Auteur : Lyman Frank Baum – Sébastien Perez
Illustrateur : Benjamin Lacombe
Maison d’édition : Albin Michel
Genre : Beau livre – jeunesse – classique
Date de parution : 07/11/2018
Nombre de pages : 120
Prix : 28,55€ (prix Belgique)

Me voici avec un classique de la littérature enfantine anglophone, revu et illustré par Sébastien Perez et Benjamin Lacombe.
Le magicien d’Oz, un roman et un film culte et pourtant… Je n’avais ni jamais lu le livre original, ni vu les adaptations cinématographiques de cette histoire !
C’est maintenant chose faite avec cette adaptation en livre illustré. En effet, ce livre ne contient pas le texte original mais bien une retranscription personnelle de l’histoire par l’auteur Sébastien Perez et les illustrations de Benjamin Lacombe. L’histoire nous est ici contée par l’épouvantail et le texte a été fluidifié et la légèreté d’écriture permet une lecture rapide, plaisante et accessible à tous.
Même si l’écriture est légère, ce n’est pas pour autant qu’elle n’est pas riche ou vide de sens. Je pense, et c’est mon avis personnel, que les adaptations de ce genre permettent la connaissance d’œuvres classiques à un public plus large que les versions originales, parfois trop pompeuses ou complexes à lire pour les lecteurs occasionnels ou les plus jeunes… et c’est tant mieux !
Voici le résumé proposé sur la quatrième de couverture : Quand ils se rencontrent au Pays du magicien d’Oz, Dorothy ne peut pas rentrer chez elle, l’homme de fer n’a pas de cœur, le lion manque de courage et l’épouvantail qui nous raconte leurs aventures est sans cerveau. Effrayés par le pouvoir d’Oz et des sorcières, ils trouveront en eux ce qu’ils cherchaient ailleurs.
En plus du récit, une analyse de l’histoire en fin d’ouvrage permet de mieux comprendre le contexte dans lequel a été écrit ce roman et les thèmes/critiques qui en découlent.
Nous retrouvons d’ailleurs le thème du capitalisme et de la toute puissance du dollar au travers des dessins et de la palette des verts employée tout au long du livre.

Ce qui m’a le plus séduit au niveau de l’écriture est sans doute la manière dont l’épouvantail nous conte ses aventures : simple, naïve sans détours ou suppositions. Il va droit au but et c’est rafraichissant de trouver un personnage aussi simple et sincère alors que dans la société actuelle, nous devons constamment peser nos mots et tourner notre langue sept fois dans notre bouche avant de parler.
Quant aux illustrations, elles sont absolument magnifiques ! Je suis absolument et totalement fan du travail de Benjamin Lacombe et je me suis lancée dans la collection des livres qu’il illustre (bon, ça va me prendre du temps car il y en a déjà une petite série et les prix ne sont pas donnés).
Les illustrations, en nuances de vert, font référence à l’art nouveau et à l’art déco et sont un réel plaisir pour les yeux.

Il s’agit d’un ouvrage de qualité, aussi bien par le superbe travail d’écriture (ce n’est pas évident de remettre un classique au goût du jour tout en ne dénaturant pas l’histoire originale) et par l’extrême beauté des dessins mettant en valeur les thèmes et valeurs abordés dans le roman.
Il me tarde de découvrir les autres classiques illustrés de cette collection, dirigée par Benjamin Lacombe lui-même, même s’il n’est pas l’illustrateur des autres livres.

