bien dit qu’il n’y avait pas beaucoup d’intérêt dans les trois quarts du roman mais évidemment, Anna Todd a plus d’un tour dans son sac pour quand même réussir à titiller notre intérêt et notre besoin de connaître la suite.

L’attention commence à poindre quand Tessa et Hardin finissent par se rendre au mariage de la mère d’Hardin, en Angleterre. Il s’y passe alors plusieurs péripéties, dont la révélation de fin, qui va bouleverser et chambouler la vie de la plupart des personnages de l’histoire.

Honnêtement, je m’attendais un peu à la révélation finale mais il est quand même agréable de terminer sur une envie irrépressible de lire le tome suivant.

En clair, l’histoire commence à s’essouffler et il est temps d’arriver au dénouement final, qui semble plus prometteur que ce tome qui est, selon moi, un peu inutile et passe pour du remplissage. Le seul but de cette saison est, à mon avis, de mettre en place les dernières intrigues afin conclure cette saga qui jusqu’à présent s’est montrée assez inégale d’un tome à l’autre.

Quatrième de couverture et résumé

« Lady Helen tome 1 – Le Club des mauvais jours »

Auteur : Alison Goodman

Genre : Fantastique – Romance – Historique 

Date de parution : 18/08/2016

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 576 pages

Prix : 19,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec une nouvelle critique à propos d’une lecture qui s’est révélée être pour moi un véritable coup de cœur !

Lady Helen et le Club des mauvais jours est le premier tome d’une trilogie dont le dernier volume sortira normalement en juin de cette année.

J’avais acheté ce livre lors de sa sortie mais je viens de le relire afin d’avoir l’histoire bien en tête avant la parution du dernier roman, ce qui n’était pas pour me déplaire car j’ai adoré cette histoire !

Ce qui m’avait attirée en premier lieu était la sublime couverture du livre. Après avoir lu le résumé, je me suis lancée dans une lecture vraiment passionnante.

Nous suivons les aventures d’Helen, une jeune fille de bonne famille qui va faire son entrée dans le monde, l’intrigue se déroulant à l’époque de la Régence anglaise. Nous apprenons qu’Helen vit avec son oncle et sa tante suite au décès de ses parents et que sa mère est passée en disgrâce après une trahison envers le Royaume. Du coup, Helen doit redoubler d’efforts afin de rétablir sa réputation.

Avec la valse des bals et autres occupations des nobles de l’époque, la jeune fille se découvre certaines aptitudes, comportements voire même pouvoirs inadéquats pour une femme. L’arrivée de Lord Carlston, un cousin éloigné qui lui aussi subit le fardeau de rumeurs ne va pas aider Helen à rétablir son honneur. 

Et si l’arrivée de cet homme mystérieux avait un lien avec les changements que constate la jeune fille ? Lui permettra-t-il de comprendre ce qu’elle vit et d’éclaircir les zones d’ombres qui concernent son passé familial ? Et qu’est-ce que le Club des mauvais jours, dont Lord Carlston fait partie ?

Après la lecture de ce roman, je ne peux dire qu’une seule chose : j’ai A-DO-RÉ ! 

Déjà l’époque et le lieu de l’aventure m’ont conquis, d’autant plus que l’auteure s’est admirablement renseignée afin de rendre le cadre de l’histoire aussi réaliste et authentique que possible. J’ai toujours été adepte des livres ou films se déroulant au cours du XIXème siècle. J’ai donc directement été happée dans ce monde passionnant aux multiples codes déroutants.

Le personnage de Lady Helen m’a également touché. Une jeune fille cherchant à se fondre dans le moule afin de correspondre à ce qui était demandé aux femmes de l’époque mais qui ne peut renier sa personnalité et son esprit rebelle. J’aime les livres où les femmes s’émancipent de leur rôle prédéfini afin de respecter et suivre leur personnalité.

La touche de fantastique qui nous ouvre un monde rempli de secrets et de complots dont Lady Helen va devoir prendre part, de gré ou de force rend l’histoire encore plus intéressante. J’adore les livres fantastiques et ici la touche est présente sans pour autant empiéter sur le côté historique et la vie de la noblesse anglaise. Un juste équilibre qui rend la lecture très agréable.

