« After – saison 4 »

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 29/06/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 480 pages

Prix : 9€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec mon avis sur l’avant dernière saison de la saga After.

Nous retrouvons nos deux protagonistes, Tessa et Hardin, dans un moment où ils décident de faire un break dans leur relation suite aux évènements clôturant la saison 3. 

Tessa emménage à Seattle afin de suivre la maison d’édition Vance et de terminer ses études sur le campus de la ville tandis qu’Hardin reste à Washington. 

La séparation semble leur réussir, même s’ils ne restent jamais très longtemps sans se voir et vivent des instants assez torrides.

En plus de suivre leur quotidien, les proches des deux héros tentent des les aiguiller sur leur relation chaotique, chacun donnant son avis, qu’il soit positif ou non.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé ce livre assez plat (c’est un avis qui n’engage que moi) par rapport aux deux tomes précédents. Malgré le fait que la relation entre Tessa et Hardin semble s’améliorer, je trouve qu’il ne se passe pas énormément de choses intéressantes dans les trois quarts du livre. 

Nous suivons le quotidien des deux personnages, et hormis les scènes de sexe beaucoup plus présentes par rapport à la saison 3 et les avis des différents intervenants sur la relation des deux amants, il n’y a pas beaucoup de choses pour maintenir un intérêt réel, sauf le fait de vouloir connaître la fin de l’histoire des deux jeunes adultes.

J’ai bien dit qu’il n’y avait pas beaucoup d’intérêt dans les trois quarts du roman mais évidemment, Anna Todd a plus d’un tour dans son sac pour quand même réussir à titiller notre intérêt et notre besoin de connaître la suite.

L’attention commence à poindre quand Tessa et Hardin finissent par se rendre au mariage de la mère d’Hardin, en Angleterre. Il s’y passe alors plusieurs péripéties, dont la révélation de fin, qui va bouleverser et chambouler la vie de la plupart des personnages de l’histoire.

Honnêtement, je m’attendais un peu à la révélation finale mais il est quand même agréable de terminer sur une envie irrépressible de lire le tome suivant.

En clair, l’histoire commence à s’essouffler et il est temps d’arriver au dénouement final, qui semble plus prometteur que ce tome qui est, selon moi, un peu inutile et passe pour du remplissage. Le seul but de cette saison est, à mon avis, de mettre en place les dernières intrigues afin conclure cette saga qui jusqu’à présent s’est montrée assez inégale d’un tome à l’autre.

Quatrième de couverture et résumé

« Lady Helen tome 1 – Le Club des mauvais jours »

Auteur : Alison Goodman

Genre : Fantastique – Romance – Historique 

Date de parution : 18/08/2016

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Nombre de pages : 576 pages

Prix : 19,50€ (prix Belgique)

Première de couverture

Me voici avec une nouvelle critique à propos d’une lecture qui s’est révélée être pour moi un véritable coup de cœur !

Lady Helen et le Club des mauvais jours est le premier tome d’une trilogie dont le dernier volume sortira normalement en juin de cette année.

J’avais acheté ce livre lors de sa sortie mais je viens de le relire afin d’avoir l’histoire bien en tête avant la parution du dernier roman, ce qui n’était pas pour me déplaire car j’ai adoré cette histoire !

Ce qui m’avait attirée en premier lieu était la sublime couverture du livre. Après avoir lu le résumé, je me suis lancée dans une lecture vraiment passionnante.

Nous suivons les aventures d’Helen, une jeune fille de bonne famille qui va faire son entrée dans le monde, l’intrigue se déroulant à l’époque de la Régence anglaise. Nous apprenons qu’Helen vit avec son oncle et sa tante suite au décès de ses parents et que sa mère est passée en disgrâce après une trahison envers le Royaume. Du coup, Helen doit redoubler d’efforts afin de rétablir sa réputation.

