« Sorcery of Thorns »

Auteur : Margaret Rogerson

Genre : Fantasy  

Date de parution : 16/09/2020

Maison d’édition : Bragelonne – Big Bang

Nombre de pages : 576 pages

Prix : 16,90€

Première de couverture de « Sorcery of Thorns »

Hello ! Après ma grosse déception du roman la servante écarlate, j’ai enchaîné sur ce petit coup de cœur qu’a été Sorcery of Thorns dont voici la chronique. 

Avant toute chose, un petit compte rendu de l’histoire : 

« Elisabeth est une orpheline de 16 ans qui a été recueillie par la grande bibliothèque d’Estive en Austremeer quand elle n’était encore qu’un bébé. Elle est apprentie gardienne et a de bonnes chances de réussir. La particularité des bibliothèques d’Austremeer est que les livres qu’elles contiennent sont des grimoires magiques qui sont « vivants », classés selon leur dangerosité qui va de 1 à 10. 

Une nuit, un terrible incident se produit. Un grimoire très dangereux se transforme en malédictus, tue la directrice d’Estive et sème la pagaille dans la bibliothèque. Elisabeth se trouvant sur les lieux du crime sera présumée coupable et envoyée à la capitale pour être jugée.

Elle sera escortée par Nathaniel, un redoutable sorcier et son serviteur Silas. 

Arrivée à la capitale, Elisabeth se retrouve prise au piège d’un complot séculaire et devra agir afin de sauver les grandes bibliothèques du royaume et le pays lui-même. Elle devra pour cela s’allier à Nathaniel et Silas, alors qu’on lui a toujours appris à haïr et éviter comme la peste les sorciers. »

Alors… C’était juste génial ! J’ai vraiment adoré cette lecture et je l’ai lue très rapidement tout en tentant de me réfréner pour prolonger le plaisir d’être plongée dans cet univers.

J’ai beaucoup aimé l’idée que les grimoires soient vivants et aient chacun une personnalité et des pouvoirs différents. Une histoire qui parle de livres (et en plus magiques !) que demander de plus pour une mordue de lecture comme moi !

J’ai également apprécié les personnages principaux et je me suis fort attachée à chacun. Tout d’abord Elisabeth, qui se retrouve entraînée loin des murs de sa bibliothèque et qui va devoir remettre en cause tout ce qu’on lui a appris et aller au-delà de ses aprioris. Elle est au début de l’histoire assez craintive et ignorante du monde qui dépasse le cadre rassurant des rayonnages et deviendra par la suite beaucoup plus assurée et confiante. J’ai beaucoup aimé son évolution et sa remise en question.

Il y a aussi le sorcier Nathaniel, dernier représentant de la famille Thorn, famille de nécromancien. Au début de l’histoire, il est difficile de dire s’il est bon ou au contraire s’il se révèlera être l’ennemi. Mais au fil des pages, j’ai appris à l’apprécier et j’ai adoré son sens de l’humour et de la répartie. De plus, il cache des secrets et des blessures de son passé qui le rendent très attachant. 

Et enfin Silas, mon chouchou. J’ai été totalement sous le charme du serviteur de Nathaniel mais je ne vais pas vous en dévoiler plus sur lui pour que vous le découvriez par vous-même. 

L’histoire en elle-même est très agréable. L’univers est assez détaillé pour s’y immerger mais sans entrer dans un excès qui aurait risqué d’alourdir l’ensemble. On arrive assez rapidement dans l’intrigue principale et on découvre assez fréquemment des éléments qui s’assemblent pour arriver à la conclusion du roman.

Je pense qu’une des forces de ce roman est de doser parfaitement divers éléments sans en abuser ou en oublier : de l’action et des scènes de combat juste ce qu’il en faut, des descriptions complètes mais pas assommantes, une intrigue qui ne s’essouffle pas au long des pages et qui est régulièrement alimentée de nouveaux éléments… et enfin de la romance qui est présente en arrière-plan mais qui ne vient pas gâcher ou retarder l’aventure.

Et puis la couverture du livre est juste trop belle (et pour une fois, si j’ai choisi le livre c’est en premier lieu pour le résumé et non pour sa superbe couverture).

Par contre, j’étais un peu déçue en refermant le roman que celui-ci ne soit qu’un one-shot. J’ai tellement apprécié l’histoire que j’aurais aimé retrouver l’univers et le trio qu’a créé l’auteure dans une nouvelle aventure.

En bref, un superbe roman fantasy avec un univers prenant, des héros attachants et une intrigue qui tient ses promesses jusqu’à la dernière page.

Quatrième de couverture de « Sorcery of Thorns » avec le résumé de l’histoire.

« Les Autodafeurs – l’intégrale »

Auteur : Marine Carteron

Genre : Thriller – aventure – action – adolescents 

Date de parution : 06/11/2019

Maison d’édition : Rouergue – Epik

Nombre de pages : 1088

Prix : 25€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me revoici avec la critique d’un roman dont j’avais découvert le premier tome dans ma bibliothèque préférée et qui m’avait conquise… Sans pour autant réussir à mettre la main sur les suites ! Voici chose faite grâce à cet intégral ! Autant dire que je n’ai pas été déçue !

Alors que le premier tome s’ouvre sur un meurtre fait passé pour un accident de voiture, nous découvrons Auguste Mars, 14 ans, fils de la victime.

