« La passe miroir tome 3 : la mémoire de Babel »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 16/05/2019 (version de poche)

Maison d’édition : Gallimard jeunesse – pôle fiction

Nombre de pages : 576 

Prix : 8,65€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Après de longs mois d’absence, me revoici enfin pour vous donner mon avis sur les livres que j’ai lus récemment (et moins récemment). Voici donc mon avis sur le tome 3 de la passe miroir.

« Après la disparition de Thorn, Ophélie retourne sur Anima durant presque 3 ans à se morfondre lorsqu’un jour, Archibald revient la chercher grâce à son nouveau pouvoir. 

Ophélie se rend alors seule sur Babel et plus précisément au mémorial de Babel, là où elle pense trouver des réponses sur l’Autre et sur Dieu ainsi que sur les esprits de famille. 

Elle change donc d’identité et intègre le conservatoire de Babel afin de mener l’enquête et en espérant également retrouver la trace de Thorn.

Or Babel, d’apparence utopique, cache de sombres secrets et un mode de fonctionnement se rapprochant du régime totalitaire. De plus, la compétition afin d’être sélectionnée au conservatoire est rude.

Ophélie trouvera-t-elle réponse à ses questions et retrouvera-t-elle son mari pour qui elle ressent désormais de l’amour ? »

Suite à la découverte de la passe-miroir lors du début du premier confinement, j’en suis littéralement devenue accro! Le tome 3 ne déroge donc pas à la règle même s’il m’a fallu un peu plus de temps pour le lire que les deux premiers.

Après avoir dévoré les deux premiers romans, je me suis jetée sur le 3ème. J’y ai retrouvé avec délice Ophélie, la tante Roseline et Archibald dès le début du livre. Mais… Ophélie se rendant seule à Babel, les personnages auxquels je m’étais attachée n’apparaissent plus que brièvement lors de certains chapitres. 

Même si j’ai apprécié découvrir de nouveaux personnages comme Elizabeth, Blasius ou Ambroise, le manque des personnages des deux premiers volumes était plus fort que la satisfaction d’en connaitre de nouveaux. Et puis… Thorn me manquait de trop !

J’ai par contre aimé l’ambiance qui règne sur l’arche de Babel. Un mode de vie d’apparence idyllique qui cache en vérité un régime totalitaire assez effrayant et une classification des habitants comme les castes en Inde. Il y a matière à réflexion.

Et puis, nous en apprenons toujours plus lors de ce tome. Le puzzle commence à prendre forme même s’il nous manque encore différents éléments pour arriver à la conclusion de l’histoire. Nous découvrons l’identité de Dieu, commençons à saisir ses motivations et qui sont réellement les esprits de famille. Et que sont ces échos, de plus en plus fréquents ? Par contre, toujours peu d’informations sur l’identité de l’Autre et de son but. 

D’ailleurs, je pense que c’est suite à toutes les informations que l’auteure met en place afin d’arriver au dénouement de son histoire que j’ai pris plus de temps à lire ce tome-ci que les autres.

Et que dire de ce final ! Qui m’a tenu en haleine, m’a donné envie de dévorer le 4ème tome et qui a comblé mon attente vis-à-vis d’une certaine partie de l’histoire… Je ne vous en dévoilerai pas plus, même si j’ai eu un goût de trop peu !

Quoi qu’il en soit, la passe-miroir est une saga que je trouve absolument fantastique, incroyablement bien écrite et ficelée, avec des personnages forts, attachants (plus que cela même) ainsi qu’une thématique sous-jacente plus qu’intéressante ! 

Tellement merveilleuse que j’ai craqué pour le coffret collector sorti le 15 octobre. Je vous le présenterai plus tard, une fois que j’aurais rattrapé mon retard !

Quatrième de couverture.

« La passe-miroir tome 2 : les disparus du Clairdelune »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 01/03/2018 (version de poche)

Maison d’édition : Gallimard jeunesse – pôle fiction

Nombre de pages : 704 

Prix : 9,40€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me voici avec une critique sur la suite des aventures d’Ophélie et Thorn au Pôle.