Avec la valse des bals et autres occupations des nobles de l’époque, la jeune fille se découvre certaines aptitudes, comportements voire même pouvoirs inadéquats pour une femme. L’arrivée de Lord Carlston, un cousin éloigné qui lui aussi subit le fardeau de rumeurs ne va pas aider Helen à rétablir son honneur. 

Et si l’arrivée de cet homme mystérieux avait un lien avec les changements que constate la jeune fille ? Lui permettra-t-il de comprendre ce qu’elle vit et d’éclaircir les zones d’ombres qui concernent son passé familial ? Et qu’est-ce que le Club des mauvais jours, dont Lord Carlston fait partie ?

Après la lecture de ce roman, je ne peux dire qu’une seule chose : j’ai A-DO-RÉ ! 

Déjà l’époque et le lieu de l’aventure m’ont conquis, d’autant plus que l’auteure s’est admirablement renseignée afin de rendre le cadre de l’histoire aussi réaliste et authentique que possible. J’ai toujours été adepte des livres ou films se déroulant au cours du XIXème siècle. J’ai donc directement été happée dans ce monde passionnant aux multiples codes déroutants.

Le personnage de Lady Helen m’a également touché. Une jeune fille cherchant à se fondre dans le moule afin de correspondre à ce qui était demandé aux femmes de l’époque mais qui ne peut renier sa personnalité et son esprit rebelle. J’aime les livres où les femmes s’émancipent de leur rôle prédéfini afin de respecter et suivre leur personnalité.

La touche de fantastique qui nous ouvre un monde rempli de secrets et de complots dont Lady Helen va devoir prendre part, de gré ou de force rend l’histoire encore plus intéressante. J’adore les livres fantastiques et ici la touche est présente sans pour autant empiéter sur le côté historique et la vie de la noblesse anglaise. Un juste équilibre qui rend la lecture très agréable.

Enfin, les différents personnages dont la personnalité est assez développée pour définir nos sentiments vis-à-vis d’eux. J’ai beaucoup apprécié Helen ainsi que le tempérament de sa femme de chambre, Darby. Mais j’ai également pris en grippe l’oncle d’Helen, un homme désagréable et assez cruel. J’ai aussi été intriguée par Lord Carslton. Cherche-t-il réellement à aider Helen ou lui cache-t-il de sombres secrets et pensées ? 

Pour finir, le livre se termine par un rebondissement donnant envie de savoir ce qu’il va se passer et d’en apprendre plus sur le monde secret dont s’occupe le Club des mauvais jours.

En bref, une lecture coup de coeur, avec des personnages bien construits et une réplique de la vie à Londres lors de la Régence vraiment remarquable. Je vais de ce pas relire le deuxième tome et j’attends avec impatience le mois de juin afin de terminer cette trilogie qui pour moi est un réel coup de foudre !  

Première de couverture (les dorures sont plus apparentes sur cette photo)
4ème de couverture

« After – saison 3 »

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 01/06/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 576 pages

Prix : 7,90€ (prix Belgique)

Première de couverture

Voici la suite des aventures tumultueuses de Tessa et Hardin dans une nouvelle saison qui se révèle plus intéressante et mature que les deux premières.

Je retrouve nos deux héros où je les avais laissés lors de la révélation fracassante de la saison précédente, avec une histoire d’amour toujours plus complexe et pourtant plus intense.

Bien que l’histoire reste toujours basée sur la même trame, je constate que l’auteure s’applique à approfondir l’intrigue afin de ne plus rester dans la lignée : je t’aime, on se dispute et on se réconcilie (en couchant ensemble) le chapitre suivant.

En effet, la relation devient plus intense et donc les disputes pour des broutilles sont moins présentes, remplacées par des disputes ayant une raison d’être, du fait du caractère ingérable et inadéquat d’Hardin.