Enfin, les différents personnages dont la personnalité est assez développée pour définir nos sentiments vis-à-vis d’eux. J’ai beaucoup apprécié Helen ainsi que le tempérament de sa femme de chambre, Darby. Mais j’ai également pris en grippe l’oncle d’Helen, un homme désagréable et assez cruel. J’ai aussi été intriguée par Lord Carslton. Cherche-t-il réellement à aider Helen ou lui cache-t-il de sombres secrets et pensées ? 

Pour finir, le livre se termine par un rebondissement donnant envie de savoir ce qu’il va se passer et d’en apprendre plus sur le monde secret dont s’occupe le Club des mauvais jours.

En bref, une lecture coup de coeur, avec des personnages bien construits et une réplique de la vie à Londres lors de la Régence vraiment remarquable. Je vais de ce pas relire le deuxième tome et j’attends avec impatience le mois de juin afin de terminer cette trilogie qui pour moi est un réel coup de foudre !  

Première de couverture (les dorures sont plus apparentes sur cette photo)
4ème de couverture

« After – saison 3 »

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 01/06/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 576 pages

Prix : 7,90€ (prix Belgique)

Première de couverture

Voici la suite des aventures tumultueuses de Tessa et Hardin dans une nouvelle saison qui se révèle plus intéressante et mature que les deux premières.

Je retrouve nos deux héros où je les avais laissés lors de la révélation fracassante de la saison précédente, avec une histoire d’amour toujours plus complexe et pourtant plus intense.

Bien que l’histoire reste toujours basée sur la même trame, je constate que l’auteure s’applique à approfondir l’intrigue afin de ne plus rester dans la lignée : je t’aime, on se dispute et on se réconcilie (en couchant ensemble) le chapitre suivant.

En effet, la relation devient plus intense et donc les disputes pour des broutilles sont moins présentes, remplacées par des disputes ayant une raison d’être, du fait du caractère ingérable et inadéquat d’Hardin.

De plus et « oh miracle ! », Tessa ne se laisse plus soumettre et dominer par Hardin, s’exprimant beaucoup plus et mettant des limites à sa relation quand ce dernier exagère. Mon souhait de ne plus la voir se soumettre et s’écraser trop rapidement est enfin exaucé, permettant une réflexion plus intéressante sur les relations amoureuses et les dérives qu’elles peuvent suivre.  

Les scènes de sexe sont également moins présentes et au final servent plus l’histoire que lors du premier tome où j’avais l’impression qu’elles étaient là uniquement pour combler les presque 900 pages du roman. 

Le schéma de l’histoire évolue lui aussi fortement, me permettant de découvrir plus de lieux et de personnages, ce qui rend la lecture plus plaisante et moins répétitive.

Le nombre de page inférieur, rendant le livre plus court, me donne moins l’impression de lire inlassablement les mêmes choses et de tourner en rond.

Enfin, comme à chaque tome, un retournement de situation assez inattendu me pousse à dévorer la fin du livre et à me précipiter sur la lecture du bouquin suivant.

Bien sur, je retrouve certains travers existants auparavant, comme une écriture simpliste, même s’il y a une énorme amélioration par rapport à la première saison. 

En résumé, je trouve que cette saison est plus mature et intéressante, avec une évolution des personnages afin de rétablir une relation saine (j’ai envie de dire enfin !) et un final inattendu, rendant ce tome plus agréable à lire.

Quatrième de couverture et résumé.

« After – saison 2 »

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 04/05/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 864 pages

Prix : 9€ (prix Belgique)

Première de couverture

Je retrouve dans cette nouvelle « saison » les aventures toujours aussi compliquées de nos deux protagonistes, Tessa et Hardin.

J’ai commencé la lecture de ce livre avec l’appréhension laissée lors de la lecture de la première saison, soit une écriture trop simpliste, une intrigue trop répétitive et une vision de l’amour mise en avant comme étant logique alors qu’elle est trop dangereuse et malsaine. Malgré ces a priori, j’avais envie de connaître la suite car l’auteure sait distiller un certain suspens qui me donne envie d’en savoir plus et de découvrir le développement que va prendre cette histoire suite au gros rebondissement final.

Qu’ai-je pensé de ce deuxième tome ?

