Auteur : Alexandra Christo
Genre : Fantasy – conte revisité
Date de parution : 26/11/2020
Maison d’édition : De Saxus
Nombre de pages : 499 pages
Prix : 19,50€ (prix Belgique)

Bonjour à tous ! Me voici une avec une chronique sur le sympathique roman « Le royaume assassiné » d’Alexandra Christo. Bien que j’aie dans l’ensemble bien apprécié le récit, il manque malgré tout quelques petits « trucs » qui font que ce roman n’a pas basculé dans la catégorie « coup de cœur ».
Après mon expérience des Twisted tales de Disney et des leurs classiques revisités qui m’a laisée un peu mitigée, je décide quand même de lire « Le royaume assassiné » qui n’est rien d’autre qu’une relecture sombre du conte de la petite sirène de Hans Christian Andersen. En effet, il ne s’agit pas d’une revisite des dessins animés mais bien du conte originel.
Déjà le livre est très beau (je l’ai acheté en version reliée) et donne envie de le lire. Puis les commentaires disant qu’il s’agit d’une version beaucoup plus sombre (commentaire que je trouve exagéré après coup) de l’histoire me donnent d’autant plus envie de tourner les pages de ce roman.
« Nous rencontrons Lira, princesse sirène du royaume des océans. Elle est surnommée la tueuse de princes car elle arrache le cœur de ceux-ci à chacun de ses anniversaires.
Nous faisons également la connaissance du prince Elian, le futur roi du royaume de Midas, pays le plus puissant des 101 royaumes du globe. Pourtant, celui-ci ne se sent bien que sur son navire au milieu des mers, en compagnie de son équipage de mercenaires.
Après avoir arraché le cœur d’un prince avant son anniversaire, la mère de Lira, reine tyrannique des océans, la punit.
En cherchant à accomplir sa punition, Lira commet un crime que sa mère châtiera sévèrement en lui donnant apparence humaine et en l’obligeant à prendre le cœur du prince Elian sous cette forme.
Elle échouera alors par hasard sur le bateau de sa proie, le prince Elian !
Lira cachera sa vraie nature et s’associera avec le prince afin de lui ravir son cœur et de renverser sa mère. »
Même si j’ai globalement bien apprécié l’histoire, je trouve qu’il y a quelques petits détails qui viennent gâcher le récit et la qualité de celui-ci.
J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Lira car elle est très désagréable et se comporte plus comme une adolescente en pleine crise et peste sur les bords qu’à une princesse sanguinaire qui héritera du royaume des océans. Je trouve que son comportement n’était pas en adéquation avec le rôle qu’elle tient dans le roman.
Il en va de même pour le prince Elian qui donne l’impression d’être beaucoup plus âgé que son âge réel et son attitude blasée est par moment lassante.
De plus, le qualificatif très sombre pour parler de cette relecture de la petite sirène n’est pas le mot que j’aurais utilisé… Oui il y a des bagarres, des combats et des morts mais je ne l’ai pas trouvé plus sombre, sanguinolent ou glauque qu’un autre roman fantasy en général.
Et enfin, on se doute de comment va aboutir la relation entre Elian et Lira et ce manque de surprise gâche les autres très bons points du roman.
Car oui, malgré ces défauts, l’histoire est prenante, les personnages secondaires comme la cousine de Lira et les seconds d’Elian sont très attachants et la mythologie imaginée par l’auteure est passionnante.
Les liens qu’entretiennent les royaumes, les légendes qui les entourent et les pouvoirs des dirigeants de chacun d’entre eux sont intéressants. Ce qui est dommage, c’est qu’ils n’ont pas été développés assez à mon goût car j’aurais aimé en apprendre beaucoup plus.
La quête pour trouver l’œil de Keto afin de détruire le royaume des sirènes est également intrigante et donne envie de lire le livre jusqu’à la dernière page.
Je pense que j’ai apprécié le roman mais sans plus car je l’ai lu comme un réel roman fantasy alors que la base du roman reste un conte, et les contes ne sont pas réputés pour être surprenants et contenir pleins de retournements de situations inattendus.
En bref, une lecture agréable et un univers intéressant mais trop peu développé et surtout une intrigue et un final beaucoup trop convenus.