De plus et « oh miracle ! », Tessa ne se laisse plus soumettre et dominer par Hardin, s’exprimant beaucoup plus et mettant des limites à sa relation quand ce dernier exagère. Mon souhait de ne plus la voir se soumettre et s’écraser trop rapidement est enfin exaucé, permettant une réflexion plus intéressante sur les relations amoureuses et les dérives qu’elles peuvent suivre.  

Les scènes de sexe sont également moins présentes et au final servent plus l’histoire que lors du premier tome où j’avais l’impression qu’elles étaient là uniquement pour combler les presque 900 pages du roman. 

Le schéma de l’histoire évolue lui aussi fortement, me permettant de découvrir plus de lieux et de personnages, ce qui rend la lecture plus plaisante et moins répétitive.

Le nombre de page inférieur, rendant le livre plus court, me donne moins l’impression de lire inlassablement les mêmes choses et de tourner en rond.

Enfin, comme à chaque tome, un retournement de situation assez inattendu me pousse à dévorer la fin du livre et à me précipiter sur la lecture du bouquin suivant.

Bien sur, je retrouve certains travers existants auparavant, comme une écriture simpliste, même s’il y a une énorme amélioration par rapport à la première saison. 

En résumé, je trouve que cette saison est plus mature et intéressante, avec une évolution des personnages afin de rétablir une relation saine (j’ai envie de dire enfin !) et un final inattendu, rendant ce tome plus agréable à lire.

Quatrième de couverture et résumé.

« After – saison 2 »

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 04/05/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 864 pages

Prix : 9€ (prix Belgique)

Première de couverture

Je retrouve dans cette nouvelle « saison » les aventures toujours aussi compliquées de nos deux protagonistes, Tessa et Hardin.

J’ai commencé la lecture de ce livre avec l’appréhension laissée lors de la lecture de la première saison, soit une écriture trop simpliste, une intrigue trop répétitive et une vision de l’amour mise en avant comme étant logique alors qu’elle est trop dangereuse et malsaine. Malgré ces a priori, j’avais envie de connaître la suite car l’auteure sait distiller un certain suspens qui me donne envie d’en savoir plus et de découvrir le développement que va prendre cette histoire suite au gros rebondissement final.

Qu’ai-je pensé de ce deuxième tome ?

Et bien je le trouve meilleur que le premier! En effet, l’histoire se diversifie, suivant moins le schéma disputes/réconciliations toutes les dix pages. Nous en apprenons plus sur la vie des personnages. Ils sont plus creusés, de même que l’intrigue. J’ai été agréablement surprise même si certains points restent encore à peaufiner.

Tout d’abord l’écriture. Même si une amélioration est perçue, il existe toujours trop de répétitions (combien de fois ne lui agrippe-t-elle pas les cheveux ?). Cependant, le vocabulaire est plus étoffé et les phrases mieux structurées.

La relation des personnages. Malgré le fait que le personnage de Tessa s’affirme plus et se laisse moins marcher sur les pieds, la relation en reste malgré tout inadéquate. Je le ressens fortement quand je constate que Tessa pardonne Hardin en général assez facilement alors que lui fait des drames et refuse de lui pardonner de petits écarts et erreurs en comparaison de ce qu’il lui a fait (et fait) subir. Je n’aime pas cette manière que l’auteure a de mettre en avant qu’une fille doit s’écraser pour essayer de calmer le jeu même si elle n’est pas en tort ou moins que le partenaire et qu’elle appartient à son compagnon sans que celle-ci n’en soit trop dérangée. Malgré tout, cette tendance s’inverse légèrement au fil de l’histoire, mais je reste sceptique sur cette façon de présenter les relations amoureuses. Maintenant, il ne s’agit que de mon avis et ressenti que j’assume totalement, et j’espère que cela évoluera par la suite dans le bon sens.

Malgré quelques ombres au tableau, des points positifs sont à souligner :

Un effort au niveau de l’écriture. Comme dit précédemment, la structure et le vocabulaire s’améliorent, rendant encore plus agréable la lecture du livre. 

