Auteur : Grady Hendrix
Maison d’édition : Milan et demi
Genre : Roman – horreur – décalé
Date de parution : 19/08/2015
Nombre de pages : 240
Prix : 19€

Me voici avec une critique d’un ovni de la littérature, « Horrorstör »!
Ce livre-ci, je ne l’ai pas acheté mais je l’ai découvert dans les rayonnages de ma bibliothèque communale. J’ai tout d’abord été intriguée en me demandant pourquoi un catalogue d’une célèbre marque de meubles se trouvait dans les rayons. Puis en prenant le livre dans mes mains, j’ai compris qu’il s’agissait en fait d’un roman.
Première chose surprenante : le livre ressemble comme deux gouttes d’eau au célèbre catalogue d’ameublement suédois !
Ensuite, je cherche le résumé et je constate que la quatrième de couverture ne contient aucune info sur le contenu du livre… Par contre, le changement d’ambiance sur l’image par rapport à la première de couverture m’intrigue d’autant plus.
Et enfin troisième chose, l’auteur s’appelle Hendrix. D’accord, ce n’est pas la même orthographe que moi mais ça a le don de me donner encore plus envie de le lire (je vous l’accorde, ceci n’est un bon argument de lecture que pour moi ahah).
J’embarque donc cette curiosité avec moi et commence ma lecture.
Nous découvrons les magasins ORSK, copies conformes et concurents de l’illustre magasin de meubles suédois aux Etats-Unis.
Dans un des magasins de la firme, d’étranges phénomènes ont lieu la nuit et le magasin se retrouve vandalisé ou sali d’une étrange substance.
Le responsable du magasin, se donnant corps et âme à l’entreprise, décide d’organiser une garde pendant la nuit afin de trouver le coupable. Il embarque avec lui 2 employées, dont une, le personnage principal, qui n’en a rien à faire de l’entreprise et qui se retrouve à travailler là car il faut bien payer les factures.
Commence alors une nuit mouvementée, avec des invités imprévus et surtout des découvertes au-delà de tout entendement.
Je ne vais pas vous le cacher, il ne s’agit clairement pas de grande littérature !
La trame est assez prévisible avec une écriture assez simple, les personnages, très caricaturaux de la société actuelle et enfin l’effroi qui devait m’envahir à la lecture de cette histoire n’était pas au rendez-vous.
Pourtant… j’ai littéralement accroché à cette histoire !
La première chose qui m’a plu est le côté totalement loufoque et décalé ! Les chapitres aux noms imprononçables qui représentent les meubles vendus par la firme, les personnages caricaturaux au possible avec : le responsable zélé, la fille qui bosse car il faut bien, la quinqua qui a donné sa vie pour son job, la pin-up qui fait tourner la tête de tous les employés et qui veut devenir célèbre… Tout ce petit monde représente bien une partie de la population actuelle.
Car je pense qu’il s’agit de ça ! Outre le huis-clos surnaturel dans le magasin, le livre nous questionne, maladroitement certes, sur la culture d’entreprise poussée à l’extrême que certaines firmes imposent et les conséquences sur les employés.
Cependant, le côté « effrayant » de l’histoire (qui au final est le but principal de ce livre) n’a pas pris sur moi. J’ai plus ri de cette caricature géante du monde de l’entreprise et des grands codes des films d’horreur que je n’ai ressenti de frissons.
En clair, une lecture totalement inclassable où chacun doit se faire son propre avis. Même si au moment de la lecture je n’ai été aucunement effrayée, je ne dis pas que je me rendrai un jour à une nocturne d’un magasin suédois… Même pour leurs boulettes!