A la suite de cet événement tragique, Auguste, sa mère ainsi que sa sœur Césarine, déménagent chez les grands-parents paternels de ces derniers, en Normandie, laissant Paris derrière eux.

Auguste découvre alors que le petit village dans lequel ils déménagent est tenu par une famille très riche et influente et que sa propre famille est évitée, voire plus. Auguste, aidé de sa petite sœur autiste asperger d’une intelligence hors norme et d’une logique déconcertante, vont découvrir que leur famille cache un secret et un héritage vieux de plusieurs centaines siècles.

S’en suit alors une aventure afin de découvrir les meurtriers de son père et les secrets de la Confrérie, organisation qui a juré la protection des livres et de la connaissance du monde contre les terribles autodafeurs qui veulent museler la connaissance et obtenir le pouvoir. Confrérie dont Auguste et Césarine font désormais partie, qu’ils le veuillent ou non.

Pour les aider, ils pourront compter sur le professeur DeVergy et le nouveau meilleur ami d’Auguste, Robert, dit Néné.

Aventure, action, enquête sur fond d’histoire entre le bien et le mal et humour décapant sont au rendez-vous.

Alors que dire sur cette histoire tellement je l’ai appréciée ! Pourtant, le livre est destiné aux jeunes ados mais j’ai pris un très grand plaisir à découvrir l’histoire d’Auguste et de la Confrérie. De plus, l’énorme pavé de pratiquement 1100 pages se lit aisément et rapidement tellement l’histoire est prenante. Je vais essayer de détailler par points ce qui m’a le plus plu dans ce roman.

Au niveau du style d’écriture, les chapitres sont courts et alternent entre le point de vue d’Auguste et les pages du journal de Césarine (qu’elles soient couchées sur papier ou consignées dans sa tête). Cela permet d’avoir deux structures différentes qui apportent du peps à l’histoire opposant l’ironie, l’humour et la palette d’émotions ressenties par Auguste et la logique, la rigueur et le pragmatisme de Césarine. Pourtant, cette logique implacable est par moment hilarante.

Car oui, un des deux héros de l’histoire est une petite fille de 7 ans, autiste asperger à l’intelligence exceptionnelle et à la logique déconcertante. J’ai adoré la manière dont l’auteure a amené un personnage fort avec un trouble mental connu et pourtant mystérieux, sujet à de nombreuses extrapolations. Ayant moi-même dans ma famille une personne atteinte de ce trouble (sauf qu’il s’agit d’autisme profond et non d’asperger), j’ai été très touchée que l’on mette ce handicap en avant et qu’on le rende accessible. Césarine est très attachante et on en oublie son handicap, riant de sa logique poussée à l’extrême (je ne verrai plus les œufs de la même manière !) D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que l’on dit d’elle qu’elle est une artiste et non une autiste.

Hormis les personnages attachants comme Néné, le geek écolo, les grands-parents d’Auguste et d’autres que nous découvrons dans le dernier tome, l’histoire est très riche et intéressante, mettant en avant un combat pour la protection des livres et des connaissances qu’ils nous apportent. Et quoi de mieux que de parler de livres et de ce qu’ils représentent pour une mordue de lecture comme moi ? 

De plus, les secrets datant de plusieurs siècles mêlant personnages et événements historiques réels tels Alexandre le Grand, la grande bibliothèque d’Alexandrie ou encore Christophe Colomb à la fiction sont très réussis et intriguants pour la fan d’histoire que je suis.

Nous retrouvons également le thème de la liberté d’expression et de la censure, des sociétés totalitaires et dictatoriales par le biais du dessein des Autodafeurs… Tellement d’actualité avec ces fake news qui nous entourent et le politiquement correct qui lisse de plus en plus la parole de chacun.

L’aventure est rythmée, faisant penser aux films Indiana Jones mais dont les héros principaux sont des ados de 14 ans, en proie aux tourments de tout adolescents de leur âge mais avec l’équilibre du monde reposant sur leurs épaules ainsi qu’une fillette de 7 ans. J’ai adoré les moments d’actions et d’enquêtes afin de déjouer le plan des Autodafeurs. Par contre, le dernier tome se transforme plus en James Bond qu’Indiana Jones et je trouve que ça enlève la fraicheur et l’humour des deux premiers tomes, rendant l’action moins réaliste (on parle d’adolescents face à une société secrète très puissante après tout !)

Et puis, le dénouement ! Honnêtement, je ne m’attendais pas à la tournure qu’a pris l’histoire sur les 150 dernières pages ! L’aventure et l’action se transforment… en roman de SF ! J’en suis restée scotchée tellement c’était pour moi inattendu et imprévisible.

Vient alors le moment de clore l’histoire mais qui apparemment continuerait dans une autre trilogie de l’auteure. Je la lirai peut-être à l’avenir mais il n’y a pas besoin de cette nouvelle histoire pour apporter une fin claire et qui répond aux nombreux questionnements posés lors de cette merveilleuse aventure de plus de 1000 pages. 

En bref, une trilogie divertissante, amusante et remplie d’aventure, de mystères et de secrets séculaires, mettant en avant des jeunes plein de ressources et terriblement attachants.

Une aventure à lire, à savourer et à partager de 12 à 100 ans tant elle est riche et propose différents niveaux de lecture, selon l’âge du lecteur.

Et coup de cœur principalement pour le personnage de Césarine, qui permet de mieux appréhender une des facettes de l’autisme et ses caractéristiques.

Quatrième de couverture avec résumé.