L’intrigue. De même que le style d’écriture, l’histoire s’étoffe et devient plus intéressante, délaissant le schéma « on se dispute, on se réconcilie, on couche ensemble, on se dispute » et ainsi de suite. J’en apprends plus sur la vie des personnages et leur entourage. Les situations se diversifient de même que les lieux et les intervenants. Bien entendu, il y a toujours des disputes, mais elles sont plus profondes et moins futiles que lors du premier roman. Les scènes de sexe sont toujours présentes mais moins « cul-cul ».

Le point de vue des deux personnages. Une des nouveautés est que nous avons dans ce tome certains chapitres donnant la vision et le point de vue d’Hardin, permettant de mieux le comprendre et le cerner. Un plus non négligeable pour rendre la lecture plus addictive.

Le rebondissement final. De nouveau, l’auteure révèle une petite bombe lors des deux dernières pages, me poussant à me rendre en vitesse chez mon libraire afin d’acquérir la troisième saison. Un marketing bien maitrisé me faisant oublier les faiblesses du roman.

En bref, il s’agit d’un meilleur livre, même s’il reste quelques aspects négatifs. Je lirai la troisième saison mais je ne pourrai jamais totalement adhérer à l’histoire si la relation toxique ne s’arrange pas.

Quatrième de couverture avec le résumé

« Harry Potter – Le grand livre des créatures »

Auteur : Jody Revenson

Genre : Beau livre – Documentaire

Date de parution : 13/11/2014 

Maison d’édition : Huginn & Muninn

Nombre de pages : 207

Prix : 39,95€ (prix Belgique)

Me revoici avec une nouvelle critique d’un ouvrage des éditions Huggin & Muggin sur le monde fascinant et foisonnant de notre sorcier à lunettes préféré !

Cet ouvrage me plonge cette fois dans le monde des créatures et plantes fantastiques qui peuplent l’univers Potteresque.

De nouveau, l’objet livre est très beau, avec sa couverture violette et ses dorures, mais une fois de plus, le prix s’en fait ressentir au niveau du portefeuille : pratiquement 40€ ! Comme dit précédemment dans mon article sur le grand Atlas, la facture va vite augmenter si vous voulez vous procurer les autres volumes de cette collection.

Première de couverture.

Quoi qu’il en soit, si comme moi vous êtes accro à cet univers, foncez ! La lecture passe des anecdotes aux explications sur la conception, la réalisation et l’utilisation des créatures dans les films. Le tout est très bien détaillé sans pour autant être ennuyant. De plus, les croquis et les photos nous permettent une immersion complète dans les coulisses de la réalisation des huit films de la saga.

La structure reste la même que pour l’Atlas : les créatures et plantes étant classées par chapitres qui représentent différents thèmes (les habitants de la forêt, les compagnons, les forces du mal, la serre…). Cette construction permet une lecture simple, sans s’égarer, et donc par exemple de pouvoir faire des pauses à la fin d’un chapitre. Un ouvrage de qualité qui se lit facilement, malgré ses 207 pages.

Sommaire avec les chapitres classés par thématiques.

Et comme pour chaque livre de la collection, une petite surprise se trouve dans une enveloppe attachée à la fin du livre. Je retrouve ici un poster au format A3 qui représente différentes créatures majeurs dans Harry Potter : hiboux, trolls, elfes de maison… Un petit plaisir supplémentaire à la fin de cette lecture passionnante !

Craquez pour ce livre riche en anecdotes et qui vous comblera si vous êtes un(e) véritable Potterhead!

Poster présent dans l’ouvrage.
Explications sur le Vert Gallois.

« After – saison 1»

Auteur : Anna Todd

Genre : Romance – Drame – Érotique 

Date de parution : 30/03/2016

Maison d’édition : Le livre de poche

Nombre de pages : 816 pages

Prix : 9€ (prix Belgique)

Que dire sur cette lecture si ce n’est que je n’arrive pas à me décider sur le fait que j’ai apprécié où si l’agacement ressenti tout au long du roman prend le dessus !