Nous retrouvons Ophélie au moment de faire son entrée à la cour de Farouk. Suite à cette présentation, Ophélie deviendra malgré elle vice-conteuse et devra raconter des histoires chaque soir à Farouk. Sous les feux de la rampe, Ophélie devient une cible pour les chantages, pièges et autres manigances de la cour de l’esprit de famille du Pôle.

Peu de temps après sa nomination en tant que vice-conteuse, elle reçoit un courrier lui demandant d’annuler son mariage sinon elle en subira les conséquences. Le plus étrange est que le message évoque que c’est Dieu qui ne veut pas de sa présence. Ophélie suppose donc que cela a un lien avec la lecture du Livre de Farouk qui doit avoir lieu après son mariage avec Thorn.

Ophélie présente alors pour sa première soirée un conte sur une poupée qui déstabilisera Farouk. Celui-ci lui demandera d’arrêter son récit. Cela a t-il un lien avec le fait que les esprits de famille n’ont plus de mémoire ?

En parallèle, des mirages disparaissent mystérieusement de l’ambassade du Clairedelune, lieu réputé neutre où aucun conflit ne peut éclater. Cela crée des tensions entre les différents clans. Ophélie découvrira que ces mirages ont eux aussi reçus des menaces évoquant Dieu.

Lorsque Archibald disparaitra également, Ophélie se verra officiellement chargée de l’enquête des disparitions. Dans le même temps, le mariage se rapproche inexorablement et l’exécution de la menace également.

Ophélie trouvera-t-elle le coupable à temps ?

Alors que dire… Autant il m’a fallu une petite centaine de pages avant de vraiment entrer dans le premier tome, autant j’ai dévoré et adoré celui-ci du début à la fin !

Nous découvrons enfin plus l’univers d’Ophélie et l’intrigue se complexifie et promet une belle aventure pour les deux derniers romans. L’apparition des menaces et l’évocation de Dieu commencent à éclaircir les bribes présentes dans le premier livre. J’ai hâte de découvrir la place qu’occupe Ophélie et le rôle que va tenir ce Dieu. Est-il bon ou au contraire malfaisant ? 

Nous apprenons également pourquoi les esprits de famille ont une mauvaise mémoire. Cela a un rapport avec leurs Livres. Farouk semble l’avoir compris et c’est pour ça qu’il tient autant à le faire « Lire » par un « Liseur ».

Nous sentons clairement que ce roman enclenche la réelle histoire et quête de cette quadrilogie. L’intrigue s’accélère contrairement au premier tome qui a permis de poser les bases en nous familiarisant avec l’univers des Arches.

Et aussi… La relation entre Thorn et Ophélie m’a littéralement conquise. Je la trouve bien menée et elle me fait littéralement bondir quand l’un ou l’autre ne réagit pas de la manière que j’espérais !

Je pense que c’est ça la réelle force de cette histoire, les personnages sont incroyablement forts et touchants, nous donnant l’impression de les connaître depuis toujours. Je ressens bien que l’auteure aime plus que tout ses personnages et qu’elle met tout son cœur pour les faire vivre et nous transmettre les émotions qui l’ont traversées durant l’écriture.

En clair, un roman addictif au possible, des personnages d’une profondeur incroyable et une intrigue plus développée qui promet une aventure époustouflante ! Et enfin un énoooorme cour de cœur pour la relation Ophélie/Thorn ! Enfin surtout pour Thorn qui me fait fondre ahah !

La passe-miroir est en passe de devenir une des séries qui me marquera profondément et pour longtemps ! Plus encore que la trilogie « Lady Helen » qui pourtant avait déjà mis la barre très haut ! Que j’ai bien fait de me lancer dans cette lecture !

Quatrième de couverture.

« La passe-miroir tome 1 : les fiancés de l’hiver »

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Fantasy  

Date de parution : 11/05/2016 (version de poche)

Maison d’édition : Gallimard jeunesse – pôle fiction

Nombre de pages : 608 

Prix : 8,65€ (prix Belgique)

Première de couverture.

Me voici avec la critique d’un roman qui ne m’inspirait pas trop à la base… J’ai eu tort !