Et bien je le trouve meilleur que le premier! En effet, l’histoire se diversifie, suivant moins le schéma disputes/réconciliations toutes les dix pages. Nous en apprenons plus sur la vie des personnages. Ils sont plus creusés, de même que l’intrigue. J’ai été agréablement surprise même si certains points restent encore à peaufiner.

Tout d’abord l’écriture. Même si une amélioration est perçue, il existe toujours trop de répétitions (combien de fois ne lui agrippe-t-elle pas les cheveux ?). Cependant, le vocabulaire est plus étoffé et les phrases mieux structurées.

La relation des personnages. Malgré le fait que le personnage de Tessa s’affirme plus et se laisse moins marcher sur les pieds, la relation en reste malgré tout inadéquate. Je le ressens fortement quand je constate que Tessa pardonne Hardin en général assez facilement alors que lui fait des drames et refuse de lui pardonner de petits écarts et erreurs en comparaison de ce qu’il lui a fait (et fait) subir. Je n’aime pas cette manière que l’auteure a de mettre en avant qu’une fille doit s’écraser pour essayer de calmer le jeu même si elle n’est pas en tort ou moins que le partenaire et qu’elle appartient à son compagnon sans que celle-ci n’en soit trop dérangée. Malgré tout, cette tendance s’inverse légèrement au fil de l’histoire, mais je reste sceptique sur cette façon de présenter les relations amoureuses. Maintenant, il ne s’agit que de mon avis et ressenti que j’assume totalement, et j’espère que cela évoluera par la suite dans le bon sens.

Malgré quelques ombres au tableau, des points positifs sont à souligner :

Un effort au niveau de l’écriture. Comme dit précédemment, la structure et le vocabulaire s’améliorent, rendant encore plus agréable la lecture du livre. 

L’intrigue. De même que le style d’écriture, l’histoire s’étoffe et devient plus intéressante, délaissant le schéma « on se dispute, on se réconcilie, on couche ensemble, on se dispute » et ainsi de suite. J’en apprends plus sur la vie des personnages et leur entourage. Les situations se diversifient de même que les lieux et les intervenants. Bien entendu, il y a toujours des disputes, mais elles sont plus profondes et moins futiles que lors du premier roman. Les scènes de sexe sont toujours présentes mais moins « cul-cul ».

Le point de vue des deux personnages. Une des nouveautés est que nous avons dans ce tome certains chapitres donnant la vision et le point de vue d’Hardin, permettant de mieux le comprendre et le cerner. Un plus non négligeable pour rendre la lecture plus addictive.

Le rebondissement final. De nouveau, l’auteure révèle une petite bombe lors des deux dernières pages, me poussant à me rendre en vitesse chez mon libraire afin d’acquérir la troisième saison. Un marketing bien maitrisé me faisant oublier les faiblesses du roman.

En bref, il s’agit d’un meilleur livre, même s’il reste quelques aspects négatifs. Je lirai la troisième saison mais je ne pourrai jamais totalement adhérer à l’histoire si la relation toxique ne s’arrange pas.

Quatrième de couverture avec le résumé

« After – saison 1»

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 30/03/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 816 pages

Prix : 9€ (prix Belgique)

Que dire sur cette lecture si ce n’est que je n’arrive pas à me décider sur le fait que j’ai apprécié où si l’agacement ressenti tout au long du roman prend le dessus !

Déjà le résumé m’en dit long sur ce à quoi m’attendre : « Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami, Noah, est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé  : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux… Mais ça, c’était avant qu’il ne la bouscule dans le dortoir. Lui, c’est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé. Grossier, provocateur et cruel, c’est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé. Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout contrôle. Cet homme ingérable fait naître en elle une passion sans limites. Une passion qui, contre toute attente, semble réciproque…
Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin, est-ce une histoire destructrice ou un amour absolu ? »

Habituellement, je ne suis pas friande de ce genre de lecture, mais celle-ci m’a attirée… Peut-être pour enfin comprendre ce que trouvent toutes mes copines à ce genre littéraire (cinquante nuances coucou) alors que cela ne me fait ni chaud ni froid et en vient même à m’énerver (bah oui! La féministe en moi qui n’arrive pas à comprendre comment les filles peuvent tomber sous le charme d’un homme « tordu » juste parce qu’il est riche, qu’il est « trooop beau » ou que sais-je… Enfin vous voyez le topo !). Mais voyant la sortie du film approcher, il me fallait connaître l’histoire pour pouvoir décliner auprès de mes amies si je n’accrochais pas. Elles m’ont eue une fois avec cinquante nuances de Grey et je n’avais pas envie de réitérer… 

Bref, je ne suis pas partie avec un bon a priori sur ce roman et c’est un peu par dépit que je me suis rabattue sur ce livre. En étant en maladie, il me fallait trouver un pavé pas trop compliqué et pas trop prise de tête… C’est sur, l’histoire n’était absolument pas compliquée à suivre, ni prise de tête d’ailleurs, sauf pour les aventures des deux protagonistes.