Déjà le résumé m’en dit long sur ce à quoi m’attendre : « Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami, Noah, est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé  : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux… Mais ça, c’était avant qu’il ne la bouscule dans le dortoir. Lui, c’est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé. Grossier, provocateur et cruel, c’est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé. Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout contrôle. Cet homme ingérable fait naître en elle une passion sans limites. Une passion qui, contre toute attente, semble réciproque…
Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin, est-ce une histoire destructrice ou un amour absolu ? »

Habituellement, je ne suis pas friande de ce genre de lecture, mais celle-ci m’a attirée… Peut-être pour enfin comprendre ce que trouvent toutes mes copines à ce genre littéraire (cinquante nuances coucou) alors que cela ne me fait ni chaud ni froid et en vient même à m’énerver (bah oui! La féministe en moi qui n’arrive pas à comprendre comment les filles peuvent tomber sous le charme d’un homme « tordu » juste parce qu’il est riche, qu’il est « trooop beau » ou que sais-je… Enfin vous voyez le topo !). Mais voyant la sortie du film approcher, il me fallait connaître l’histoire pour pouvoir décliner auprès de mes amies si je n’accrochais pas. Elles m’ont eue une fois avec cinquante nuances de Grey et je n’avais pas envie de réitérer… 

Bref, je ne suis pas partie avec un bon a priori sur ce roman et c’est un peu par dépit que je me suis rabattue sur ce livre. En étant en maladie, il me fallait trouver un pavé pas trop compliqué et pas trop prise de tête… C’est sur, l’histoire n’était absolument pas compliquée à suivre, ni prise de tête d’ailleurs, sauf pour les aventures des deux protagonistes.

Je vais commencer par les points positifs de ce livre :

La lecture était plaisante, simple à suivre, même si les disputes des deux personnages peuvent parfois agacer tellement elles sont présentes.

Il y a aussi le fait que cette histoire a réveillé l’adolescente fleur bleue qui est en moi. Qui n’a jamais rêvé de trouver un beau jeune homme, totalement opposé à nous et qui pourtant nous attire follement ? Je pense que c’est une des réussites de ce livre, il joue sur la nostalgie de l’adolescence et des premiers amours des lectrices.

L’histoire est addictive et les chapitres courts en sont pour quelque chose. Les personnages sont attachants mais sans plus. Personnellement, j’ai trouvé Tessa un peu trop « nunuche » et les autres personnages nous sont présentés de manière trop superficielle pour pouvoir décider de les apprécier ou de les détester réellement. Il me tarde malgré tout de connaître la suite de leurs aventures.

Je vais maintenant en venir aux points négatifs…

C’est sur, je ne m’attendais pas à grand chose, mais pas à une écriture de l’auteure aussi (voire trop ?) simpliste. Comme il s’agit d’un premier roman, je reste indulgente et mise aussi sur le fait de la traduction… J’espère que ce défaut ne se retrouvera pas dans le prochain bouquin.

Comme dit un peu plus haut dans le texte, l’histoire n’est absolument pas prise de tête, sauf aux niveaux de l’intrigue des personnages…

Eh oui, pendant les plus de 800 pages du livre se joue un éternel mélodrame de je t’aime moi non plus et que je te re t’aime pour te détester dix pages plus loin ! Même si par moment cela en devenait lassant et même agaçant, donnant envie d’arrêter, l’auteure a su mettre assez de suspens pour me donner envie de continuer jusqu’à la dernière page. Je trouve juste dommage qu’à cause des querelles incessantes, la vie étudiante et sociale des personnages est remisée au second plan. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur leur environnement.