Le premier tome de la passe-miroir est sorti en 2013 et depuis, je vois les livres sur les rayonnages des bibliothèques que je fréquente sans pour autant me laisser tenter. En effet, la couverture ne me faisait ni chaud ni froid et le résumé ne m’attirait pas particulièrement. Et pourtant, avec la sortie du dernier tome en novembre 2019 et les critiques unanimes quant à la qualité du récit, le nombre de lecteurs conquis etc, j’ai donc ajouté la passe-miroir dans ma wishlist. 

Période de confinement oblige, mon temps passé à lire a considérablement augmenté et il me fallait donc trouver des nouvelles lectures. Mon dévolu s’est donc jeté sur la passe-miroir… Quelle merveilleuse idée j’ai eu là !

Pourtant, ce n’était pas gagné durant les 70/80 premières pages ! J’ai donc fait la connaissance d’Ophélie, une jeune femme petite, maladroite, fade et myope, qui vit sur l’arche d’Anima et qui est liseuse (capacité de lire le passé des objets en le touchant) et passe-miroir (capacité de voyager d’un miroir à un autre). Elle est inséparable de sa veille écharpe qui est « vivante » (elle me fait penser à un chat par ses réactions). Les arches, quant à elle, sont des fragments de l’ancien monde en lévitation dans le ciel et dirigé par des esprits de famille, pères ou mères des habitants de l’arche et inspirés des anciennes divinités (sur l’arche d’Anima, l’esprit de famille est Artémis, qui a une mémoire de poisson rouge). De plus, les habitants de chaque arche ont des dons (pouvoirs) et sur celle d’Anima, le principal est la capacité de donner vie aux objets.

Houlà ! ça fait beaucoup à ingérer en peu de pages tout ça ! Je me suis sentie perdue, ayant du mal à visualiser l’univers imaginé par l’auteure car nous y sommes projetés sans filet, comme si tout ce qu’elle a inventé coulait de source !

Et pourtant, c’est là que la magie commence à opérer et m’a rendue totalement accro ! Cet univers de prime abord complexe est si bien imaginé et dépeint que je ne pouvais que m’y immerger après la surprise des premières pages !

L’histoire continue donc avec Ophélie, qui est contrainte de se marier avec un parfait inconnu : un jeune homme d’une autre arche, le pôle. Lorsque le jeune homme vient sur Anima pour rencontrer et emmener sa nouvelle fiancée sur son arche, nous faisons la connaissance Thorn, un géant maigrichon et blondinet totalement antipathique et froid (c’est peu dire, même un congélateur paraitrait plus chaleureux). 

Ophélie fait donc le voyage jusqu’au pôle avec Thorn et sa tante Roseline (qui est sa marraine) qui lui servira de chaperon jusqu’à la date du mariage. Arrivées au pôle, les deux femmes découvrent un univers totalement différent du leur, où les enfants de l’esprit de famille Farouk sont prêts à tout afin d’obtenir ses faveurs. Intrigues, coup bas, complots, calculs et manigances dignes de la Cour de France dans ses grandes heures !

Ophélie apprendra donc à se faire une place dans ce monde hostile et découvrira qu’elle n’a pas été fiancée à Thorn par hasard.

Que dire de ce roman si ce n’est : waouh ??? Ca faisait longtemps que je n’avais plus lu un livre de cette qualité et aussi aboutit : un univers totalement décalé et improbable qui semble bien réel tellement le travail d’écriture est bien mené.

Des personnages complexes et magnifiquement détaillés et construits. Alors qu’Ophélie me semblait bien fade pour avoir la carrure d’une héroïne, sa complexité m’a prouvé le contraire ! De même que les autres personnages incroyablement vivants! Je ne pouvais que m’attacher à Ophélie, sa tante Roseline, Archibald, l’ambassadeur du pôle et même à Thorn, qui séduit par son comportement froid et atypique.

Je n’ai pas assez de superlatifs pour décrire le premier tome de cette série qui est exceptionnelle à tout point de vue! C’est une petite pépite qui devrait être plus connue encore !

En clair : il ne faut jamais se fier aux premières impressions car on peut être surpris ! Si vous n’avez pas encore lu cette série, je vous la conseille les yeux fermés !

Quatrième de couverture.