Je vais commencer par les points positifs de ce livre :

La lecture était plaisante, simple à suivre, même si les disputes des deux personnages peuvent parfois agacer tellement elles sont présentes.

Il y a aussi le fait que cette histoire a réveillé l’adolescente fleur bleue qui est en moi. Qui n’a jamais rêvé de trouver un beau jeune homme, totalement opposé à nous et qui pourtant nous attire follement ? Je pense que c’est une des réussites de ce livre, il joue sur la nostalgie de l’adolescence et des premiers amours des lectrices.

L’histoire est addictive et les chapitres courts en sont pour quelque chose. Les personnages sont attachants mais sans plus. Personnellement, j’ai trouvé Tessa un peu trop « nunuche » et les autres personnages nous sont présentés de manière trop superficielle pour pouvoir décider de les apprécier ou de les détester réellement. Il me tarde malgré tout de connaître la suite de leurs aventures.

Je vais maintenant en venir aux points négatifs…

C’est sur, je ne m’attendais pas à grand chose, mais pas à une écriture de l’auteure aussi (voire trop ?) simpliste. Comme il s’agit d’un premier roman, je reste indulgente et mise aussi sur le fait de la traduction… J’espère que ce défaut ne se retrouvera pas dans le prochain bouquin.

Comme dit un peu plus haut dans le texte, l’histoire n’est absolument pas prise de tête, sauf aux niveaux de l’intrigue des personnages…

Eh oui, pendant les plus de 800 pages du livre se joue un éternel mélodrame de je t’aime moi non plus et que je te re t’aime pour te détester dix pages plus loin ! Même si par moment cela en devenait lassant et même agaçant, donnant envie d’arrêter, l’auteure a su mettre assez de suspens pour me donner envie de continuer jusqu’à la dernière page. Je trouve juste dommage qu’à cause des querelles incessantes, la vie étudiante et sociale des personnages est remisée au second plan. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur leur environnement.

Et enfin, un léger malaise m’a envahie durant la lecture du livre quant à la vision de l’amour que présente l’auteure… Comment peut-on aimer quelqu’un d’aussi toxique, possessif, autoritaire, cruel qu’Hardin et s’accrocher à une relation pareille ? D’accord tout n’est pas toujours rose dans un couple mais ici ça en devient carrément malsain… Le personnage de Tessa ne fait que pleurer à cause de sa relation et se questionne sur les comportements à adopter pour ne pas mettre Hardin en colère ou subir sa cruauté… Qui finira quand même par lui tomber dessus à un moment où à un autre. D’accord il est beau, d’accord il est sexy, d’accord il est le premier à lui avoir ouvert les portes du plaisir charnel… Mais vaut-il la peine de souffrir autant juste pour ça ? Cette ambiance toxique rendue sexy et finalement normale me fait vraiment me questionner sur l’impact qu’aura cette lecture sur des jeunes filles n’ayant pas une grande expérience dans les relations amoureuses. Étant adulte, j’ai le recul nécessaire pour me rendre compte que ce n’est qu’une fiction et que ça ne doit pas être un exemple à suivre, mais qu’en est-il au final pour le public ciblé par l’auteure ? Peut être vais-je trop loin, mais ce questionnement ne m’a pas quittée tout au long de la lecture du livre.

En bref, je dirais que c’est une lecture assez sympa, même si les disputes à répétition viennent alourdir l’ensemble, mais également en laissant de côté l’ambiance toxique rendue normale par l’auteure. Je lirai la suite volontiers, mais en gardant toujours une réserve si l’histoire n’évolue pas vers une relation plus saine et que la trame de l’histoire et le style d’écriture ne s’étoffent pas un petit peu.