Et enfin, un léger malaise m’a envahie durant la lecture du livre quant à la vision de l’amour que présente l’auteure… Comment peut-on aimer quelqu’un d’aussi toxique, possessif, autoritaire, cruel qu’Hardin et s’accrocher à une relation pareille ? D’accord tout n’est pas toujours rose dans un couple mais ici ça en devient carrément malsain… Le personnage de Tessa ne fait que pleurer à cause de sa relation et se questionne sur les comportements à adopter pour ne pas mettre Hardin en colère ou subir sa cruauté… Qui finira quand même par lui tomber dessus à un moment où à un autre. D’accord il est beau, d’accord il est sexy, d’accord il est le premier à lui avoir ouvert les portes du plaisir charnel… Mais vaut-il la peine de souffrir autant juste pour ça ? Cette ambiance toxique rendue sexy et finalement normale me fait vraiment me questionner sur l’impact qu’aura cette lecture sur des jeunes filles n’ayant pas une grande expérience dans les relations amoureuses. Étant adulte, j’ai le recul nécessaire pour me rendre compte que ce n’est qu’une fiction et que ça ne doit pas être un exemple à suivre, mais qu’en est-il au final pour le public ciblé par l’auteure ? Peut être vais-je trop loin, mais ce questionnement ne m’a pas quittée tout au long de la lecture du livre.

En bref, je dirais que c’est une lecture assez sympa, même si les disputes à répétition viennent alourdir l’ensemble, mais également en laissant de côté l’ambiance toxique rendue normale par l’auteure. Je lirai la suite volontiers, mais en gardant toujours une réserve si l’histoire n’évolue pas vers une relation plus saine et que la trame de l’histoire et le style d’écriture ne s’étoffent pas un petit peu.

« Harry Potter – Le grand Atlas, la magie au cinéma ».

Auteur : Jody Revenson

Genre : Beau livre – Documentaire

Date de parution : 27/06/2015

Maison d’édition : Huginn & Muninn

Nombre de pages : 207 pages

Prix : 39,95€ (prix Belgique)

Comme toute Potterhead qui se respecte, j’ai immédiatement sauté sur cette collection de livres publiés par Huginn et Muninn qui promet de révéler tous les secrets de tournage de la saga la plus fantastique à mes yeux.

Couverture et description attrayante, il ne m’a pas fallu longtemps avant d’ajouter le grand atlas, avec les autres livres de la collection, dans ma wishlist.

Mais voilà, comme tout beau livre qui se respecte, le prix fait un peu mal… Pas loin de 40€ ! Quand on voit la qualité du livre, on passe outre cette dépense, mais attention… C’est quand on cherche à obtenir toute la collection que l’addition devient salée ! Pas loin de 200€ pour les 5 livres principaux ! Autant dire que pour avoir la collection complète, il m’a fallu la participation généreuse de mes proches pour mon anniversaire et Noël ! 

Il est maintenant temps d’en découvrir le contenu. Il n’y a pas photo, ce livre m’a ravie ! Belles photos, présence de croquis qui aident à comprendre comment un décor est imaginé et créé, anecdotes et informations assez poussées sur la création des décors, l’utilisation et l’évolution de ceux-ci durant les tournages… De quoi assouvir mon besoin de connaissances supplémentaires sur les coulisses du monde des sorciers !

En plus de tout cela, je constate que les lieux et décors sont classés en différents chapitres, qui respectent une thématique (Poudlard, Pré-au-Lard, les maisons de sorciers…)

Sommaire de l’Atlas

Le petit plus : la présence à la fin d’un plan du chemin de Traverse, qui est glissé dans une enveloppe attachée à la 4èmede couverture.

En bref, un livre que je ne peux que conseiller aux fans des films et des livres, mais qui rendra surement jaloux vos amis Potterhead (je parle par expérience 😉 ).

Bref, un petit plaisir qui est du plus bel effet dans ma bibliothèque!

