Auteur : Anna Todd
Genre : Romance – Drame – Érotique
Date de parution : 30/03/2016
Maison d’édition : Le livre de poche
Nombre de pages : 816 pages
Prix : 9€ (prix Belgique)

Que dire sur cette lecture si ce n’est que je n’arrive pas à me décider sur le fait que j’ai apprécié où si l’agacement ressenti tout au long du roman prend le dessus !
Déjà le résumé m’en dit long sur ce à quoi m’attendre : « Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami, Noah, est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux… Mais ça, c’était avant qu’il ne la bouscule dans le dortoir. Lui, c’est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé. Grossier, provocateur et cruel, c’est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé. Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout contrôle. Cet homme ingérable fait naître en elle une passion sans limites. Une passion qui, contre toute attente, semble réciproque…
Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin, est-ce une histoire destructrice ou un amour absolu ? »
Habituellement, je ne suis pas friande de ce genre de lecture, mais celle-ci m’a attirée… Peut-être pour enfin comprendre ce que trouvent toutes mes copines à ce genre littéraire (cinquante nuances coucou) alors que cela ne me fait ni chaud ni froid et en vient même à m’énerver (bah oui! La féministe en moi qui n’arrive pas à comprendre comment les filles peuvent tomber sous le charme d’un homme « tordu » juste parce qu’il est riche, qu’il est « trooop beau » ou que sais-je… Enfin vous voyez le topo !). Mais voyant la sortie du film approcher, il me fallait connaître l’histoire pour pouvoir décliner auprès de mes amies si je n’accrochais pas. Elles m’ont eue une fois avec cinquante nuances de Grey et je n’avais pas envie de réitérer…
Bref, je ne suis pas partie avec un bon a priori sur ce roman et c’est un peu par dépit que je me suis rabattue sur ce livre. En étant en maladie, il me fallait trouver un pavé pas trop compliqué et pas trop prise de tête… C’est sur, l’histoire n’était absolument pas compliquée à suivre, ni prise de tête d’ailleurs, sauf pour les aventures des deux protagonistes.
Je vais commencer par les points positifs de ce livre :
La lecture était plaisante, simple à suivre, même si les disputes des deux personnages peuvent parfois agacer tellement elles sont présentes.
Il y a aussi le fait que cette histoire a réveillé l’adolescente fleur bleue qui est en moi. Qui n’a jamais rêvé de trouver un beau jeune homme, totalement opposé à nous et qui pourtant nous attire follement ? Je pense que c’est une des réussites de ce livre, il joue sur la nostalgie de l’adolescence et des premiers amours des lectrices.
L’histoire est addictive et les chapitres courts en sont pour quelque chose. Les personnages sont attachants mais sans plus. Personnellement, j’ai trouvé Tessa un peu trop « nunuche » et les autres personnages nous sont présentés de manière trop superficielle pour pouvoir décider de les apprécier ou de les détester réellement. Il me tarde malgré tout de connaître la suite de leurs aventures.
Je vais maintenant en venir aux points négatifs…
C’est sur, je ne m’attendais pas à grand chose, mais pas à une écriture de l’auteure aussi (voire trop ?) simpliste. Comme il s’agit d’un premier roman, je reste indulgente et mise aussi sur le fait de la traduction… J’espère que ce défaut ne se retrouvera pas dans le prochain bouquin.
Comme dit un peu plus haut dans le texte, l’histoire n’est absolument pas prise de tête, sauf aux niveaux de l’intrigue des personnages…
Eh oui, pendant les plus de 800 pages du livre se joue un éternel mélodrame de je t’aime moi non plus et que je te re t’aime pour te détester dix pages plus loin ! Même si par moment cela en devenait lassant et même agaçant, donnant envie d’arrêter, l’auteure a su mettre assez de suspens pour me donner envie de continuer jusqu’à la dernière page. Je trouve juste dommage qu’à cause des querelles incessantes, la vie étudiante et sociale des personnages est remisée au second plan. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur leur environnement.
Et enfin, un léger malaise m’a envahie durant la lecture du livre quant à la vision de l’amour que présente l’auteure… Comment peut-on aimer quelqu’un d’aussi toxique, possessif, autoritaire, cruel qu’Hardin et s’accrocher à une relation pareille ? D’accord tout n’est pas toujours rose dans un couple mais ici ça en devient carrément malsain… Le personnage de Tessa ne fait que pleurer à cause de sa relation et se questionne sur les comportements à adopter pour ne pas mettre Hardin en colère ou subir sa cruauté… Qui finira quand même par lui tomber dessus à un moment où à un autre. D’accord il est beau, d’accord il est sexy, d’accord il est le premier à lui avoir ouvert les portes du plaisir charnel… Mais vaut-il la peine de souffrir autant juste pour ça ? Cette ambiance toxique rendue sexy et finalement normale me fait vraiment me questionner sur l’impact qu’aura cette lecture sur des jeunes filles n’ayant pas une grande expérience dans les relations amoureuses. Étant adulte, j’ai le recul nécessaire pour me rendre compte que ce n’est qu’une fiction et que ça ne doit pas être un exemple à suivre, mais qu’en est-il au final pour le public ciblé par l’auteure ? Peut être vais-je trop loin, mais ce questionnement ne m’a pas quittée tout au long de la lecture du livre.
En bref, je dirais que c’est une lecture assez sympa, même si les disputes à répétition viennent alourdir l’ensemble, mais également en laissant de côté l’ambiance toxique rendue normale par l’auteure. Je lirai la suite volontiers, mais en gardant toujours une réserve si l’histoire n’évolue pas vers une relation plus saine et que la trame de l’histoire et le style d’écriture ne s’étoffent pas un petit peu.