Première de couverture
Plan du chemin de Traverse

« La triste fin du petit enfant huître et autres histoires »

Auteur : Tim Burton

Illustrateur : Tim Burton

Genre: Poésie – Fantastique

Date de parution: 11/2008

Prix : 11,80€ (prix Belgique)

Maison d’édition : 10/18

Nombre de pages : 128

Après la visite de la splendide exposition « The world of Tim Burton » à Genk, j’avais envie d’en apprendre plus sur mon réalisateur fétiche, en particulier sur cet ouvrage si particulier.

Lors de ma visite, j’ai évidemment jeté un œil à la boutique de l’expo où j’ai découvert ce petit livre. Malheureusement, pays trilingue oblige, seule la version anglaise était proposée. J’ai donc commandé l’ouvrage afin de l’avoir en version française.

Que dire si ce n’est que je l’ai dévoré ! De fait, ce livre n’est pas bien long quand on enlève les illustrations de l’auteur et les pages qui contiennent les histoires en VO… Et oui ! Sur une page se trouve la version originale et sur l’autre, la version traduite ! De quoi pouvoir parfaire mon anglais ahah. 

Les histoires, sous forme de poèmes, se lisent avec délice et démontrent les multiples talents de ce réalisateur, auteur, illustrateur et j’en passe ! Bien sur, il faut adhérer à l’esprit loufoque et parfois sombre de Tim Burton mais je vous l’assure, certaines histoires font rire ou sourire (comme ce fût le cas pour moi avec l’histoire de l’enfant avec des clous dans les yeux). Histoires souvent très courtes (une demi page en enlevant l’illustration, à maximum une dizaine de pages, toujours illustrées), mais amplement suffisantes. 

Au fil des pages, je découvre les histoires, amusantes ou parfois tristes, d’enfants atypiques comme : l’enfant robot, la fille qui se transforma en lit, l’enfant Brie (oui oui il s’agit bien du fromage) ou encore le bébé ancre et l’enfant momie. 

Histoire de la fille qui fixait, fixait, fixait.

Le seul regret est que ce livre se lit en un claquement de doigt et me laisse donc avec un goût de trop peu. L’univers fascinant, inquiétant, sombre et tendre à la fois de l’auteur m’a conquise. Peut être suis-je une mauvaise juge, étant déjà fan de la majorité des films de Burton, mais ce petit livre m’a fait passer un très bon moment. J’y ai retrouvé les thèmes chers au réalisateur comme l’enfance, la différence et l’étrangeté, dont les illustrations renforcent ces idées.

Une lecture agréable, qui m’a fait sourire, mais également réfléchir sur ce qu’est la normalité et la différence. Je le conseille fortement si, comme moi, vous êtes adeptes de ce genre d’univers.

Première de couverture.

Alice au pays des merveilles, illustré par Benjamin Lacombe

Attention, voici un ouvrage qui risque de vous faire succomber !

Auteur : Lewis Carroll, traduit par Henri Parisot

Illustrateur : Benjamin Lacombe

Genre: Beau livre – Fantastique

Date de parution: 04/12/2015

Prix : 30,95€ (prix Belgique)

Maison d’édition : Soleil – métamorphose

Nombre de pages : 298

Alice au pays des merveilles, tout le monde connaît ! Que ce soit le texte du livre de Lewis Carroll, le dessin animé de Disney ou les deux adaptations cinématographiques avec Johnny Depp, cette histoire mythique ne laisse personne indifférent !

Je pense que c’est un récit ou soit on y adhère à 100%, soit on le déteste. Comme vous pouvez l’imaginer, je suis dans le clan de ceux qui y adhèrent.

Alors pourquoi parler d’un livre dont tout le monde connaît l’histoire ? Tout simplement car je vais plutôt parler de l’objet livre et de l’illustrateur exceptionnel qu’est Benjamin Lacombe.

Dès que j’ai vu cet ouvrage sortir, j’ai été subjuguée par la beauté de ce bouquin. Dessins magnifiques et inquiétants, reflétant bien l’univers loufoque de Carroll. Il ne m’en a pas fallu plus pour ajouter cet ouvrage dans ma wishlist des livres indispensables. Pourtant, je possédais déjà l’histoire dans un livre format poche, mais l’attrait pour cette couverture sublime m’a décidée à l’acquérir.

Étant une gourmande en matière de lecture, j’ai constaté qu’il existait un coffret avec deux livres : Alice au pays des merveilles et Alice, de l’autre côté du miroir, soit la suite des aventures d’Alice au pays des merveilles. J’ai évidemment commandé (enfin plutôt demandé à mon cher amoureux pour Noël) le coffret tant convoité.

Coffret contenant les deux tomes

Alors je vais devoir décevoir dès à présent les personnes désirant le coffret : celui-ci n’est plus édité ! Si vous voulez les deux livres, il vous faudra les acheter séparément et donc ne pas bénéficier du petit coffret, lui aussi richement illustré, contenant les deux ouvrages.

Maintenant que la déception a été révélée, je vais pouvoir passer à la description de ce petit bijou.

Le livre débute par une préface de Benjamin Lacombe par Henri Parisot. On y dresse un portrait de Carroll et de sa vie à l’époque Victorienne. Texte court qui permet de mieux appréhender l’état d’esprit dans lequel se trouvait l’auteur au moment de l’écriture de son livre. Cette préface est agréable et éclaire sur ce personnage fascinant.

Ensuite débute l’histoire à proprement parler. La lecture est fluide et ponctuée des sublimes dessins et peintures de Benjamin Lacombe. Il n’y a pas à dire, il a un sacré talent ! Non content de proposer uniquement des illustrations rentrant sur une page, il offre des toiles à déplier, représentant les changements de tailles d’Alice et me replonge en enfance, à déplier avec excitation et plaisir les doubles pages. Seul petit regret, ces pages sont très fragiles ! à manier avec précautions donc !

La lecture se poursuit et arrive déjà la fin de l’histoire. Quel plaisir ce bouquin ! En plus des très belles images, le texte est quant à lui écrit avec des tailles de polices différentes et disposé joliment sur les pages.

Après l’histoire se trouve des reproductions de la correspondance entre Lewis Carroll et Alice Liddell, la fillette qui lui inspira ses deux histoires. Les échanges sont agrémentés de photographies de l’auteur lui-même ! Un petit supplément permettant de mieux comprendre le lien étroit et parfois ambigu le reliant à cette fillette devenue jeune femme au moment de l’écriture du deuxième roman.

Enfin se trouve « notes et notices » qui donne des explications complémentaires, notamment comment le traducteur à su transposer les jeux de mots de la langue de Shakespeare vers la langue de Molière. Il y a également une ligne du temps avec les moments forts et importants de la vie de l’écrivain.

À la toute fin se trouve les biographies et bibliographies de Lewis Carroll, Benjamin Lacombe et Henri Parisot. Étant tombée sous le charme du travail de Lacombe, cette bibliographie s’est montrée fort utile afin de découvrir les autres ouvrages de l’illustrateur, qui est également auteur ! De quoi ajouter de nombreux ouvrages dans mes projets et envies lecture. 

En bref, je suis tombée sous le charme de cette histoire si connue et qui pourtant a trouvé un souffle nouveau grâce à l’immense talent de son illustrateur et de son traducteur. Un livre magnifique, que ce soit pour les contenus additionnels à l’histoire et pour les images à la fois poétiques et sombres qu’il contient. Si vous deviez commencer une collection de livres illustrés, vous pouvez sans hésiter foncer sur cette version d’Alice au pays des merveilles et sa suite, Alice, de l’autre côté du miroir… Enfin, sauf si vous faites partie du clan qui déteste l’histoire et l’univers d’Alice…